‹ Indications Générales Du Traitement De La Tuberculose Du TesticuleChapitre 8 sur 26 · ASS · texte numérisé non relu

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Dans la forme aiguë. — Tuberculisation galopante du testicule du professeur Duplay, le début est brusque. Tout à coup survient une douleur spontanée, vive, qu'exagère la moindre pression et qui s’irradie le long du cordon jusqu’au delà du trajet inguinal. En même temps, on peut observer des phénomènes généraux d’une certaine intensité,céphalalgie, courbature} nausées, fièvre. Are)

À l'examen, on trouve le scrotum tuméfié, la peau rouge, la vaginale distendue par un épanchement. L’épididyme douloureux à la pression, est dur, résistant,

Ces symptômes durent péu. Vers le 4° où le s° jour, les souffrances ont diminué, la rougeur est moins franche, la tuméfaction moins considérable. Vers la’ 3° semaine, la suppuration s’est établie et un abcès s'ouvre à l'extérieur vers le 25° jour. La suppuration rapide est donc une des caractéristiques de la tuberculose testiculaire aiguë. Cette forme peut guérir. En général, il y a persistance d’une fistule et passage à la forme chronique. |

Forme chronique. — Dans cette forme, commune, ordinaire, le début est insidieux. La tumeur est décoüverte par hasard. Dans les antécédents du malade, on relève parfois une inflammation antérieure de l’organe, orchite infectieuse ou traumatique. L’orchite blennorrhagique a pu laisser à la queue de l’épididyme un noyau qui, indolent pendant longtemps, s’est

infecté tout à coup et a fait souffrir le malade. On peut encore noter des hydrocèles à répétition, une blennorrhée tuberculeuse décrite par Ricord et tenant à la présence de granulations tuberculeuses au niveau dela prostate. Les troubles fonctionnels sont généralement nuls à cette période.

À la période d'état, la douleur est insignifiante. On peut observer de l’éréthisme génital : éjaculations rapides, pollutions fréquentes, hématuries rares.

À l’examen, on peut se trouver en présence de deux cas :

4° Epididymite tuberculeuse seule. Pas d'orchite.

La palpation indique l’existence de noyaux durs arrondis siégeant au niveau de la tête ou de la queue de l’épididyme, il y a quelquefois induration en masse de tout l’épididyme. — Le testicule est coiffé à sa: partie postéro-supérieure par une masse dure, irrégulière, bosselée et renflée à son extrémité supérieure. La vaginale est rarement saine. Dansletiers des cas, on la trouve distendue, fluctuante, transparente, irréductible. Le canal déférent présente une série de bosselures. Quand en l’explore avec deux doigts, on sent glisser un nodule entre les doigts. Le testicule est peu touché ou du moins ses lésions ne sont pas clini= quement appréciables.

% Orchi-épididymite tuberculeuse

Dans cette variété, testicule et épididyme sont malades en'même temps. On sent un testicule gros, indolore, surmonté d’un épididyme induré, bosselé. Le plus souvent, on peut distinguer les deux organes. D’autres fois, la distinction est malaisée, masqués qu'ils sont alors par des lésions concomittantes

de pachyvaginalite.

Dans cette forme surtout, il est rare de ne pas

trouver une autre lésion tuberculeuse dans les autres parties des voies génitales. L’exploration du cordon spermatique montrera un déférent gros, bosselé; le toucher rectal montrera une vésicule et une prostate augmentées de volume.

À cette période, le mal peut rétrocéder, les nodulesévoluant vers latransformation fibreuse. D’autres fois, il y a ramollissement accompagné d’inflammation. La tumeur d’abord fluctuante adhère à la peau qui rougit. Un abcès s’est formé qui s'ouvre en bas et en arrière au niveau de la queue de l’épididyme et une fistule persiste jusqu’à l'évacuation complète du foyer. Quand la cicatrisation se produit, il en résulte un cordon fibreux qui se dirige plus ou moins obliquement vers la profondeur et une cicatrice déprimée.

Dans cette forme l’évolution est lente, il faut

plusieurs années quelquefois avant que l'abcès ne se

LS TR : L os Amina tr, 2,1

Re | dus forme, mais elle est assez grave cependant, parce que les lésions du testicule peuvent être assez avancées.

La forme aiguë n’est souvent qu’un épisode de la forme chronique. Entre ces deux formes, on peut observer des variétés intermédiaires.

Une forme bénigne est celle dans laquelle des noyaux indurés persistent sans suppurer ou bien guérissent par fistulisation rapide. Le testicule détruit par la suppuration peut se trouver réduit à une masse dure, fibreuse, irrégulière, ou bien il renferme une série de masses ayant subi la transformation crétacée. C’est une forme de la guérison qui peut persister jusqu'à un âge très avancé.

Les formes graves sont celles qui sont liées à l’évolution concomittante de la tuberculose dans les autres parties de l'appareil génito-urinaire, ou dans un viscère quelconque, plèvres, poumons, péritoine.

Dans ces cas, on peut observer une tuberculisation étendue du testicule en mème temps que les autres appareils sont aussi frappés pour leur compte. La prostate et les vésicules envahies, le rein et la vessie étant malades, le patient est dans une situation lamentable. Les collections purulentes s’ouvrent de tous côtés, le scrotumet le périnée sont criblés de fistules.

D’autres fois la tuberculose testiculaire n'est rien comparée au mauvais état du malade qui pourra

être arrivé à une période avancée de tuberculose Pédebidou 2

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pulmonaire, qui aura des adénites volumineuses et suppurées. La tuberculose testiculaire apparaissant au milieu de ce complexus morbide est de bien peu d'importance et ne crée pas des indications pressantes.

Telle est l’évolution de la tuberculose testiculaire telle qu'on l’observe chez l'adulte, évolution suivant deux processus ; aigu ou chronique.

Chez l'enfant, c’est la forme aiguë que l’on observe le plus souvent. Elle survient au-dessous de 7 ans ou après 14 ans (Felizet). La rougeur se montre vite en un point du scrotum qui forme une saillie irrégulière. En ce point on peut noter de la fluctuation, du pus s’est formé qui va s’évacuer au dehors donnant lieu à une fistule. — Du côté du déférent et de la vésicule, les lésions sont limitées, peu étendues,

Chez l'enfant on a encore signalé des cas à 3 ans et demi (Lhoyal), à 18 mois (Dufour), à 9 mois (Prestat).

Launois. (Revue Mens. des maladies de l'enfance : 1883) à montré que la tuberculose survenait chez des enfants chétifs, nourris au biberon, qu’elle avait chez eux uhe évolution lente, sans douleur.

Chez le vieillard, la tuberculose testiculaire est rare.

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