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Le canal déférent est augmenté de volume. Sa partie inférieure ne peut être sentie, englobée qu'elle est dans le gonflement épididymaire. Sur le testicule droit, noyau au niveau de la queue de l’épididyme. A la partie inférieure et gauche de la prostate, on sent un noyau très dur, à la partie supérieure droite existe un noyau plus petit et moins dur. Les deux vésicules sont prises. La pression sur la prostate ou les vésicules n’est pas douloureuse.
On applique des pointes de feu, de la pommade à l’iodure de potassium, un suspensoir ouaté. La tuméfaction de la partie supérieure de l’épididyme a diminué, la partie inférieure a augmenté, au niveau du ligament scrotal il se forme une masse qui pointe vers les téguments. La peau devient adhérente.
1er juillet. — On constate une collection nettement fluctuante, l'état thoracique est stationnaire, la cavité se comble lentement.
12 juillet. — Apparition d’une nodosité douloureuse sur le périnée en avant de l'anus. Volume d’une noisette. Il s’agit probablement d’une coopévite bacillaire.
29 juillet. — Les douleurs sont très vives, l’abcès bien limité à la partie inférieure, la peau à ce niveau est rouge violacée, les lésions épédidymaires ont diminué à la partie. supérieure.
21 juillet. — Opération. On circonscrit l’abcès au bistouri et on coupe au dessous en plein tissu épididymo-testiculaire ; une bonne partie du testicule est ainsi réséquée. A l'examen anatomique, la portion réséquée se montre bourrée d’abcès, pus blanc jaunàtre, bien lié ; dans le testicule, la coupe montre de nombreuses masses caséeuses ra-
mollies, séparées par les travées testiculaires et émergeant vers le corps d’Highmore, qui présente une couleur translucide, sans granulations ni abcès.
L’épididyme est entouré de masses volumineuses résistantes, ayant l'apparence de fongosités non ramollies.
23 juillet et les jours suivants, le malade éprouve des douleurs extrêmement vives sous forme de crises ; la douleur est surtout marquée au niveau de la tête de l’épididyme et de la portion du testicule qui a été laissée. Injections sous-Cutanées de morphine, pas de phénomènes inflammatoires locaux.
5 août. — Les douleurs ont disparu.
10 août. — On incise l’abcès froid périnéal ; il s’écoule : une grande quantité de pus mal lié, grumeleux, injection de naphtol camphré dans la plaie.
28 août, — Le malade quitte l'hôpital.
OBSERVATION VIII (Inédite)
Testicule tuberculeux. — Castration partielle. — Août 1899
Homme de 27 ans. Pas d’antécédents héréditaires.
Fièvres paludéennes à 14 ans. Bonne santé habituelle. Une seule blennorragie complètement guérie.
A 24 ans, hémoptisie subite assez abondante : survenant deux fois dans la journée et ayant persisté 5 jours. À ce moment on découvre au malade un peu de matité au sommet
du poumon gauche. Depuis, huit hémoptisies nouvelles. La ” dernière est datée du 16 juillet. Le malade a toutes les apparences d’une santé florissante. Bon état général. Pas d’amaigrissement.
Depuis le mois d'octobre 1898, le malade a constaté que son testicule droit avait augmenté de volume. Goutte matinale de pus au méat.
Le malade rentre à l'hôpital le 24 août.
A l’examen, le testicule droit est plus gros que normalement la peau est adhérente sur une étendue de 1 centimètre 5 à 2 centimètres. La partie supérieure est fluctuante et la poche a la forme d'une ellipse à grand axe vertical. A la partie antérieure du testicule gauche on décèle un autre petit abcès.
Le testicule est adhérent à la peau sur une hauteur de 1 centimètre. |
L'examen des poumons permet de constater des lésions assez nettes. |
Par la pression on a de la matité dans les fosses sus et sous-épineuses jusqu’à l’angle inférieur de l’omoplate. En avant submatité. :
L'auscultation en avant fait entendre une inspiration rude, des râles muqueux. Une inspiration longue et soufflante au sommet droit, et en avant inspiration rude.
