EN
les défléchit; de la rétraction du col sur le cou, qui va défléchir la tête et enserrer le cou comme un bouton dans une boutonnière; d’où impossibilité du dégagement, souffrance du fœtus, mouvements inspiratoires prématurés.
Sans vouloir parler de ces accidents qui surviendront au moment de l'extraction du fœtus, la pénétration de la main dans un col non dilaté ou non dilatable amènera presque sûrement une déchirure plus ou moins grave du col et des désordres qui pourront mettre la femme en danger.
Ainsi donc l'opinion de Schnœæder doit et est abandonnée, la version ne sera faite qu’à la dilatation complète, et les membranes si elles sont heureusement conservées ne seront rompues qu’à ce moment.
Il en sera de même du moment choisi pour abaisser le pied quand on se trouve en présence d’un siège décomplété mode des fesses.
Application dé forceps
Parmi les conditions indispensables pour que l’on puisse appliquer le forceps, il en est une qui se rapporte à l'intégrité de la poche des eaux.
Il faut avant d’appliquer le forceps que les membranes soient rompues, et, comme recommandent Farabœuf et Varnier (1), qu'elles soient largement rompues afin que les cuillers du forceps puissent pénétrer facilement dedans, et s’appliquer directement sur la tête sans craindre de les pinceret d'exercer ensuite sur le placenta des tiraillements qui pourraient le décoller prématurément et produire une hémorrhagie dont les conséquences seraient d’une gravité particulière pour la femme. |
(1) FaraBœur et VARNIER, Introduction à l’élude clinique dés accouchements.