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EUT TUÉ PAR UN BOULET EN VISITANT

LA BATTERIE DE BRÈCHE LE 12 OCTOBRE 1837 VEILLE DE LA PRISE DE CONSTANTINB LE LIEUTENANT-GÉNÉRAL DENTS COMTE DE DAMRÉMONT GOUVERNEUR GÉNÉRAL DANS LE NORD DE L’AFRIQUE COMMANDANT EN CHEF

l’armée française expéditionnaire

Au-dessus s'étend l'esplanade de la Brèche, coinplantée d’arbres. Une tour byzantine dite Bord} Acous, se dresse sur la partie occidentale du rempart. A 30 m. au-dessous de celte tour, est le tombeau de Prœcilias, orfèvre centenaire. La construction de ce sépulcre, qui a été découvert le 15 avril 1855, remonte au cin-

quième siècle de l’ère chrétienne. A 1,200 m. 0. de la pointe de Sidi Rached, sur la rive droite du Roumel, à l’endroit môme où cette rivière reçoit les eaux du Bon Merzoug, se montrent les ruines d'un aqueduc romain traversant une étroite vallée. Il n'en reste plus que 5 arches, hautes de 15 mètres en moyenne. Cet aqueduc, dont la construction est attribuée au temps de Justinien, servait à apporter lés eaux du Bou Merzoug dans les réservoirs et les citernes de la ville , qui s’étendait alors jusque sur le Koudiat Ati. De ce côté on voit encore dans le gazon les ruines d’un arc de triomphe.

Il y a trois cimetières : celui des Musulmans, derrière la pyramide Damrémont; celui des Chrétiens qui lui est contigu; et celui des Juifs, sur le versant oriental du Sidi Mesid. Le cimetière chrétien est le seul qui soit entouré d'une muraille et décoré d’une porte monumentale.

établissements MILITAIRES. Trois grandes casernes, à la Kasba, peuvent contenir chacune plus de 1 ,200 hommes. Les Tirailleurs indigènes sont logés dans la caserne des Jannissaires , rue Hakette. La caserne des Chasseurs d'Afrique est au Bardo, sur la rive gauche du Roumel. La caserne des Spahis est rue Fontanilhes. L’Hôpital militaire, dans l’intérieur de la Kasba , peut contenir 1,500 malades.

La maison des Hôtes arabes est rue Perrégaux.

Les bureaux du directeur de la Poudrerie sont rue Perrégaux.

Les bureaux du Génie sont dans la rue du Palais.

L'Arsenal est un bel établissement, situé à la Kasba , côté nord.

La poudrerie est au-dessous des cascades du Roumel.

Les magasins à orge sont près de la porte Yalée; ceux du campement, rue Caraman; ceux de la manutention, à la Kasba. Les meules de fourrages sont ù côté du Bardo.

Le Conseil de Guerre est un bel édifice, rue Damré mon l.

La Prison des Otages est située rue Abd el-Hadi.

COMMERCE ET INDUSTRIE. Deux journaux SOIlt

publiés, V Africain et Y Indépendant . Le commerce s’exerce sur les grains, laines, cuirs, cire, miel, tissus de coton, tissus de laine, café, denrées coloniales, pour toute la province; l’industrie, sur les selleries arabes , cordonnerie pour toute la province, tamiserie, chaudronnerie, ferronnerie, ferblanterie, socs de charrue et faucilles pour toute la province, burnous grossiers, gandouras en soie. Beaucoup de marchands et artisans élèvent dans des cages pendues à leur boutique, des rossignols qui chantent de nuit, de jour, à volonté, qui sont fort recherchés et qu’ils vendent très-cher.

Le Théâtre est place Nemours. La troupe du département y joue pendant trois mois. Les représentations ont lieu trois fois par semaine.

Mentionnons aussi : le Cercle civil, sur la place du Palais; — la Société charitable, dite Conférence de Saint-Vincent-de-Paul , et la Loge maçonnique, qui porte le même titre distinctif, et sculpte des balustres dans un lieu très-fort et très-éclairê, sur la place des

Chameaux. Les membres d’une autre Loge , sous le titre des Hospitaliers, n° 163, dépendante du Suprême Conseil Écossais, ne pénètrent que dans la chambre du milieu.

