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Les premières ont déjà été étudiées : les auteurs que nous cilions tout à l'heure en consignent les résultats dans le même rapport: « Ce sont surtout les plaies « abdominales qui, au cours de dépressions même lé- « gères, saignent abondamment. Chaque fois que nous « avons soumis un animal laparotomisé à une dépression.
nous avons constaté une vaso-dilatation des vaisseaux « de lintestin, qui se sont ‘remis à saigner ». Cette question paraît donc iranchée au point de vue expérimental.
Les secondes, au contraire, n’ont guère été étudiées; mais il nous semble bien que jusqu’à preuve du contraire — preuve expérimentale ou preuve clinique, — on doive admettre que les conclusions précédentes sont encore valables dans le cas présent et que la conduite à tenir est la même : se méfier.
La question semble se renverser pour ce qui est des hémorragies digestives ; en effet, au cours de l'ascension, la pression des gaz intestinaux augmente; il serait donc normal, d'après les expériences précédentes, d'observer une vaso-constriclion des vaisseaux sous-muqueux ; ce qui conduirait à la conclusion suivante : on peut transporter par avion, sans danger, les malades atteints ou susceplibles d'être atteints d’hémorragie digestive. Nous verrons, en effel, qu'on a pu transporter heureusement des malades atteints de lyphoïde, de dysenterie, d'hémorragie, d'ulcères gastro-duodénaux. (Obs. A. XL et seq.. A: EVIL et seq., A. LXVII et seq:).
D'autre part aussi, il n’est pas certain qu’on puisse assimiler les hémorragies intra-abdominales avec «abdomen ouvert » aux hémorragies avec abdomen fermé. Il est possible, par exemple, que se comportent différemment. en altitude, une rupture de la rate par contusion abdominale et un éclatement de la rate par balle.
Enfin, nous signalerons ici, parce que c’est la première fois que nous parlons d'hémorragie, mais sans que ce soil spécial à l'abdomen, une autre série d'expériences de Behague, Garsaux et Ch. Richet fils sur des animaux saignés, qui les amènent à cette conclusion fort importante, que «les altitudes, pratiquement prévues pour « les transports en avion, ne sont nullement prohibitives « pour les blessés ayant subi de grandes pertes de sang ».
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Liquides abdominaux et altitude.
Il ne nous reste plus. pour avoir envisagé {ous les organes abdominaux, qu'à parler des viscères creux contenant du liquide, à savoir: vessie el vésicule biliaire ; il semble bien que ce soit seulement pour dire le peu d'intérêt de cette étude. puisque les liquides ne se dilatent pas sensiblement, lorsque leur pression diminue. Et puisque nous nous plaçons plus spécialement au point de vue pathologique, il faut signaler ici ous les kystes abdominaux et même les ascites.
L'altitude ne provoquerait donc pas, par exemple, la perforation d’une cholécystite, ni la ruplure d'un kyste de l'ovaire, ou d’un kyste hydatique du foie, ni aucune aggravalion en Cas d’ascite ou de rétention d'urine ; elle n’aggraverail pas non plus le pronostie d'une perforation vésiculaire, ou d’une’ plaie de la vessie, ou d'un kyste déjà rompu. transporté pour êlre opéré d'urgence. .
Mais il importe de remarquer, que si la dépression n'a aucun effel, en soi, sur un kyste liquide non rompu, il nen est sans doute pas de même des remous et de l’accélération, importants pour certains voyages en avion par mauvais temps, qui amèneraient lrès probablement la rupture de ces kystes, au même titre que tout autre traumatisme.
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