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Maroc. En effet, en lisant ces observations, plusieurs pourront être lentés de critiquer telle ou telle évacuation finalement malheureuse :
— Si tel blessé de poitrine n'avait pas été transporté du tout, peut-être ne serait-il pas mort (obs. T9) ?
— Tel blessé du crâne aurait dû être lout de suite jugé intransportable et un pronostic fatal immédiat aurait évité un transport inutile (obs. C 15)?
— Tel autre blessé du ventre ne serait peut-être pas mort en avion, s'il avait été accompagné (obs. À 23)?
À quoi nous répondrons, uniquement à titre d'exemple, et sans savoir si ce sont les raisons qui ont prévalu dans les cas particuliers :
— Au Maroc, lorsque les troupes avancent, l’endroil où était installée l'ambulance de l'avant devient zone d’insécurité... «
— Une raison d'ordre politique a pu présider à lévacuation spéciale d’un chef indigène.
— Les terrains d'atterrissage de lavant, surtout en pays montagneux, sont souvent courts et incommodes et une surcharge de l'avion (3 passager) pourrait être cause d'accident. En outre, certains de ces terrains sont à 2000 mètres d'altitude, ce qui rend le « décollage » encore plus délicat à cause de la faible densité de l'air.
4) Nous supposons le malade ou le blessé vu dès le début par un médecin, qui peut continuer à surveiller e malade médicalement s'il n’y ‘a pas lieu à intervention chirurgicale, qui, dans le cas contraire, décide de l’évacuation — à moins qu'il n’y ait contre-indicalion — et qui, dans ce dernier cas, prévient (téléphoniquement ou radiotélégraphiquement) le chirurgien qui prend ses -esponsabilités. C’est à ce chirurgien-ci el à ce médecinlà que nous dédions les deux paragraphes du chapitre de -« Conclusions ».
5) Nous avons essayé d'envisager tous les cas justiciables d’une intervention chirurgicale; mais, sans aucun doute, les «cas urgents» méritent la première et la plus large place : nous la leur avons donnée. Mais nous devons préciser ici, que dans tout ce travail et contrairement à l'habitude générale, il faut entendre par «urgence» non pas le cas où il est urgent d'intervenir chirurgicalement,
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mais «le cas où il est urgent de décider d'intervenir ou de ne pas intervenir ». En réalité, ce n’est pas une nouvelle définition de l'urgence ; c’est la convention faite d'avance et que nous prions le lecteur d'accepter dans ce cas particulier, d'utiliser l’ellipse et de dire « urgence » au lieu de «cas où il est urgent de décider..….».
6) Certains auteurs ont admis qu'un avion sanilaire ne dépasse guère 2 à 3.000 mètres. Nous pensons que cest nettement insuffisant et qu'il faut tabler sur un «plafond» de 5.000 m. à cause d’une part de la hauteur des obstacles à franchir (voir les observations des évacuations faites sur Marrakech par-dessus le Grand-Atlas: point culminant de l'Atlas, au sud de Marrakech: 4165 mètres ; col de Tizi n’Tichka: 2.400 m.; col de Télouet: 2580 m. vers Ouarzazat ; col de Tizi n'Test vers Taroudant : 2.100 mètres), d'autre part, à cause de l’état atmosphérique : l'altitude évite presque toujours les remous.
7) Enfin une dernière remarque qui a tout de même son importance : la résistance des indigènes aux infections chirurgicales ; c’est un fait que nous avons déjà eu l'occasion de signaler (1), qui n’a rien à voir avec ce travail, mais qui nous a obligé à mentionner pour chaque observation s'il s’agit d’un indigène ou d'un européen et à détailler les statistiques.
(1) Presse Médicale, n° 25 (28 Mars 1934). — Notes sur le Maroc.
PRÉMIEREX PARTIE
ARPÉCRIONS CEHRURGICALES DE L'ABDOMEN °