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Donc, on ne trouvera rien ici qui concerne les
affections des membres, de la face et des organes des sens, du cou (y compris larvnx, (rachée, œsophage),
du bassin et du rachis.
Si les malades ou blessés de ces régions sont transportables, ils le sont par avion aussi bien que par n’importe quel autre moyen.
Cependant, nous dirons un mot de trois cas particuliers, parce qu'ils sont importants :
a) Les affections empêchant l'ouverture, de la bouche, telles que: ankylose des articulations tempo-maxillaires, fractures du maxillaire inférieur appareillées par blocage bi-maxillaire, trismus de toutes natures, constituent une contre-indication formelle et absolue, à cause du danger d'asphyxie au cours d’un vomissement, qui peut se présenter chez n'importe quel individu voyageant par air, comme d’ailleurs par mer. Il faut d’ailleurs remarquer qu'il est rare qu'un sujet couché vomisse en avion.
b) L’imperméabilité absolue ou relative de la trompe d'Eustache, crée une différence de pression entre la caisse du tympan et l'air ambiant, d’où danger de rup- Lure du lympan, ou au moins violentes douleurs d'oreilles. Si la trompe {d’Eustache est partiellement perméable, il est un remède fort simple et souvent très efficace, qu'il importe de diffuser, même parmi les voyageurs aériens se croyant bien portants; en montée, c’est-à-dire lorsqu'il y a hyperpression dans la caisse, faire quelques mouvements de déglutition; en descente, lorsqu'il y a hypopression, souffler en fermant la bouche et se bouchant le nez pour «gonfler» la caisse par la trompe d’Eustache.
c) Les affections nécessitant une trachéotomie mérilent une place à part, aussi nous en parlerons de manière spéciale à propos de dyspnée, au chapitre des affections du thorax (Chap. V'et VIT).
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Division de ce travail.
Le sujet étant ainsi défini se trouve de lui-même divisé en trois parties, dans lesquelles seront donc considérés, respectivement : les blessés et les malades chirurgicaux de lAbdomen, ceux du Crâne, ceux du Thorax. Chacune de ces parties sera étudiée en quatre chapitres:
Le premier, formé de «Considéralions théoriques el physiologiques », est le vestige de la partie expérimentale qui, primitivement, devait tenir une plus grande place. Il montre précisément pourquoi lexpérimentation est souvent impossible ici; il indique les expériences qui ont été faites et celles qui pourraient être tentées avec intérêt ; il précise les notions de Physique ou de Physiologie qui sont à la base des discussions sur la conduite à tenir dans les différents cas, et qui parfois pourront suppléer -— mais suppléer seulement — à l'expérience clinique.
Le deuxième chapitre n’est qu'une collection d’observations : observations personnelles inédites, recueillies au Maroc et datant de ces dernières années, au nombre de soixante-dix ; réunion de quatre-vingt-dix cas, également recueillis par nous au Maroc, dont les observalions sont incomplètes (le plus souvent, c’est le délai entre la blessure ou le début de la maladie et lintervention qui nest pas connu), mais dont on peut tout de même tirer quelque moralité, étant donné le diagnostic et l'issue fatale; rappel de vingt-sept cas antérieurement publiés.
Le troisième chapitre comporte la discussion de ces observations.
Dans le quatrième, le plus important, nous passerons en revue les principales affections et nous indiquerons dans chaque cas la conduite à tenir qui nous semble la meilleure au sujet d’un transport éventuel en avion : pour cela nous nous appuierons essentiellement sur les conclusions du troisième chapitre, et, accessoirement, €'està-dire en cas d'absence de documents cliniques, sur les considérations théoriques développées dans le premier chapitre.
Puis, dans un treizième chapitre, nous avons réuni quelques réflexions qui, sans être dans les limites strictes que nous nous sommes fixé tout à l'heure, sont néanmoins une conséquence de l'étude qui les précède, €l