‹ Indications et Cessation de l'OléothoraxChapitre 12 sur 27 · EVOLUTION DE L’HUILE DANS LA PLEVRE · texte numérisé non relu

EVOLUTION DE L’HUILE DANS LA PLEVRE

li est umpossible d'aborder la discussion du retrait de l'huile dans la plèvre sans en étudier le comportement expérimental et clinique.

Cette question à donné lieu à d'importants travaux.

D'une part, Léon Bixer et J. VERNE concluent que les huiles végétales injectées dans la cavité pleurale du lapin sont rapidement absorbées par la plèvre. Cette absorption se fait grâce à des modifications histologiques qui consistent en une hvpertrophie et une hyperplasie de l’endothélium pleural, en un épaississement du chorion avec l’apparition de vaisseaux de néo-formation.

D'autre part, les études de F. W. Mac Guire montrent que la résorption de l'huile de paraffine dans les séreuses saines de lapin et de chat est très faible.

Dans les plèvres épaisses cette résorption est pratiquement nulle.

L'expérience prouve donc qu'il y a une grande différence entre ces deux huiles ; il ne faut pas s’en étonner puisque l'huile de paraffine n'est pas une huile mais un hydrocarbure.

D'ailleurs, à priori, rien ne nous permet de penser à une résorption. Les petits remplissages que l’on est amené à faire au début viennent du tassement des parties molles environnantes : tissu pulmonaire, médiastin.

De plus, si on compare l'huile de paraffine dans la plèvre

à l'huile de paraffine dans les voies digestives, on voit qu'il n'y à pas absorption. Elle agit alors comme un corps étranger.

Nous avons examiné avec M. AmeuiLLE quelques coupes histologiques de la plèvre et du poumon après oléothorax. Nous n'avons trouvé aucune particularité nouvelie aux images habituellement observées à la suite de l'injection huileuse :

On remarque, en particulier, une plèvre considérablement épaissie. Par contre, on ne voit aucune image pulmonaire qui puisse permettre de penser au passage de l'huile dans

le poumon.

CESSATION DE L’OLEOTHORAX

Une question se pose au fur et à mesure qu'on s'éloigne des débuts de l’oléothorax.

Faut-il retirer l'huile ?

Quand faut-il la retirer ?

Actuellement, l’oléothorax temporaire emporte la faveur de la plupart des phtisiologues.

Précisons d’abord que le problème demande des soluüons différentes s'il sagit d’un oléothorax inefficace ou d’un oléothorax efficace.

Oléothorax antisymphysaire inefficace :

Si l’oléotnorax est considéré à l'heure actuelle comme le moven le meilleur que l’on ait pour lutter contre la symphvse, il n’en reste pas moins qu'il échoue quelquefois. Dans ce cas, on laissera l’huile s’enkyster. Oléothorar compressif inefficace :

Par contre, lorsqu'il est employé pour combattre l’inertie pulmonaire et qu'il se montre inefficace, il faudra, de même que dans le pneumothorax sans effet, ne pas attendre «lavantage et, comme le dit MorLarD, « abandonner ce t'aitement dont le résultat serait nul et le maintien périlleux ». L'expérience nous montre, en effet, que dans un collapsus inopérant, non seulement le malade est sujet aux cornsé: quences de l’évolution de la maladie, maïs encore aux risques que comporte la méthode. in particulier la persis-

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