En arrière, des deux côtés, diminution du murmure vésiculaire. Frottements pleuraux.
25 août. — Opération. Incision. Ablation de la queue de l’épididyme suppurante. Incision de la pariie antérosupérieure du testicule. Attouchement au chlorure de zinc. Le testicule gauche n’est pas touché. On gratte l'abcès qui
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l'avoisine. Suites opératoires bonnes. Le malade quitté l'hôpital sur sa demande le 1+ septembre.
OBSERVATION IX (Inédite).
Tuberculose aiguë du testicule droit. — Castration. Avril 1891.
Jeune homme de 17 ans et demi. Pas d’antécédents héréditaires. Etant jeune a eu des abcès froids dont on retrouve la cicatrice à la face antérieure de la cuisse gauche. Le malade tousse et s’amaigrit depuis quelque temps. Jamais de blennorrhagie ni de syphilis. A la suite d’un traumatisme ayant porté sur le testicule droit, le scrotum devient
‘ douloureux, augmente de volume. Le malade est soigné à la Pitié. Au mois de février, on fait une ponction vaginale qui ramène deux ou trois cuillerées d’un liquide jaune citron. A la sortie de l'hôpital, le testicule est très gros, douloureux. Le malade reprend ses occupations, ne porte pas de suspensoir. Au mois d'avril le malade rentre à l'hôpital Cochin, dans le service de M. Schwartz.
A l’examen, on trouve la partie droite du scrotum distendue, la peau rouge à ce niveau surtout à l'endroit de la première ponction. Tumeur fluctuante, nettement transparente, bilobée, avec un lobe inférieur plus volumineux, un lobe supérieur plus petit. Pression non douloureuse, sauf au niveau du testicule normalement placé qui semble gros,
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empâté, mais qu'on explore mal à cause de l'hydrocèle qui qui l’entoure.
Le toucher rectal est négatif. Rien du côté de la prostate ni des vésicules.
Etat général satisfaisant. A l’auscultation de la poitrine, on entend quelques râles sibilants localisés au sommet droit et en arrière.
16 Avril. — Ponction de l’hydrocèle ramène 70 grammes de liquide jaune citrin. On peut explorer le testicule qui est gros, l'épididyme dur, bosselé, douloureux.
29 Avril. — Castration totale. Réunion par première intention.
L'examen ariatomique des pièces montre le testicule et l’épididyme parsemés de foyers tuberculeux. A la coupe, testicule farci de granulations miliaires.
Le malade quitte l'hôpital le 18 mai.
Au mois de novembre de la même année, le ds à la suite d'une chute dans une cave, ressent une douleur assez vive qu il localise au niveau du testicule gauche.
Application de cataplasmes laudanisés, persistance des douieurs. Le malade revient à l'hôpital, est admis le 23 novembre. *
A l’examen, le malade accuse une douleur sourde sur le trajet du cordon gauche, douleur exaspérée par la pression, la fatigue. L'épididyme est induré, douloureux, le canal déférent perceptible, bosselé, induré.
30 Novembre. — Injection de 2 gouttes de chlorure de zinc au 1/20.
4 Décembre, — Abcès au niveau de la tête de l’épidi-
dyme.
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17 Janvier. — Le malade quitte l'hôpital sur sa demande. Amélioration. Il a été revu guéri en juin 1892. Le malade est mort en 1893.
OBSERVATION X (Inédite)
Testicule tuberculeux. --- Uastration. — Mars 1894
Homme de 33 ans. Pas d’antécédents héréditairse. Pendant l’hiver de 1893, bronchites répétées. En octobre de la même année le testicule gauche a grossi sensiblement sans douleurs. En décembre, formation d’une fistule qui donne passage à une assez grande quantité de pus {1/4 de verre au dire du malade). Depuis ce moment, la fistule, ne s’est pas refermée. Nouvelles bronchites. Amaigrissement notable. Le malade rentre à l’hôpital le 22 mars. A l'examen, on aperçoit à la partie inférieure du scrotum du côté gauche, 2 fistules, l’une dont la sécrétion est tarie, l’autre donnant passage à du pus.
