‹ Indications opératoires de l'amygdalectomie à chaudChapitre 7 sur 19 · RE · texte numérisé non relu

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« Né pas opérer pendant, ou au déclin d'une affection de la gorge. » (Jacques et Mount.)

« Les risques d'accidents postopératoires sont d'autant plus grands que l'intervention a lieu à une période plus rapprochée d’une inflammation aiguë ou subaiguë. Il laut attendre en moyenne trois où quatre semaines après l'épisode aigu pour opérer. » (Worms et LE Mée.)

« Une amygdalite, même subaiguë, est la contre-indication peut-être la plus absolue, Jamais on ne doit intervenir sur une amygdale que « à froid », loin de toute période aiguë et même subaiguë. Presque toutes les hémorragies mortelles ou graves sont dues à ce que cette loi opératoire n'a pas été observée. » (G. LAURENS.)

« Les poussées aiguës commandent l'expectative, sauf dans quelques cas exceptionnels d'infection amygdalienne très virulente avec seplicémie. Pour les cas habituels, attendre un mois après la dernière poussée inflammatoire aiguë avant d'intervenir. » (PORTMANN.)

Ainsi, la règle est absolument formelle : Toute intervenlion amygdalienne doit être pratiquée loin de toute période

inflammatoire.

Et cependant, à partir de 1909, dans les revues étrangères, l’enseignement de CHassarGnac revivait, La tonsillectomie totale « à chaud » devait être de pratique courante pour toutes les inflammations de la glande (HiGcixBoTHAM, HENNING, Tueisin, Hazzer, HocrNGEer, ERpeyr1, MENzEr, BARNES, Basa- VILBASO, Tapras, Linek, et tant d’autres). En France, l'amygdalectomie immédiate dans les phlegmons périamygdaliensg fut recommandée seulement en 1931 par Canxuyr; et, la même année, il signait les conclusions de la thèse de Groanor L'amygdalectomie totale à chaud paraît être Le traitement logique des phlegmons de la loge amygdalienne. Nous n'avons eu ni incident, ni accident, Cette amygdalectomie totale à chaud est réalisable sans témérité..

Enfin, en 1933, en même temps que Leroux, HaLPuEeN, dans

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une communication à la Société de laryngologie des hôpitaux de Paris, écrivait

«En conclusion, la preuve est faite pour nous de l’innocuité de l'amygdaléctomie à chaud pour les phlegmons périamygdaliens et de ses grands avantages, qui sont : l'ouverture complète de toute poche purulente, et, ipso Jacto, son drainage absolu; la guérison est plus rapide avec le minimum de souffrances. »

Ainsi, l’amygdalectomie à chaud serait exempte de tous risques. ;

‘On comprend alors difficilement pourquoi ces mêmes au-

Leurs, si favorables à la méthode, ont cru nécessaire de revenir sur leur opinion, malgré la constance des excellents résultats qu'ils ont publiés.

En effet, Canuyr, dans un article paru dans la Presse médicale (1934), écrit :

« Tout d’abord, nous tenons à préciser que nous n'avons jamais préconisé l'amygdalectomie à chaud comme traitement des suppurations périamygdaliennes. Nous avons exécuté un grand nombre d’ablations totales à chaud, mais nous avons fait des réserves dans toutes nos communications sur cet acte chirurgical. Aujourd’hui, après plusieurs années de recherches et de réflexions, nous venons proposer un traitement chirurgical des phlegmons de la loge amygdalienne, qui comprend deux interventions successives

» 1° l’ouverture large de la loge amygdalienne:; » 2° l’amygdalectomie totale où Fablation de l’amygdale coupable.

après cette ouverture. À ce moment, la température est rede-

» L'amygdalectomie totale est pratiquée quelques jours

venue normale, l’œdème a disparu, les tissus infiltrés ont retrouvé leur mobilité, la loge est largement ouverte, les parois de la cavité sont nettes, propres et lisses, et la plus grande partie de l'amygdale est détachée. Nous proposons de donner à celte intervention le nom d'amygdalectomie lotale « à tiède ».

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