OBSERVATION IT
G... (A), #1 ans, Argentin. Angines dès l'enfance presque tous les hivers. On lui à fait une cautérisation des cornets pour hypertrophie; au quatrième jour de cette cautérisation, il commence à noter une douleur de gorge, fièvre, maux de tête, malaises, qui allèrent en augmentant jusqu'au 28, date à laquelle il se présente au service de l'Hôpital Rawson, avec une grande difficulté respiraloire.
On l’examine, et on voit les deux amygdales très enflammées et
œædémateuses, se touchant l’une contre l’autre. On n'observe au-
ET
cune déformation. habituelle aux phlegmons périamygdaliens. I] n'y a pas d'œdème de la luette ni des piliers antérieurs; la surface des amygdales est rosée, lisse sans exsudats. On ne remarque pas de fluctuation en palpant la région enflammée.
En abaissant la langue, on parvient à voir l'épiglotte œdémateuse. C’est entre le pôle inférieur des amygdales et la base de la langue que la respiration se fait avec grande difficulté.
Langue pâteuse, couverte de fuliginosités. Température, 38 degrés. Pouls régulier, tendu. La partie externe du cou, au niveau de la région de l'angle du maxillaire, est douloureuse; elle donne l'impression qu'il y aurait du pus collecté; la respiration, anxieuse, oblige le malade à se servir des muscles auxiliaires de la respi-. ration. Dysphagie absolue. Mauvais état général. On tâche de voir le larynx. C'est impossible. On se résout à faire l’extirpation des amygdales.
Opération (28 avril) sous anesthésie locale. Au cours de l'intervention, on constate l'existence d’un abeès intra-amygdalien des deux côtés, ce qui explique le manque de déformation caractérisüique des phlegmons périamygdaliens.
Le 29, température à 37 degrés. Bon état général. Excellente respiration. Enorme œdème de la luette. Les loges amygdaliennes ont
‘le même aspect qu'après une opération normale.
OgservaTion II.
Enfant de 2 ans, mauvais état général; fils unique; mère de 29 ans, père de 35 ans.
[Il n’a jamais eu de maladie éruptive, il à toujours éprouvé une insuffisance respiratoire nasale,
Le 10 mai, il tombe malade par un refroidissement, et la tempéralure augmente la difficulté respiratoire. Il est examiné le 13. Etat de l’enfant asphyxique, teinte livide en dormant, cyanotique, qui diminue quand il est réveillé; quand il pleure, on remarque que l'émission de la voix à son timbre normal. Pouls rapide, peu tendu. régulier, 110 pulsations. Lèvres sèches, violacées.
En cherchant la cause d'un si grand cornage, on procède à l’exa-