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PAR LE DUC DE VALMY

Le culte des arts, l'étude de leur histoire, de leur développement, de leurs vissicitudes, offrent à l'esprit des jouissances infinies, un précieux refuge après les agitations de la politique, et Ton est particulièrement heureux lorsque Ton voit des hommes comme le duc de Luynes, le duc de Valmy, faire de ces questions l'objet de leurs plus chères et de leurs plus constantes préoccupations.

C'est surtout à Télude de l'architecture et des monuments que ce grand art a produits.

qu'ont été consacrés jusqu'à présent les travaux du duc de Valmy, et, bien que, dans Touvrage que nous venons de lire avec tant d'intérêt, les plus hautes questions de l'esthétique aient été hardiment abordées et magistralement traitées, c'est l'architecture qui tient la plus grande place.

Rechercher l'origine de l'art, découvrir à quelle source le génie de l'homme en a puisé les principes, comparer les œuvres accomplies par les différents peuples qui se sont succédé depuis trois mille ans, montrer quelle théorie vraiment sérieuse et féconde est issue de ce grand concours de tant de générations, tel semble avoir, été le but du livre que nous avons sous les yeux.

Après avoir passé en revue l'état des arts chez les peuples de l'antiquité, l'auteur arrive à établir que leur culte a toujours eu les Grecs pour initiateurs.

Peu importe, dil-il, que tel ou tel peuple s'arroge le droit d'aînesse dans la culture des arts. Ce qui intéresse notre sujet, c'est de reconnaître le peuple dont le génie a su donner aux arts et aux lettres une véritable perfection. Or, aucun fragment de pierre, de marbre ou de bronze, n'est venu révéler la perfection des œuvres de peinture, de sculpture ou d'architecture des peuples contemporains des Grecs ou plus anciens qu'eux. Les historiens qui ont étudié la civilisation de ces peuples reconnaissent qu'elle s'est développée seulement à l'époque où les Grecs leur avaient donné des leçons et des exemples.

L'auteur démontre ensuite quel est le principe qui, dès l'origine, a présidé chez les Grecs à leurs créations dans les arts; c'est à une puissance surnaturelle que les Grecs, Platon en tête, ont attribué les préceptes du I)eau dans les arts.

L'intervention divine avaitchez eux une part nécessaire dans les œuvres même du génie.

La raison humaine s'inclinait devant une autorité supérieure, elle ne rougissait pas de prendre son point d'appui hors d'elle-même; elle avait le sentiment de son origine divine et elle remontait sans cesse vers cette source pour s'y retremper.

Le prmcipe de l'art, comme le démontre facilement le duc de Valmy, est donc d'essence divine; il a son siège dans l'âme, sanctuaire impénétrable, trait d'union entre la terre et le ciel; il doitses progrès aux inspirations qui émanent de cette source et qui, par des voies mystérieuses et des privilèges inexplicables, descendent dans les esprits d'élite comme des reflets du génie divin. Aussi partout dans les beauxarts, chez les peuples anciens, trouve-t-on l'image fidèle du sentiment qu'ils avaient de la Divinité.

Partout la première statue a été celle d'un dieu, et le premier monument a été son temple; partout les œuvres d'art ont porté l'empreinte des croyances religieuses, toujours, comme elles, vulgaires ou nobles, sombres ou brillantes.

Après avoir largement développé cette thèse, l'auteur nous montre l'art grec s'emparant successivement de l'empire du monde païen, prenant la place de l'art égyptien et assyrien, sans attendre que les armées d'Alexandre ou des légions romaines aient soumis Babylone et Memphis, posant les fondements de Palmyre et d'Alexandrie avant ceux de la domination étrangère, substituant partout ses inspirations aux créations informes de la barbarie, chassant Jupiter- Ammon de ses grottes souterraines pour l'asseoir dans un temple plus digne du dieu des dieux, remplaçant l'éternel cavalier parles cavaliers de Phidias, et les décors hié-

roglyphiques des Égyptiens par les bas-reliefs du Parthénon.

