‹ Indications, Technique et Résultats de la CholécystostomieChapitre 11 sur 47 · SON · texte numérisé non relu

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les 3 décès se rapportant à :

Une insuffisance hépatique ; Une cachexie progressive ; Un syndrome d'infection persistante d’angiocho-

lite.

B. — Incidents et accidents.

Un des principaux est certainement le suintement de la bile dans la plaie opératoire, presque constant dans les techniques d’abouchement à la peau. Ce suintement nécessite des pansements fréquents, entraîne du prurit, de la lÿmphangite, des érysipèles, des abcès, des phlegmons de la paroi.

Mais avec la technique employée par notre maitre, le D: Desplas, on obtient une bouche vraiment étanche, sans issue de bile, venant, avant ou après l’ablation du drain, altérer la paroï ou déterminer ces irritations

cutanées avec digestions pariétales et ulcérations dou-

loureuses.

Les gros reproches que l’on puisse faire à la cholécystostomie sont :

19 La possibilité de récidive ; 20 Les fistules ; 3° Les éventrations ;

4° La cancérisation de la vésicule biliaire.

* Les Récipives.

Les indications de la cholécystostomie étant multiples, les possibilités de récidives sont également multiples.

a) Ainsi, dans les cholécystites calculeuses, on peut craindre la récidive des calculs. Mais, d’une part, nous n’avons dans nos observations aucune récidive de calculs (on peut nous répondre que nos observations sont trop récentes) ; d’autre part, il est certain qu'il existe des récidives de calcul après cholécystecitomie. Ces récidives sont rares, il s’agit le plus souvent de calculs oubliés, mais il en existe cependant des observations indiscutables. Une des plus typiques est celle de Walzberg :

Cholécystectomie sous-séreuse. Cinq ans après, nouvelle crise douloureuse avec fièvre et ictère; sous le foie, petite tumeur de la taille d’un œuf de pigeon. Il s’agit d'un calcul de 3 cm. 5 sur 3.

Ces récidives se conçoivent très bien si on admet avec certains auteurs (Rowsing et Fiessinger) la for-

mation intra-hépatique des calculs.

b) Parfois la cholécystostomie n’améliore pas les

Raul ts

syndromes pour lesquels elle fut pratiquée. C’est ainsi que les accidents infectieux relèveraient mieux de la cholécystectomie que de la cholécystostomie pour Sénèque qui a présenté une observation où la cholécystostomie n’améliora en rien une cholécystite aiguë.

Dans notre statistique, nous trouvons 4 réinterven-

tions, soit 9 %.

Obs. N° 1. — Cholécystostomie pour cholécystite calculeuse. Aucune amélioration. Cholécystectomie. Guérison (à noter que l'opération itérative fut très facile, sans aucune adhérence).

Obs. N° 34. — Est des plus intéressante. Nous aurons l’occasion d’y revenir longuement. Il s’agit d’un malade présentant un syndrome vésiculaire douloureux, amélioré constamment par la cholécystostomie. Amélioration de cinq ans, mais récidive après excès éthyliques. Amélioration après cholécystostomie nouvelle.

Obs. No 38. — Echec. Pancréalite sub-ictérique. Malgré la cholécystostomie, aggravation de l’ictère et de la pancréatite. On fait un drainage du cholédoque dans l’estomac. Mort, cinq mois après la deuxième opération,

d’abcès du foie.

Obs. N° 41. — La cholécystostomie pratiquée deux fois améliore chaque fois la malade, mais récidive après fer” meture. La troisième opération explique ces insuccès. Il s’agit d’un calcul du cholédoque qui peut être opéré dans d'excellentes conditions, car la cholécystostomie fit rétro-

Let Up

céder l'angiocholite et la pancréatite et permit le diagnostic d’obstruciion chotédocienne et sa localisation par radio-

graphie après lipiodol intra-fistulaire.

Aussi, pouvons-nous dire que sur ces quatre malades, 2 cas seulement peuvent être considérés comme des échecs vrais. Dans les deux autres, la cholécystostomie a toujours rempli son rôle de drainage et a permis un diagnostic précis, facteur d’une thérapeutique précise.

Les FisTULEs.

La fistule est, au contraire, une complication des plus sérieuse. Elle peut être de trois ordres :

a) La fistule biliaire, grave par les troubles digestifs et l’amaigrissement qu’elle entraîne.

b) La fistule cutanée, la moins grave, due à un ectropion de la muqueuse. Il faudra donc pour la prévenir suturer la vésicule à la paroï par sa face séreuse, ce qui est toujours obtenu par le procédé du DT Desplas.

c) La fistule muqueuse qui est entretenue par un obstacle du cystique.

Nous avons observé quatre fois des fistules (Obs. N°: 1, 24, 31 et 35). Trois fois la fistule se tarit toute seule. Une seule fois (Obs. 1), on dut réopérer, mais surtout parce que l’état de la malade n’était pas amélioré. D'ailleurs les seules fistules graves sont, soit les fistules muqueuses qui relèvent de la cholécystectomie, soit les fistules biliaires qui sont entretenues par un obstacle du cholédoque. Ces fistules seraient apparues aussi bien après une cholécystectomie. L'avantage

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