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Dalsace, acceptent l’individualité de la cholécystatonie, tout en mettant en doute son origine vésiculaire.
D’après eux, la bile noire serait de nature hépatique ou humorale. En effet :
19 En drainant la vésicule au moyen d’une sonde dont l’extrémité s’ouvre dans le col, à l’origine du cystique, il est prouvé que la bile coule bien des canaux biliaires.
29 Les jours suivants, la bile coule toujours noire, identique à celle retirée par ponctions. S'il s'agissait d’une hyperconcentration de la bile par atonie vésiculaire, celle-ci s’éclaircirait dès la cholécystostomie faite.
30 L'observation n° 16 nous a montré une malade dont le cholédoque et la vésicule sont drainés à la fois : le drain cholédocien donne une bile noire, alors que celle coulant de la sonde vésiculaire est claire dans les premiers jours;
4° Les variations de coloration de la bile dans les suites opératoires. La bile coule d’abord très foncée, noire pendant quelques jours, puis progressivement s’éclaircit et passe par les stades marron foncé, brun rouge, jaune d’or. Peu à peu la couleur varie moins d’un jour à l’autre, mais à l’occasion d’une émotion, d’un écart de régime, elle fonce de nouveau ;
59 La bile recueillie par la fistule dans la période post-opératoire est parfois plus riche en pigments que la bile prélevée dans la vésicule le jour de l’opé-
ration.
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Aussi les D'S Desplas et Dalsace concluent : « L’observation de nos malades confirme les descriptions de Chiray et de ses élèves. Mêmes symptômes cliniques, mêmes distensions vésiculaires. Par contre, l’origine hépatique de la bile noire nous conduit à une interprétation différente des faits. Ces malades sont pour nous des hépatiques, des humoraux et non de purs vésiculaires ».
L'expérience montre, nous en publions de nombreuses observations, que ces malades sont améliorés, même guéris, par la cholécystostomie, surtout si on complète ses effets par une cure thermale et un traitement médical.
Pour Bérard et Mallet-Guy, l’origine hépatique n’est pas prouvée. Les différences de variations de teintes de la bile s'expliquent par élimination alternée de mucus et de bile que l’on peut vérilier en recueillant la bile toutes les trois heures. Il s'agirait de stase par hypermucogénie vésiculaire et non pas d’atonie vésiculaire, car l'étude du transit biliaire pratiqué chez un malade deux semaines après cholécystostomie, a montré l'intégrité des fonctions motrices. L’atonie avait disparu en même temps que la distension par fistulisation de la vésicule.
Mais pour ces auteurs, comme pour les D" Desplas et Dalsace, une seule intervention s'impose : la cholécystostomie.
Ces faits différemment interprétés ne résument pas loules les vésicules de stase.
Il existe d’autre part des vésicules de stase liées à