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Si, de maintenir un blocage efficace de la plèvre, d'autre part,
d'une part, ces injections successives ont pour but
elles entraînent une augmentation importante de la quantité d'huile. Une pareille masse d'huile entraîne une forte pression sur le médiastin, et principalement sur l'hémidiaphragme qui supporte à lui seul toute la pression verticale. I en résulte un déplacement du médiastin dont les conséquences sont importantes : d’abord pour la compression du poumon, qui sera moins forte ; ensuite pour le travail du cœur et aussi pour le poumon opposé, par la compression qu'il peut subir du fait de ce déplacement.
Quant à la pression sur le diaphragme, elle produit un certain degré d’affaissement qui peut même aboutir à son éversion. Cet accident ne nous semble pas avoir été assez pris en considération.
EVERSION DIAPHRAGMATIQUE. — Nous savons qu'il existe quelquefois au cours du pneumothorax un certain abaissement du diaphragme. À un degré de plus, celui-ci présente à l'examen radiologique une forme en cupule. Les accidents qui en résultent sont habituellement légers. Mais on conçoit bien qu'une colonne huiïleuse importante pesant sur le diaphragme déterminera un affaissement plus accentué. Nous aurons des indications précises sur les degrés de cet affaissement par l'examen radiologique après injection de lipiodol qui nous permettra même de mettre quelquefois en évidence de véritables éversions diaphragmatiques. Nous dirons cependant que ce phénomène important ne semble pas pouvoir se produire uniquement sous l'influence de la pression huileuse ; une condition secondaire doit également entrer en ligne de compte : c’est l’hypotonicité du diaphragme.
Quoi qu'il en soit, par cette éversion la cavité pleurale s'agrandit encore ; malgré la quantité d'huile injectée nous n'obtenons aucune compression pulmonaire et toute amé-
nor —
horation devient alors impossible par cette méthode.
On comprend, par suite, que l'établissement d’un oléo: thorax est délicat dans les grandes cavités nécessitant un volume d'huile très important ; cela, pour deux raisons : d’abord par l'introduction d’une grande quantité d'huile, ensuite par les accidents que nous venons de signaler refoulement du médiastin, éversion diaphragmatique.
En conséquence, il nous semble utile de ne pratiquer qu'avec une très grande réserve l’oléothorax total et de ne réserver la méthode qu’à des cavités pleurales de plus petites dimensions.
Oléothorax partiel
C’est ainsi qu'on peut se demander si l’on ne pourrait pas laisser la symphyse progresser pour établir ensuite un oléothorax partiel.
A ce propos nous envisagerons rapidement l'oléothorax électif dont Rossez, et HourrEr ont mis en relief les avantages et qui proposent de le réaliser dans les localisations lobaires supérieures.
C'est ainsi qu'ils préconisent de laisser se produire une barrière symphysaire partielle sur les parties inférieures saines et de recourir à l'intervention sur les tissus malades.
Par cette méthode, ils ont en vue uniquement la compression d’une lésion du sommet, ce qui diminue les indications. De plus, nous pensons que vouloir produire l’accolement des plèvres au niveau des parties saines à l'exclusion des parties malades, présente des difficultés qui doivent réduire considérablement son emploi. De plus, avant d’établir un tel oléothorax, il s’agit de produire un pneumothorax électif ; mais, comme l'écrit M. AmeuiLze : « La création d’un pneumothorax électif est l’effet de la chance et non des desseins de l’opérateur ».
En proposant l’oléothorax antisymphysaire partiel, nous avons pour but d'arrêter une symphyse progressive et en