‹ Indissolubilité et divorceChapitre 25 sur 29 · I.'I>iDISSOLrBILITÉ DEVANT L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

I.'I>iDISSOLrBILITÉ DEVANT L'HISTOIRE

tude de vivre à l'horizontale, couchées sur des lits parfumés, dans des harems! L'abaissement, pour ces races-là, est total : ce n'est plus l'homme ; déjà, c'est la bête.

Après le divorce vient la polygamie franche, c'est-à-dire la facilité davoir plusieurs femmes à la fois : troisième degré. Or, comme la femme, en ces temps-là, n'était pas l'égale de l'homme, l'homme seul, alors, avait le privilège de la polygamie. Mais aujourd'hui la femme arrive à son égahté supérieure, elle demande ses droits civils : nous pourrions avoir là quelque chose de bien plus perfectionné que ce que possédaient les anciens : la polvgamie mutuelle et parfaite !

Si de la polygamie vous descendez encore un degré, savez-Vous ce que vous rencontrerez? Vous rencontrerez l'absence du contrat. On vous dira : a Un contrat ! Et pourquoi? »

Vous crovez peut-être que je fais de la logique? Non, je suis en pleine actualité. Vous êtes trop au courant des choses de votre temps pour ignorer qu'on défend sérieusement aujourd'hui ce qui s'est réalisé en Amérique, dans une secte, à savoir : « Que l'enfant est le fils de sa mère; que par conséquent le père n'a rien à voir ici. ^î — Mais alors pourquoi un contrat? C'est l'union libre, dans

sa brutalité logique : quatrième et dernier degré.

Pardon, Messieurs, d'avoir émis devant vous cette idée contre laquelle votre instinct paternel, je me trompe, — votre sentiment paternel, veux-je dire, — protestera toujours. Qu'est-ce que ces théories qui heurtent de front les plus indestructibles aspirations de la nature ?

Qu'est-ce que ces esprits logiques peut-être, mais aveugles, qui ne savent pas reculer devant la force, des choses et qui prétendent commander à la nature au lieu de lui obéir, qui osent porter atteinte à la trinité indestructible de la famille humaine et qui croient la perfectionner en la mutilant et en supprimant le père ? Je me révolte contre ces solutions qui reposent sur des mutilations, sur des destructions, sur des ruines. La vérité har- ( monise les choses, elle ne les détruit pas. L'erreur trouble toujours, et elle tue.

Voilà, Messieurs, les degrés funèbres qui mènent à la faune, à la tanière. Plus de contrat, comme dans la faune. L'union multiple, la polygamie, comme dans la faune. La rupture facultative du lien, toujours comme dans la faune.

Quel est celui d'entre vous qui ira de plein gré se courber là où règne linstinct, sous la loi de la bête? Pour moi, — et j'espère que vous serez tous des hommes, comme je le suis, — pour moi, glo-

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u'iLx: de la triple couronne qui brille sur la tête u lout être humain, je défendrai dans la plénitude i( ma conviction et de ma loi, avec toute ma iai>on et avec toute mon ame, la liberté qui s'en- 1 iiaîne par le contrat, Tintelli^ence qui discerne le- unions, l'amour éternel qui seul est capable de iormer cet être sublime, parce qu'il a de rinlini LMi lui — r enfant!

Gardons ce triple diadème ! Et quand nous verrions la patrie descendre ce chemin lu(}ubre qui mène à Tamoindrissement et à toutes les servitudes, restons debout sur la route, pour arrêter au iiioins ceux dont la conscience s éveillerait, ceux (jiii voudraient rester hommes, dans la liberté de leur fière, de leur royale nature!

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