Le testicule est augmenté de volume, régulier, non fluctuant, l’épididyme est dur, bosseié surtout au niveau de la queue ; en ce point aboutit la fistule qui fait adhérer le scrotum à l’épididyme. |
Le canal déférent est dur et épaissi — en tuyau de pipe, bosselé.
Le toucher rectal montre une prostate dure, non fiuctuante. On ne sent pas les vésicules. En comprimant la pros-
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tate et le canal de l’urètre on fait sourdre par le méat uné goutte de pus.
Les poumons sont gravement atteints.
Du côté droit lésions très avancées. Cavernes. À gauche, râles sous-crépitants.
23 mars. — Castration.
29 Mars. — Réunion complète. Le malade quitte l’hôpital le 2 avril.
. 80 septembre 1899. — Nous apprenons que le malade
est mort.
OBSERVATION XI (Inédite)
Epididymite tuberculeuse subaiguë — Castration Juillet 1894
Pas d’antécédents héréditaires. Il y a 18 mois, blennorrhagie. A la suite, goutte militaire. En novembre 1893, traumatisme des bourses. Orchite droite ayant duré pendant 3 semaines. Il persista une petite induration. Au mois d'avril, cette induration se met à grossir, fait souffrir le malade, tiraillements, pesanteur.
Le malade rentre à l’hôpital le 10 juillet. On constate au niveau du scrotum et à droite une petite tumeur sphérique, non piriforme, avec légère coloration de la peau.
Par la palpation, on distingue ? parties dans la masse épididymo-testiculaire : l’une supérieure et antérieure, transparente, fluctuante; l’autre inférieure, bosselée et dure,
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se prolongeant en arrière, douloureuse à la pression. En aucun point, on ne constate de ramollissement. Rien du côté du canal déférent. Prostate et vésicules normales. Etat général pas très satisfaisant.
11 juillet — Castration.
L'étude anatomique du testicule enlevé a montré un épididyme infiltré de masses tuberculeuses, verdâtre, l’albuginée très épaissie. Peu de liquide dans la cavité vaginale qui est cloisonnée par des adhérences.
18 juillet. — Le malade quitte l'hôpital ; la plaie est en excellent état.
OBSERVATION XII (Inédite)
Tuberculose de la prostate et de la vésicule séminale droite. — Opération. — Guérison. — Tuberculose du testicule survenu deux ans après. Mars 1895.
Le malade, menuisier de son état, âgé de 27 ans, s’est présenté pour la première fois à l’hôpital Cochin, le 30 décembre 1893.Pas d’antécédents héréditaires. Blennorrhagie à 20 ans. Le malade au mois de janvier 1862 a éprouvé pour la première fois des douleurs dans la verge au moment des mictions et de la Géfécation. Ces douleurs d’abord intermittentes se sont accrues ces temps derniers, mictions
fréquentes, mais peu abondantes, À l'examen, on trouve Pédebidou 6
une prostate augmentée de volume, la vésicule séminalé droite indurée et par places des points ramollis, inspiration rude au sommet du poumon droit.
18 Novembre. — Incision périnéale, é vacuation de la poche, 4 injections de naphtol camphré sont pratiquées dans la suite. Lemalade quitte l'hôpital le 16 Dicembre.
Au mois de Mars 1895, le malade revient à l'hôpital.
Depuisson opération en 1893, le malade s’est très bien porté, bon état général, pas d’amaigrissemeut. Depuis le mois de décembre, le testicule droit a augmenté de volume, pas de douleur.
A l'examen, on trouve le testicule droit volumineux, dur à sa partie postéro-supérieure, mou, ramolli à sa partie antéro-inférieure, à ce niveau, la peau est rouge, luisante, le cordon est gros, on sent des bosselures, la prostate est en bon état.
A l’auscultation des poumons, on entend en arrière et à droite une expiration prolongée et en avant une respiration très faible.
23 Mars. — Les abcès se sont ouverts spontanément, écoulement de pus.
27 Mars. — Cautérisation des trajets fistuleux au thermo-cautère, castration. |
Ligature et incision du cordon aussi haut que possible.
Le malade quitte l’hôpital le 30 avril.