TETE
tionné, mais les artères étant respectées, le testicule a conservé son volume. Aux faits expérimentaux s'ajoutent des faits cliniques rapportés par Bardenheuer et consignés dans la thèse de Dimitresco.
Par l’épididymectomie on conserve le testicule qui continue à déverser dans le sang le produit desa sécrétion interne. Par l'épididymectomie on peut enlever tout le mal quand on arrive à temps et que la diffusion ne s’est pas encore faite. Mais aussi quelquefois il est trop tard, les lésions sont au-delà de l’épididyme. Dès lors, borner son intervention à l’épididymectomie seule, sera faire une opération incomplète. Un abcès testiculaire évoluera après un temps plus ou moins, on pourra voir survenir un
abcès avec fistule sur le canal défèrent.
Orchidolomie. — Castration partielle
Lorsqu'on fait l’épididymectomie, si le testicule est malade, on peut dans certains cas se rendre compte de ses lésions par la simple inspection. C’est ainsi que l’on pourra voir un abcès prêt à s'ouvrir au niveau du corps d'Héglemore, ou bien en un autre point de la glande, le parenchyme se montrera bosselé, avec de la fluctuation révélant l’existence d’un abcès.
D’autres fois, l'examen n’apprend rien. Le testi-
Dear
cule n’est pas augmenté de volume, sa consistance est normale et on a raison de supposer qu'il n’a pas été touché par le processus. Et cependant, il n’en est pas ainsi. Une incision exploratrice telle que la fait
M. Poncet, telle que l’a préconisée M. Delbet à la Société de Chirurgie (mai 1809), montrerait des lésions tuberculeuses du parenchyme testiculaire. L’orchidotomie semble une bonne mesure préventive. Elle permet de voir et d'enlever des lésions qui, sans cela, seraient passées inaperçues.
C’est une opération absolumeut bénigne et quand l'exploration est terminée, si le testicule est jugé sain, on réunit par des points au catgut les deux moitiés du testicule sectionné. Si on trouve des foyers malades, on les circonscrit au bistouri et on les enlève « comme on enlève un point gâté dans un fruit, sans craindre de mettreà nu un certain nombre de tubes séminifères » (Delbet).
On peut aller au-délà des tissus alades et faire une castration partielle, l’incision portant non seulemeht au niveau de la lésion mais à une certaine distance de la périphérie du mal. On laisse ainsi un petit moignon testiculaire qui pourra encore déverser dans la circulation sa sécrétion interne.
Nous rapportons l'observation de plusieurs ma» lädes auxquels M. Schwartz a fait la castration partielle. L'un d’eux que nous avons eu l’occasion de
revoir ces jours derniers n’a pas eu de récidive au
pre
niveau de son moignon. Celui-ci est en parfait état, mobile sur les enveloppes du scrotum. Mais la récidive s’est faite sur l’autre testicule qui est augmenté de volume et surmonté d’une énorme épididyme. La récidive date de 2 ans.
Leslésions sont stationnaires, lemaladene souffre
pas, il suit un traitement général.
Ablation du déférent.etl des vésicules.
L'épididymectomie suivie de l’incision exploratrice du testicule, avec ablation au bistouri des parties malades, est une opération plus parfaite que la simple épididymectomie. Mais par là on n’a pas encore évité toutes les chances d'infection. Le déférent laissé en place et déjà infecté continuera à ëtre malade, donnant lieu à des fistules. La vésicule enflammée tuberculéuse infectera la prostate et les lésions se propageront du côté opposé avec la plus grande facilité. C’est pourquoi 1l ne faut pas laisser en place un déférent qui se montrera gros, bosselé. Par une incision abdomino-inguinale, on le dénudera des autres éléments du cordon, le poursuivant jusqu’à la vésicule. Si la vésicule est malade, il faut l'enlever aussi : caril pourrait être préjudiciable de la laisser in silu.
On a utilisé deux voies pour arriver jusqu’à elle, la voie abdominale et la voie périnéale. Toutes les