Cependant, et c'est par ces lignes que se termine le premier livre du Génie des Peuples dans les Arts^ cette civilisation devait, à son tour, périr par l'excès de sa puissance et le contact fatal de ses conquêtes :

« Le flot des passions vulgaires et des superstitions honteuses qui avaient envahi l'empire des Césars devait renverser la genèse olympique, et ensevelir dans son propre triomphe le génie de la Grèce, vainqueur du génie de l'Egypte, de l'Assyrie, de la Perse et des Indes. A côté des dieux que des traditions glorieuses avaient révélés, et qui pouvaient mériter le culte d'un peuple civilisé et passionné pour les grandes choses, les décrets d'un sénat avili avaient fait asseoir des Césars perdus de débauche.

» En un mot, l'empire romain a été conquis une seconde fois par les peuples qu'il avait soumis; mais, cette fois, les vainqueurs ne s'appelaient pas la poésie, l'éloquence, les beaux-arts, la tolérance et la liberté : ils s'appelaient la luxure, la débauche, l'idolâtrie, l'intolérance et le despotisme. Sous l'influence de ces mauvaises passions, le génie des arts s'était perverti, les règles de Phidias et de Polyclète avaient été foulées aux pieds en même temps que les dogmes religieux les plus vénérés; et,lorsque les Barbares étaient venus renverser le cadavre de l'empire romain, le génie de l'art n'était plus lui-même qu'une ombre du génie de Rome et d'Athènes. »

Ainsi s'achève la brillante revue de l'art et de ses œuvres, sous l'inspiration du génie grec.

Mais voici que s'ouvre un monde nouveau que M. de Valmy va étudier à son tour, sans

jamais perdre de vue ce principe du Beau, qui avait été pour la Grèce comme une révélation du ciel et par lequel s'explique la domination de ses arts sur toute la terre.

Vère chrétienne se montre; l'objet de Fart peut être changé, mais ses principes ne le sont pas, et les aperçus de l'auteur ont ici un caractère de nouveauté qui dérange beaucoup de théories accréditées sur la nature de l'art chrétien. Le style byzantin et le style roman, que l'on a trop souvent confondus et qui, suivant M. de Yalmy^ sont merveilleusefflent personnifiés, le premier dans l'église de Sainte- Sophie de Gonslantinople, le second dans celle de Saint-Saturnin de Toulouse; le style mauresque, le style ogival ou gothique, sont l'objet d'une élude consciencieuse et approfondie dans laquelle nous regrettons que le défaut d'espace nous empêche de suivre l'auteur.

Tout en rendant justice à la plupart des

ingénieux aperçus de M. de Valmy, à la profondeur de ses études, à la sagacité de ses observations, il y a un point sur lequel nous ne pouvons être de son avis, c'est en ce qui concerne l'art gothique. Déjà sur ce sujet, alors que nous admirions leGolysée et Saint-Pierre de Ikune, ces deux chefs-d'œuvre de deux civilisations différentes, nés sous l'inspiration de l'art grec, nous avons su résister à un autre enchanteur, le spirituel et savant président de Brosses.

Lui aussi, ce juge d'un goût si sûr pour l'appréciation des œuvres de l'art grec, sous l'empire des idées, nous dirions volontiers des préjugés de son temps, il ne voyait guère dans les monuments de l'art ogival que de méchantes choses.

M. de Valmy ne va pas jusque-là; mais, dans son enthousiasme pour l'esthétique de l'art grec et la supériorité de ses productions.

il ne voit guère, dans les monuments de l'art ogival, que « des caprices spirituels, des fantaisies gracieuses et des rêveries esthétiques dont une civilisation naissante devait être fière, mais dont les imperfections ont été dévoilées par la lumière d'une civilisation plus avancée »...

En résumé, dit M. de Valmy, le style gothique n'est pas une création proprement dite : c'est un plagiat de tous les styles qui l'avaient précédé.