L'industrie particulière compte les hôtels de France ; — des Colonies y place Nemours; — de V Orient , au commencement de la rue Combes; — de U Univers.

Les cafés principaux sont : le café Charles et le café Palud .

environs. Le faubourg de Conslantine a pris un développement tel qu’on y a créé un Commissariat de police. En 1847, il n’y avait qu’une seule maison en dehors des murs de la ville.

En fait d’établissements industriels, la banlieue compte un grand nombre de moulins à farine, des fabriques de tabac, une scierie, etc.

Les environs de Constantine sont arides et d’une tiistesse désolante, et lorsqu’on aborde la ville au S., ce n’est qu’à 8 kilom. que l’horizon laisse entrevoir quelque peu de verdure. Les trois croupes qui serrent la ville de près et la dominent, dressent des cimes pelées, dont les flancs ne sont garnis que de tombeaux.

Le Coudiat Ati, au S. -O., montre son sommet à 1,500 mètres de la place. A l’extrémité occidentale, de l’autre côté du Roumel, et vis-à-vis l’angle S. de la ville, on* trouve au pied du Mansoura une fontaine d’eaux thermales, dont parle Léon l’Africain.

Le Mansoura, au S.-E., a sur son vaste plateau une redoute construite par les Tunisiens. Le marabout de Sidi Mabrouk s’élève à 3 kilom. de Constantine, sur la

pente de cette hauteur, plus à l’E. Quelques habitations se sont groupées sur cet endroit, au milieu de jardins bien arrosés. L’établissement du Haras et de la Remonte est dans cette localité. On y voit encore les restes d’une petite basilique chrétienne. — C’est au pied de ce hameau, dans une plaine réservée, qu’ont lieu, tous les ans, les courses de chevaux et les fantasias arabes.

Sur la rive droite du Bou Merzoug, à 2 kilom. de Constantine, route de Batna, la végétation est admirable. C’est la plus belle promenade des environs de Constantine.

Un ruisseau, qui joint le Roumel sous le pont El- Kantara, et devient un torrent en hiver, sépare le Mansoura de Sidi Mesid. Sur ce dernier mont, au N.-E. de la ville, s’élève le marabout ruiné de Sidi Mesid.

Aïn el-Bey , à 13 kilom. de Constantine, sur la route de Batna, au lieu de la grande halte de la première élape, présente un caravansérail commode pour les voyageurs. Les eaux y sont excellentes. Le bureau arabe y tient, sous sa direction, un pénitencier pour les Indigènes.

routes. Les moyens de transport pour les promenades hors de la ville et les voyages, sont les voitures, les chevaux et les mulets. Les routes carrossables sont celles de Philippevilie, de Sétif, de Mila. Il y a un service de diligences organisé sur la ligne qui conduit de la mer au désert. Ainsi on va régulièrement, en quatre jours, de Philippevilie à Biskara, malgré les difficultés que présente le terrain à partir de Batna. Il y a môme

des personnes qui se sont rendues en cabriolet au puits artésien de Tamerna, qui se trouve à 80 kilom. de l’oasis de Biskra, sur la route de Tougourt. C’est un fait que nous sommes heureux de porter à la connaissance des touristes d’Europe.

La route de Philippeville à Constantine a 85 kilom. Elle traverse les villages de Saint-Antoine, de Saint- Charles, d’El-H’arrouche, le hammeau de Kantour (ad Centuriam), le village de Smendou, le Hamma, et le hammeau du Pont-d’Aumale que les indigènes appellent Ilénia.

La route de Constantine à Sétif est bordée en quelques endroits par des nouveaux centres de population, tels que ceux de la Tménia, de l’oued Dékri et de Saint- Arnaud.

La route de Constantine à Balna passe par les villages du Kroub et des Oulad Rahmoun ; elle a été tracée pour les nombreux colons de cette vallée du Bou-Merzoug, où les arbres poussent comme par enchantement. Un décret du 28 mai 1856, a rattaché à l’arrondissement de Constantine les 45,000 hectares que contient cette vallée.

La route de Constantine à Guelma est célèbre dans les annales de l’archéologie par les ruines d'Annonna.

La route qui conduit à Tebessa (Théveste), traverse le cercle d’Aïn Beïda ; elle est semée de ruines romaines.

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