CHAPITRE II
Procédés sanglanits
Nous venons de passer en revue les divers procédés non sanglants appliqués au traitement de la tuberculose du testicule et de l’étude que nous avons faite 1l résulte que ces méthodes conservatrices ne sauraient donner la guérison. Tout au plus sont-elles bonnes comme traitement palliatif. Leur emploi expose à la récidive et le chirurgien sera amené quelques mois où quelques années plus tard à faire une opération plus complète. [Len a été ainsi pour deux de nos malades dont nous rapportons l'observation.
Au premier (obs. XIX) il est fait un curettage (opération que nous n'avons pas encore discutée) suivi d’attouchement au chlorure de zinc et d’une in= jection de naphtol camphré. À la suite de l’opération, une fistule persiste et deux mois après il est fait une castration totale avec résection du canal déférent.
Au second, (obs. XIV) on a fait deux fois la cautérisation ignée.
L'état ne s'étant pas amélioré, on est amené à
LL SRE faire la castration. L'examen anatomique du testicule enlevé le montra farci de masses casécuses.
Il faudra donc le plus souvent faire une opération plus radicale.
Celle-ci pourra être plus ou moins étendue.
Incision simple
En présence d'un abcès tuberculeux de la tête ou de la queue de l’épididyme qui présente depuis quelques jours des phénomènes de réaction inflammatoire avec chaleur, rougeur, fluctation manifeste, qui va s'ouvrir spontanément et donner lieu à une fistule si on n'intervient pas, il est rationnel de prendre le bistouri et d’évacuer le foyer purülent. Limiter son action à cette intervention même suivie de drainage, c’est soulager le malade mais non le guérir. — Les lésions vont continuer à évoluer, un autre foyer va apparaître, — Le testicule qui était peut-être sain au moment de l'intervention va se prendre à son tour et l’on sera ainsi amené à traiter successivement plusieurs abcès. — [es chances d'infection seront grandes, infections secondaires par les microbes pyogènes ordinaires, streptocoque, staphylocoque qui augmenteront la virulence du bacille de Koch. — Pawloski a insisté sur le pronostic plus sévére de ces infections mixtes. — La situation du malade sera