Nous ne dirons pas, comme M. de Valmy le reproche justement à quelques enthousiastes trop exclusifs, que le style ogival est le dernier mot de la civilisation chrétienne, que l'art chrétien doit s'arrêter à cette formule; mais nous ne craindrons pas d'affirmer que, dans l'état actuel, et tout en payant un légitime tribut d'admiration au chef-d'œuvre de Bramante et de Michel-Ange, c'est encore l'art

Ogival qui a fourni au culte chrétien ses plus dignes monuments, c*est cet art dont les œuvres nous semblent le mieux appropriées à nos climats, et, quelles que soient les objections dirigées contre son défaut de solidité, ne perdons pas de vue que ces monuments, qui font à bon droit l'orgueil de notre pays, comme celui de l'Angleterre et de l'Allemagne, s'ils ont senti les outrages du temps, et si leur conservation réclame d'indispensables réparations, c'est qu'ils ont six siècles d'existence. C'est qu'il y a un principe qui domine invinciblement tout les autres : le génie, sans s'affranchir absolument de certaines règles, a plus d'une formule pour se manifester, et, tout en laissant aux Grecs la supériorité qui leur appartient encore, non seulement dans les arts, mais encore dans toutes les productions du génie humain, on ne saurait contester aux grands artistes du moyen âge leur

puissante originalité, ni refuser à leurs nombreux chefs-d'œuvre l'admiration qui leur est due.

Arrivant à cette grande époque de l'art connue sous le nom de Renaissance, dont l'inauguration se fit à Florence par Philippe Brunelleschi et le couronnement fut cette magnifique église de Saint-Pierre de Rome, fondée d'après les plans de Bramante et glorieusement complétée par Michçl-Ange, M. de Valmy en étudie avec une grande sagacité les développements successifs et y trouve une nouvelle preuve de sa doctrine, l'immense supériorité de l'art grec, dont cette époque s'inspira et dont elle ne fut qu'une brillante et nouvelle manifestation.

Il suit pas à pas son introduction en France où, sous la direction des artistes italiens et l'intelligent patronage d'un souverain ami des arts, elle produisit ces] chefs-d'œuvre dont

s*enorgueiliit à bon droit la France des Valois, les châteaux de Ghambord, de Ghenonceaux, de Blois, etc.

Ajoutons, et c'est là un argument de plus en faveur de la thèse que nous soutenions tout à l'heure, que, bien qu'on retrouve dans ces monuments les inspirations et les traditions de l'art grec, grâce au génie de leurs auteurs, ils sont empreints d'un puissant caractère d'originalité ; ce ne sont pas, comme nous ne l'avons que trop vu plus tard, de vulgaires pastiches, et, bien qu'ils soient dus à des artistes italiens, ils constituent une physionomie toute particulière de l'art et des différences très marquées entre la renaissance française et la renaissance italienne*.

1 . Lorsque cet article a été publié, nous ne connaissions pas encore le très intéressant ouvrage de M . l'abbé Chevalier, Promenades pittoresques en Touraine^ qui n'a paru qu'en 1869. Dans ce savant travail, l'auteur a prouvé d'une façon péremptoire que, sans contester au génie italien le

Mais cette brillante époque de l'art moderne, parvenue à son apogée sous le règne de Léon X et sous celui de François P', n'a qu'une trop courte durée. L*art italien arrive, pour la seconde fois, à une décadence dont il ne s'est pas encore relevé, et la réaction s'en fait promptement ressentir en France, où aux brillants chefs-d'œuvre de l'époque des Valois succèdent les lourdes constructions de Louis XIII.

