I. cercle de setif. Il comprend dix-huit kaïdats
Prés d’un joli village arabe situé au versant S. du Djebel Afgan, vers la lisière de la Hodna, existe, dans un lieu nommé le Hamma, plusieurs sources miné- . raies d’eaux chaudes à une haute température. Les Romains y avaient un établissement de bains. Le Génie vient de réunir toutes les sources sur un seul point, d’où les canaux bien dirigés conduisent les eaux dans une piscine parfaitement cimentée et commodément établie pour faciliter l’immersion des malades.
l’annexe de taxitount comprend cinq kaï-
dats. 11 y a, à Takitount, une Station télégraphique. 44 Français, 45 Étrangers.
il. cercle de bougie. La ville de Bougie est décrite à la page 428 comme étant une commune de F arrondissement de Sctif.
Ce cercle comprend la tribu Acif el-Hammam, soumise à l'organisation kabyle et administrée par des Chefs nommés â l'élection; — vingt-quatre autres tribus administrées par des Cheiks et deux kaïdals isolés.
Ht. CERCLE DE BORD J BOU ÀRERIDJ — BORDJ
BOU ARERIDJ, situé à 28 kilom. de Setif, et à 187 kiiom. de Constantine, sur la ligne de communication de Setif à Aumale, fut un poste militaire bâti avec les restes d'un établissement romain dont il occupe la place. Il couvre deux mamelons qui s’élèvent au milieu de la plaine. En 1841, il fut occupé, et jusqu'en 1847, les marécages voisins décimèrent la garnison. Des familles européennes s'y sont groupées spontanément, et présentent une population de 167 Français, 82 Étrangers, 148 Juifs; on compte aussi 796 Arabes. Il y a de beaux jardins, de belles plantations, un établissement hippique, une Station télégraphique. Les Béni MeUikeuch, riches en beaux frênes dont ils donnent les feuilles à manger à leurs vaches pour en obtenir du lait excellent, et les Béni Abbés, qui commencent à prendre nos procédés de culture et nos arbres fruitiers, fréquentent le marché de Bordj Bou Areridj.
Le cercle de Bordj Bou Areridj comprend le Bach Aghaiik de la Medjana, et dix kaïdats.
l’annexe de tannalt comprend trois kaïdats, le cheïkhat de M'kastah et la tribu des Béni Mellikeuch.
IV. CERCLE DE bou sa’da. BOU SA'UA, est à 160 kilom. de Setif, k 290 kilom. au S.-O. dé Constantine, k l’entrée de la vallée de l’oued Bou Sa’da, et k l’extrémité d'un contrefort du Djebel Maïteur sur lequel s'élève le fort français. La ville est au-dessous, sur les bords de l’oued. C’est une oasis fertile au milieu d’une campagne sèche et pierreuse. La ville est divisée en huit quartiers reliés par une guirlande de verdure. Les gens du désert apportent des laines brutes, des plumes d’autruches, des1 tentes en poil et du sel, — les gens du Tell, des draps, des batteries de fusil, des bêtes de somme. Les gens du pays, qui se livrent à la fabrication du savon, en 40 usines, et sont pour la plupart forgerons, armuriers ou potiers, trafiquent au moyen d’essences, d’épices, de soie, de cotonnades, de corail, de vaisselle de cuivre, de bougie, de cire jaune, d’alun, de sucre, de café, et d’ornements d’or et d’argent.
Les Français s’emparèrent de Bou Sa’da le 15 novem bre 1849. La population est de 78 Français, 25 Étrangers, 450 Juifs, 129 Arabes. Il y a une Station télégraphique.
Le cercle de Bou Sa’da comprend le cheikhat d’El-
Maraksa et huit kaïdats, parmi lesquels est celui de Msila.
La ville de Msila , est située par 35°42’30” de latitude N. ët par 2*12’ de longitude E., à 130 kilora. du littoral de la Grande Kabylie. Les Français l’occupent depuis le mois de juin 1841. Son territoire est Borné au N. par les montagnes de Maadid. La ville est divisée en trois quartiers, dont le plus considérable occupe la rive gauche de l’oued Ksob, traversant les jardins qui composent les trois-quarts de la cité. Les ruines romaines de l’ancienne Zabi, que les Arabes nomment Béchilga, situées à 5,000 mètres à I’E., ont servi à la construction de ses 400 maisons. La population, composée de Turcs et de Koulouglis riches en jardins bien arrosés, dans la plaine d’Emsir, fabrique des beurnous, des haïks, de la sellerie et des pantoufles estimées.
Dans la Hodna, à Saïda, existe une na^pe d’eau jaillissante débitant 680 litres par minute. Dans le même canton, les forages artésiens ont amené l’expansion d’une source qui donne 2,100 litres d’eau par minute.