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DANS LES ARTS 2 I Ç

sciences et des lettres, et que Léon X et François Ier sont venus à leur tour rappeler le génie de Fart au culte des principes qui avaient fait la gloire du génie païen, et inaugurer ainsi la première phase de la renaissance chrétienne.

Abordant l'étude de la grande époque du règne de Louis XIV, l'auteur y trouve une nouvelle et éclatante démonstration de cette thèse. Il en trace à grands traits le brillant tableau.

« Nous voici, dit-il, en pleine civilisation. Les discordes civiles qui avaient interrompu le progrès des arts, des sciences et des lettres, sont apaisées. L'unité nationale a renversé les barrières que lui avait opposées le moyen âge. La monarchie a réuni dans un même foyer les forces vitales de ses anciennes provinces. Le grand roi est entouré d'une pléiade d'hommes célèbres.

La langue française prend sa forme définitive sous la plume des historiens, des moralistes, des philosophes et des poètes, qui s'éclairent aux lumières de l'antiquité. L'influence de la civilisation antique est souveraine dans les lettres... Les sculpteurs et les peintres, suivant la route tracée par Apelles et Polyclète, exécutent des chefs-d'œuvre nouveaux par la composition, anciens par le respect de la tradition.

Appelée à payer son tribut à ce grand règne, à construire des monuments pour la postérité, et à consacrer des souvenirs de gloire, que fera l'architecture? Demandera-t-elle, à l'exemple de la poésie, ses inspirations aux fictions ingénieuses de l'antiquité? Suivrat-elle une des routes frayées par la renaissance de Louis XII et de François Ier? Retournerat-elle, au contraire, jusqu'à l'art gothique, pour le venger des dédains et des mutilations que lui ont fait subir les adeptes de l'art antique ?

Non; elle s'ouvrira une route plus sûre. Les artistes du seizième siècle n'étaient arrivés que sur le seuil de l'art antique; ceux du siècle de Louis XIV ont pénétré plus avant dans ce riche domaine. C'est alors qu'un des maîtres les plus célèbres du dix-septième siècle, Perrault, a remis Vitruve en honneur, en a donné une nouvelle traduction, et a même cherché à rétablir les plans de l'auteur. En un mot, le génie de l'art n'a pas essayé de créer un style inconnu pour le siècle de Louis XIV, mais il s'est appliqué à retrouver et à imiter l'art qui avait illustré l'ère païenne ».

Après cet exposé si exact du caractère de l'art sous Louis XIV, l'auteur en suit le développement et fait justice des reproches peu mérités que quelques écrivains de nos

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