Nous croyons avec M. de Valmy que le patronage du pouvoir a toujours exercé une influence décisive sur le progrès et le caractère de Tart, et c'est à bon droit qu'il fait remarquer que Périclès et Auguste, dans l'antiquité, Justinien et Charlemagne, dans les

mérite de l'inspiration, la part la plus importante dans la construction de nos beaux monuments de la Touraine et du blaisois, de l'époque de la Renaissance, revenait incontestablement aux artistes tourangeaux qui, sous le titre trop modeste de maîtres maçons, furent de grands artistes.

premiers siècles dô Tère chrétienne, avaient guidé et encouragé le progrès des arts, des sciences et des lettres, et que Léon X et François I" sont venus à leur tour rappeler le génie de l'art au culte des principes qui avaient fait la gloire du génie païen, et inaugurer ainsi la première phase de la renaissance chrétienne.

Abordant l'étude de la grande époque du règne de Louis XIV, l'auteur y trouve une nouvelle et éclatante démonstration de cette thèse. Il en trace à grands traits le brillant tableau .

-a Nous voici, dit-il, en pleine civilisation. Les discordes civiles qui avaient interrompu le progrès des arts, des sciences et des lettres, sont apaisées. L'unité nationale a renversé les barrières que lui avait opposées le moyen âge. La monarchie a réuni dans un même foyer les forces vitales de ses anciennes provinces. Le

grand roi est entouré d'une pléiade d'hommes célèbres.

D La langue française prend sa forme définitive sous la plume des historiens, des moralistes, des philosophes et des poètes, qui s'éclairent aux lumières de l'antiquité. L'influence de la civilisation antique est souveraine dans les lettres... Les sculpteurs et les peintres, suivant la route tracée par Apelles et Polyclète, exécutent des chefs-d'œuvre, nouveaux par la composition, anciens par le respect delà tradition.

» Appelée à payer son tribut à ce grand règne, à construire des monuments pour la postérité, et à consacrer des souvenirs de gloire, que fera l'architecture? Demandera-t-elle, à l'exemple delà poésie,ses inspirations aux fictions ingénieuses de l'antiquité? Suivra-t-elle une des routes frayées par la renaissance de Louis XII et de François I" ? Retournera-t-elle, au

contraire, jusqu'à l'art gothique, pour le venger des dédains et des mutilations que lui ont fait subir les adeptes de l'art antique?

> Non; elle s'ouvrira une route plus sûre.

Les artistes du xvi* siècle n'étaient arrivés que sur le seuil de l'art antique : ceux du siècle de Louis XIV ont pénétré plus avant dans ce riche domaine. C'est alors qu'un des maîtres les plus célèbres du xvii* siècle, Perrault, a remis Vitruve en honneur, en a donné une nouvelle traduction, et a même cherché à rétablir les plans de l'auteur. En un mot, le génie de Fart n'a pas essayé de, créer un style inconnu pour le siècle de Louis XIV ; mais il s'est appliqué à retrouver et à imiter l'art qui avait illustré rère païenne. >

Après cet exposé si exact du caractère de Tart sous Louis XIV, l'auteur en suit le développement et fait justice des reproches peu mérités que quelques écrivains de nos jours

ont dirigés contre cette grande époque de l'art français et dont l'un d'eux, M. Léon Château, a écrit ces lignes dans son Histoire de r Architecture : « Le grand roi a asservi les beaux-arts à sa volonté, comprimé leur essor et réduit le génie à la hauteur d'un estimable talent. »

Cette appréciation, dit M. de Valmy, est-elle motivée par la réalité des choses? N'est-elle pas au contraire un tableau de fantaisie?

N'est-ce pas Louis XIV qui, le premier, a rais au concours les grandes constructions à élever, le Louvre entre autres? N'est-ce pas le médecin Perrault, devenu architecte par une vocation inattendue, qui eut l'honneur de remporter le prix de ce concours?...

L'auteur trouve une nouvelle preuve à l'appui de cette justification dans l'examen judicieux qu'il fait des principaux monuments qui font la gloire du règne de Louis XIV : le

Louvre, les Invalides, Versailles, et surtout sa merveilleuse chapelle; il montre la puissante impulsion donnée à cette époque se continuant, sous le règne de Louis XV, par les travaux de Gabriel, auquel on doit le Garde- Meuble, l'École militaire et la salle de spectacle de Versailles, et, sous celui de Louis XVI, dans la personne de Louis, dont les travaux se trouvent principalement à Bordeaux, où il a construit le plus beau théâtre qui existe en France.

