CHAPITRE PREMIER
phalique, mais peuvent se produire sans lésion
appréciable de l'encéphale. VI. Mollesse des parties centrales blanches du cerveau.
La mollesse plus'ou moins diffluente des parties: centrales blanches du cerveau, telles que le corps calleux; le septum lucidum, la vouüte à trois piliers, la surface des couches optiques; etc. n’a point été donnée comme la cause ou plutôt comme l'expression organique inflammatoire d’une. forme quelconque ou’de la forme la ‘plus générale ‘de: l’encéphalite, mais seulement comme se rattachant à celle de ces formes:qu’on a appelée du nom d’hydrocé-
phalie.
Les symptômes de cette maladie cérébrale consistent en définitive dans la lésion de la vue, des mouveémens volontaires, dés fonctions’de l'estomac, et dans la forme'comateuse plutôt que délirante du trouble dés fâcultés intéllectuelles. Ce sont de la céphalalgié, de laccablement, des vomissemens, du strabisme, de la diplopie , de la rigidité des membres , de la paralysie mêmeopartielle, rarement dudélire,
Or
presque, toujours du..coma. Ces: symptômes, que l’on regarde comme liés à un épanchement de sérosité dans les ventricules cérébraux, M. Coindet (1) et M. Abercrombie (2}les considèrent comme le résultat d’une phlegmasie des parties centrales blanches:.du cerveau, phlegmasie qui peut donner lieu à:lPépanchewment.de sérosité., mais qui se termine quelquefois sans cela, et en produisant seulementsle ramollissement, la diffluence des parties enflammées. M. Lallemand (3), donnant aux faits observés par M. Coindet , M. Abercrombie et par lui-même une interprétation un peu différente, croit que les symptômes de l’hydrocéphalie ne sont. pas! essentiellement produits par l’'épanchement de sérosité dans les ventricules;, mais qu'ils sont dus à lirritation de la face interne. de ces cavités, irritation qui peut commencer soit par la membrane'interne des ventricules, soit,par le tissu sous-jacent du cerveau: Dans le second cas, ou lorsque l’irritation s’est propagée de la substance du cerveau à la membrane ventriculaire, elle pourra se terminer
{ 1) Mémoire sur l'hydrencéphale, 1817.
(2) Ouvrage cité, sect. vr, pag. 160 et suiv.
(3) Lettre deuxième: sur l'encéphale, pag: 193:et suiv.
CHAPITRE PREMIER. 5T par un épanchement séreux; tandis que, dans le premier cas, c’est-à-dire lorsque l’irritation a passé de la membrane dans le tissu cérébral, elle donnera lieu au ramollissement des parties centrales blanches, et ne laissera que cette. altération pour traces anatomiques. Cette manière de voir de M. Lallemand est peut-être une expression physiologique des faits plus complète et plus vraie que celle de MM. Coindet et Abercrombie.
Les cas de délire aigu que j'ai observés n’avaient point trait en général à l'hydrocéphalie aigué , soit pour Les symptômes, soit pour les altérations; c’étaient surtout, et à pant les complications ou quelques circonstances particulières, des, cas d’irritation ou de phlegmasie générale et surtout superficielle du . cerveau. Cependant leur analyse, jointe à celle de toutes lessautres observations de cet ouvrage, et faite en, quelques mots sous le rapport seulement de la valeur étiologique du ramollissement des parties centrales blanches du cerveau, pourra ne pas être inutile même à l’étude de l’hydrocéphalie aigué.
5a DÉLIRE AIGU.
Sans doute, lorsque dans un cas de mort après des symptômes de cette dernière maladie ou d’arachnitis des ventricules et de la base du cerveau, on trouve tout à la fois, avec des traces évidentes de phlegmasie ventriculaire , avec un épanchement floconneux dans ces cavités, de la mollesse des’ parties blanches cen : trales, on peut régardér cette altération comme étant aussi le résultat de la phlogose; mais il serait également possible qu’ellé füt due à la macération de ces parties par le liquide pathologiquement et surabondamment exhalé. Sa naturé est encore bien plüs douteuse, lorsqu'on la rencontre‘seule après des symptômes d’hydrocéphalie ou d’arachnitis des ventricules ou de la base du cerveau. Sans que la putréfaction y soit pour rien, on trouve cêtte mollesse des parties centrales blanches, portée même à un très haut degré, non-séulément daris des cas d'irritation ou de phlégmasie cérébrale non hydrocéphalique, maïs dans des cas dé marie aigué, mortelle sans phlegmasie du cerveau, dans des cas de manie chronique où rien n’eüt pu la faire sonpçonner. Je l'ai rencontrée éhéz des épileptiques morts dans l’accès'; chez des maniaques qui avaient succombé à une mort