CHAPITRE VIL
De rjËTKE proprement dit en tant que Créateur.
I je chapitre que l'on vient délire ne seroit qu'une interversion de Tordre dont nous nous sommes fait une loi, si avant de passer outre, et parlant de l'Être proprement dit , nous ne nous étions crus obligés de présenter quelques traits sommaires de sa justice.
Nous ne les offrons ici que comme aperçu général. Les développement ultérieurs trouveront naturellement leur place dans chacun des livres qui leur sera relatif.
Nous n'avons pas l'intention de garder le silence sur les droits au titre de créateur, réclamés par l'être proprement dit. Mais où est la carrière de ce palais dont nous parlions dans nos dernières pages? De quel antre les immenses matériaux en ont-ils été arrachés? Osons le dire : du néant. Nous ne prétendons pas pour cela que Dieu ait fait de rien quelque chose. C'est une manière vicieuse de s'exprimer, que de ne supposer aucune limite à l'action divine. Elle est bornée par tout ce qui implique contradiction. Il y a des impossibilités qui tiennent aux essences. Le souverain ordonnateur les fran chiroit même sans aucun avantage pour sa gloire, puisque les résultats dépendront toujours de sa volonté.
Notre pensée servira de texte au livre second.