I 68 LES DUELS PARLEMENTAIRES
sieurs cours royales et définitivement adoptée par la cour de cassation, toutes chambres réunies; elle fit donc désormais jurisprudence et porte le nom de son promoteur : c'est la jurisprudence Dupin.
On s'est toujours permis de supposer que l'incident du maréchal Clausel et les émotions qu'il avait pu procurer à l'illustre président n'étaient pas étrangères à l'événement.
Dans les Assemblées républicaines qui suivirent la révolution de Février, quelques séances rappelèrent bien les mauvais jours de la Convention; on s'injuriait, on se montrait le poing, et un jour, dans un des couloirs de la chambre, un violent pugilat eut lieu entre deux pontifes de la démocratie la plus vive, MM. Félix Pyat et Proudhon. Cependant il y eut plusieurs duels, notamment entre MM.Goudchaux, ancien ministre des finances, et le général Baraguey d'Hilliers, entre MM. de Coislin et Testelin, entre MM. Bérard et Brives, entre MM. Ledru-Rollin et Denjoy, enfin entre MM. Thiers et Bixio.
Ce dernier duel eut lieu dans des circonstances assez curieuses, et qui prouvent que dans ce temps-là les scrupules, pour aller sur le pré, étaient moins grands qu'ils le paraissent aujourd'hui.
M . Mathieu (de la Drôme) était à la tribune, et citant le changement de langage et de