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DANS LES ARTS

l'empire des Césars devait renverser la genèse olympique, et ensevelir dans son propre triomphe le génie de la Grèce, vainqueur du génie de F Egypte, de l'Assyrie, de la Perse et des Indes. A côté des dieux que des traditions glorieuses avaient révélés, et qui pouvaient mériter le culte d'un peuple civilisé et passionné pour les grandes choses, les décrets d'un sénat avili avaient fait asseoir des Césars perdus de débauche.

En un mot, l'empire romain a été conquis une seconde fois par les peuples qu'il avait soumis; mais cette fois les vainqueurs ne s'appelaient pas la poésie, l'éloquence, les beaux-arts, la tolérance et la liberté : ils s'appelaient la luxure, la débauche, l'idolâtrie, l'intolérance et le despotisme. Sous l'influence de ces mauvaises passions, le génie des arts s'était perverti, les règles de Phidias et de Polyclète avaient été foulées aux pieds en même temps que les dogmes religieux les plus vénérés \ et lorsque les Barbares étaient venus renverser le cadavre de l'empire romain, le génie de l'art n'était plus lui-même qu'une ombre du génie de Rome et d'Athènes. »

Ainsi s'achève la brillante revue de l'art et de ses œuvres, sous l'inspiration du génie çrec.

Mais voici que s'ouvre un monde nouveau que M. de Valmy va étudier à son tour, sans jamais perdre de vue ce principe du Beau, qui avait été pour la Grèce comme une révélation du ciel et par lequel s'explique la domination de ses arts sur toute la terre.

L'Ère chrétienne se montre ; l'objet de Part peut être changé, mais ses principes ne le sont pas, et les aperçus de Fauteur ont ici un caractère de nouveauté qui dérange beaucoup de théories accréditées sur la nature de l'art chrétien. Le style byzantin et le style roman, que l'on a trop souvent confondus et qui, suivant M. de Valmy, sont merveilleusement personnifiés, le premier dans l'église de Sainte-Sophie de Constantinople, le second dans celle de Saint-Saturnin de Toulouse ; le style mauresque, le style ogival ou gothique, sont l'objet d'une étude consciencieuse et approfondie dans laquelle nous regrettons que le défaut d'espace nous empêche de suivre l'auteur.

Tout en rendant justice à la plupart des ingénieux aperçus de M. de Valmy, à la profondeur de ses études, à la sagacité de ses observations, il y a un point sur lequel nous ne pouvons être de son avis, c'est ce qui concerne l'art gothique. Déjà sur ce sujet, alors que nous admirions le Colysée et Saint-

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