‹ Indications et Contre-indications ThérapeutiquesChapitre 21 sur 33 · OBSERVATION II (INÉDITE · texte numérisé non relu

OBSERVATION II (INÉDITE

Hémorragie cérébrale. — Hémiplégie gauche

G... J..., cinquante et un ans, cimenteur, Hôpital Général. Antécédents héréditaires. — Père mort à soixante-six ans, mère à

LES TS trente-neuf. Le malade ne peut nous fournir aucun renseignement sur eux. À eu trois frères et une sœur : tous sont morts.

Antécédents personnels. — Dothiénentérie à l'âge de dix-huit ans. Alcoolisme. Excès de tabac. Tempérament sanguin: Le malade déelare qu'il était fréquemment atteint de migraine et de vertiges.

Histoire de la maladie. — Le 21 septembre 1885, se plaignit de vertiges pendant toute la matinée, il eut en même temps des vomissements. En se levant de table, après son déjeuner, il fut subitement pris d'une attaque et tomba. Lorsqu'on le releva, il était paralysé de tout le côté gauche, face comprise. Il ne pouvait plus parler. M. le docteur Espagne, appelé immédiatement, fit appliquer quatre sangsues au niveau des malléoles. Il y avait en même temps abolition complète de ia sensibilité.

Au mois d'août 1886, va à Balaruc pour la premiere fois. Eau en boisson. Bains. Pédiluves. A son retour, on constate une légère amélioration, du côté de la sensibilité et de la motilité. Les troubles du côté de la parole subsistent toujours.

Au mois de septembre 1886, G... entre à l'Hôpital Saint-Éloi, dans le service de M. le professeur Combal. Il est soumis immédiatement à l'iodure. Au bout de quelque temps, sans amélioration notable, il sort de l'hôpital.

Le 1° avril 1887, il entre à l'Hôpital Général.

Au mois de mai, il est envoyé à Balaruc; il suit le même traitement : amélioration assez notable du côté de la motilité.

En 1888, nouvelle saison, même traitement. Amélioration.

Pendant les années 1889, 1890 et 1891, le malade, nous ne savons pour quel motif, ne va pas faire de cure à Balaruc.

En 1892, il revient à Balaruc pendant quinze jours, au mois de mai : l'amélioration s'accentue surtout du côté de la motilité; le malade peut marcher assez facilement.

En 1893, pas de saison.

En 1894, M. le professeur Sarda l'envoie à Balarue au mois d'août ; il y reste une quinzaine de jours. Prenait tous les matinsdeux ou trois verres d'eau en boisson. Tous les jours, alternativement, bain et douche. Le malade nous déclare qu'il ne pouvait guère rester dans le bain plus de dix ou douze minutes : il se produisait immédiatement des phénomènes de congestion du côté de la face.

Au retour de Balarue, le malade s’est trouvé fatigué. Il se plaignait

bé

de nauéses et avait souvent des vomissements de nature bilieuse. On

n’a constaté chez lui aucune amélioration amenée par cette dernière cure.

État actuel. — Le malade se plaint d’éprouver souvent encore des fourmillements dans le bras gauche. La sensibilité est normale. La motilité est notablement diminuée du côté du membre supérieur : ne peut pas élever complètement le bras; l’avant-bras se fléchit difficilement sur le bras. Un peu de diminution de la force musculaire,

Du côté du membre inférieur, la motilité se fait bien, puisque le malade est employé chez le concierge et fait les courses. La sensibilité est normale.

Pas d’atrophie musculaire. La parole est normale, mais le malade nous déclare qu’il bredouille dès qu’il veut parler un peu vite.

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