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I 66 LES DUELS PARLEMENTAIRES

Aux réceptions officielles du icr janvier 1837, après avoir porté au roi les vœux de la Chambre des députés dont il était le président, M. Dupin prononça, comme président de l'Institut, un second discours dans lequel, faisant allusion à nos conquêtes récentes en Afrique, il s'exprima ainsi :

<c Une nouvelle carrière s'offre à nos archéologues, à nos éruditSj émules ou vétérans de l'ancien Institut d'Egypte, sur cette terre d'Afrique livrée à leurs doctes explorations; dans ce pays, témoin jadis de la grandeur romaine, où Ton retrouve à chaque pas, dans des lieux aujourd'hui déserts, les ruines de cités autrefois puissantes, qui révèlent le génie de ce peuple roi des autres peuples, et nous montrent sa puissance jusque dans cette contrée où Rome, déjà devenue vénale, eut le malheur d'envoyer Calpurnius et de rencontrer Jugurtha! »

Relevées et commentées par la presse, ces paroles firent une certaine sensation et furent regardées dans le public comme une allusion à des accusations récemment dirigées contre le maréchal Clausel au sujet de sa conduite en Algérie. Quelque temps après le maréchal arriva à Paris, et son premier soin fut de mettre en demeure, par une lettre très nette et très ferme, M. le président Dupin de s'expliquer au sujet de ses allusions à Cal-

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