ARE
OBs. 5. = (11.053F). Col. Marie, 56 ans. Hospitalisée à Grange- Blanche le 16 janvier 1950.
C’est à la suite de plusieurs décès survenus dans sa famille en 1942 que là malade s’est rendue compte que son caractère se modifiait, Elle devenait triste; ne dormait plus, perdait l’appétit. Cet épisode dépressif apparu en hiver, disparut au bout de l’été suivant. En 1948,.elle fait un autre accident dépressif, ayant la même évolution cyclique, disparaissant lors de l’été. Mais depuis la fin septembre 1949, elle est fatiguée, indifférente à tout, malheureuse, ne dormant plus. Elle a envisagé de se détruire à plusieurs reprises.
Diagnostié : Etat dépressif conscient avec angoisse.
Après 6 E. C., la malade est très améliorée, l’angoisse a disparu, elle, conserve encore quelques idées noires qu’elle parvient à chasser aisément.
Elle quitte l'hôpital le 11 mars 1950.
Ces quelques observations montrent comment les accidents dépressifs sont favorablement influencés par la convulsivothérapie. Par son action sur l’angoisse, elle soulage ces malades et favorise leur réconciliation avec la vie. Certes, les états ‘dépressifs réactionnels, du fait qu'ils sont motivés, ne justifient pas toujours l’emploi de cette thérapeutique. Mais, parfois, à cause de la constitution même du malade, ils sont particulièrement graves (obs. 2) et on doit essayer de les abréger le plus possible.
IH. — La psychasthénie.
. Les accidents psychasthéniques relèvent avant. tout d’une constitution particulière. Il en résulte que la sismothérapie ne semble pas devoir trouver d'indications pour cette névrose. Les résultats publiés par différents auteurs, qui tentèrent de traiter des psychasthéniques par Electro-Chocs, sont médiocres ou nuls. Parfois même, la convulsivothérapie a été néfaste, ayant aggravé ces malades. En effet, elle risque de favoriser le développement d’un syndrome de dépersonnalisation qui n’était qu ’ébauché, ou de le faire naître (Lopez-IBor). Cette complication est redoutable, car elle est particulièrement rebelle aux méthodes thérapeutiques. Il en résulte qu’une ébauche de sentiment de dépersonnalisation chez un psychasthénique, doit