PAR
d’une santé parfaite après 9 à 10 ans. M. Villard a aussi rapporté des exemples de malades parfaitement guéris, sans troubles d'aucune sorte.
Le malade qui fait l’objet de notre observation XXI a subi en 1896 et à quelques mois d'intervalle une double castration. Nous l'avons revu ces jours derniers dans un état de santé parfaite. Il a engraissé. Le sens génésique n’est pas absolument aboli chez lui, il peut encore pratiquer le coït. Du côté du système nerveux, pas de modifications appréciables. Le malade se met plus facilement en colère qu’autrefois, il est plus sensible aux changements de température, mais de mélancolie, d’hypochondrie ou neurasthénie, il n'existe pas trace. Le malade avait insisté auprès de M. Sebileau pour se faire faire la deuxième castration et il est enchanté d’avoir subi l’opération. Il se trouve beaucoup mieux sans testicules que lorsqu'il vivait avec ses testicules malades.
Chez un autre de nos malades, (Obs. XX) qui a encore subi la castration double, le sens génésique est totalement perdu. Le malade n’a plus eu d’érections depuis l'opération.
Il n’a jamais été affecté par la perte de ses testicules. Comme troubles nerveux, il est sujet à avoir assez fréquemment, soit le jour, soit la nuit des bouffées de chaleur avec sensation d’étouflement suivies d’un grand frisson après lequel le maladc revient à
son état normal.
à Re
De ces quelques faits il ne faudrait pas conclure que les phénomènes morbides rapportés à la perte complète des testicules sont illusoires. ;
D'autres.faits sont là indiscutables. Il ne faudra pas cependant redouter de faire la castration, mais il faudra la faire à bon escient et alors seulement qu'elle sera jugée indispensable.
La castration a été très efficace dans un grand nombre de cas.
Le malade qui fait l’objet de notre observation XIX avait d’abord été traité par le grattage et la cautérisation incomplète. Le résultat n'étant pas satisfaisant, on pratique la castration. Celle-ci a été faite et elle a donné des résultats excellents. Nous avons eu l’occasion de revoir le malade ces jours derniers. L'opération est déjà vieille de six ans. Le malade est en parfait état de santé et sur le testicule opposé on ne
saurait trouver la moindre trace de récidive.
Epididymectomie
L'épididymectomie a profité des reproches adressés à la castration. Elle a pour but d’enlever tout ou partie de l’épididyme.
Dans la tuberculose, les lésions peuvent rester pendant longtemps et même toute la vie, à l’état
latent, bien localisées. D’autres fois elles progressent,
gagnant le testicule, aggravant les lésions prostatiques et vésiculaires. L'infection peut emprunter la voie sanguine et un foyer tuberculeux apparaître dans un viscère éloigné.
Cette terminaison possible nous montre le danger qu'il y a à attendre. Elle commande l'intervention hâtive. L'opération donnera des résultats d’autant plus favorables qu’elle aura été faite dans ces conditions contre des lésions qui sont encore à leur phase de crudité. Par l’épididymectomie, on prévient l’atrophie du testicule qui va continuer à sécréter des spermatozoïdes. Ceux-ci ne sauraient plus désormais arriver à destination et le malade est naturellement infécond s’il a subi une double épididymectomie. Mais l’infécondité n’entraîne pas l'impuissance, le malade n’est pas un eunuque..
Cette impuissance survient lorsque le testicule, privé de ses vaisseaux, atrophié, est complètement perdu.
Ces faits nous sont démontrés par la tératologie, les expériences sur les animaux et nombre d’observations cliniques et pathologiques. À la suite de l’ab- ‘sence congénitale du déférent, on a vu le testicule rester absolument normal. Cooper, Curling, Gosselin et plus récemment M. Legueu, expérimentant sur des chiens, ont vu l’atrophie survenir après la section des artéres du cordon, le déférent étant laissé intact.
Dans d’autres expériences, le canal ayant été sec-