Mais Tart de l'architecture fait un temps d'arrêt, et nous arrivons à la troisième époque, celle du xix® siècle, que l'auteur appelle l'ère du doute. C'est au moment, s'écrie avec douleur M. de Valmy, où s'ouvrait un avenir plein d'espérance, que le génie impétueux et irréfléchi du xix' siècle, établissant son empire sur les esprits, a fait revenir l'art sur ses pas et a inauguré une ère de doute dans

les arts comme dans les lettres et la politique.

A ce sujet, l'auteur entre dans de savantes considérations où les bornes de cet article ne nous permettent pas de le suivre; il s'élève avec énergie contre cette manie exagérée d'affranchissement qui s'est emparée des esprits, ce dédain pour les traditions anciennes, l'enseignement de l'art abandonné à toutes les fantaisies de l'individualisme; il montre le grand homme qui, au commencement de ce siècle, s'était proposé de rétablir en France tous les principes conservateurs des sociétés, rendant à l'Académie des beaux-arts ses anciennes formes administratives, mais ne pouvant, malgré ses efforts, rallumer le flambeau qui avait éclairé l'art sous Louis XIV et ses successeurs.

Aussi quel a été le résultat de cet esprit de doute inspiré aux écoles modernes? Quels ont

été les effets du libre arbitre accordé au génie des arts depuis un demi-siècle? L'impuissance dans l'anarchie.

C'est en vain que les Allemands ont eu la prétention de créer une science nouvelle sous le nom d'esthétique; c'est en vain que des philosophes, ou comme aurait dit Napoléon P% des idéologues, comme Baumgarten, Hegel, Schelling, ont voulu tracer de nouvelles théories, donner de nouvelles définitions du Beau, comme celle de ce dernier auteur, dont voici les termes :

« Le beau, dit Schelling, est une force positive et active, réalisant dans l'individu l'idée éternelle correspondant à chaque genre d'être dans la raison divine, et manifestant dans le particulier la vie par les formes qui en sont les symboles. »

Demander aux artistes, dit M. de Valmy, qui sont appelés à élever des monuments et à mo-

deler le marbre, de démêler les règles du Beau dans ces dissertations métaphysiqnes qui ont absorbé la vie de leurs auteurs, serait une prétention peu fondée. Il faut au génie un flambeau qui l'éclairé et non des feux follets qui régarent. La théorie la plus profane est encore préférable à des rêveries esthétiques.

C'est donc, non pas à l'imitation servile et inintelligente de l'antiquité, mais à l'étude des grands et immuables principes du Beau créée par la civilisation grecque, c'est au retour vers cette grande tradition, sans enchaîner les inspirations du génie, que M. de Valmy convie les artistes de notre temps.

Quant à nous, après le grand éclat qu'ont jeté en France, depuis un demi-siècle, les arts de la peinture et de la sculpture, après l'incontestable supériorité que la France y a conquise et qui peut encore s'appeler la renaissance française, il nous est impossible de ne

pas espérer que rarchitecture aura son jour.

Les encouragements, la vive impulsion du pouvoir, ne lui manquent pas, un large développement a été donné aux travaux d'utilité publique, sans négliger ceux qui concernent Tart proprement dit; chacun doit avoir son caractère propre; le souverain a fait achever le Louvre; à l'instar de Louis XIV, il a ouvert un concours pour le monument de l'Opéra, et, s'il ne s'est pas trouvé parmi les médecins de notre lemps un nouveau Perrault, ce qu'il faut cerlainement regretter, espérons que le jeune et intelligent architecte auquel est échue, par cette voie si honorable du concours, la haute fortune d'exécuter le monument le plus important de notre époque, sortira triomphant de celte grande épreuve et donnera un digne pendant aux chefs-d'œuvre de ses devanciers.

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