‹ Industries anciennes et modernes de l'empire chinoisChapitre 43 sur 115 · LA QU F. S · texte numérisé non relu

LA QU F. S

(Les bois destinés à être laqués doivent être polis avec le plus grand soin; quand ils présentent quelques interstices, il faut les boucher avec un mastic formé d’argile et de colle de peau délayée dans l’eau ; les joints, s’il en existe, sont aussi couverts de cette pâte qui durcit à l’air et fait corps avec la plaque de bois.

Cette première préparation faite, on couvre la pièce à laquer de vernis cuit et coloré en rouge ou en noir. Pour étataler la laque, les Japonais se servent de pinceaux très-durs formés de deux pièces île bois de sapin plates et larges de 5 centimètres environ; le pinceau proprement dit, confectionné avec des crins très-durs, est adapté au milieu du support de bois. Y mesure que le pinceau s’use, on le taille comme nos crayons, et on met ainsi à découvert une petite longueur de crins. On laisse sécher la première couche de vernis, et on la couvre ensuite d’une seconde et ainsi de suite ; les couches se succèdent entre elles, et on les superpose en nombre variable, suivant la qualité de la laque qui doit être préparée. Quelquefois on remplace les couches inférieures par un mélange de terre glaise et de colle qu’on étale d’une manière uniforme et qu’on laisse sécher. On polit cette première couche très-soigneusement avec de la pierre ponce, et on y dépose alors le vernis de laque.

Quand l’objet laqué doit représenter des figurines ou des dessins en relief, on façonne ces dessins avec la composition

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d’argile et de colle que l’on applique sur la pièce en voie de préparation. On couvre les figures de minces feuilles d’étain, d’or ou de nacre, et on cache le tout sous une couche de vernis.

Les Chinois prétendent que le travail delà laque s’exécute avec succès pendant les saisons pluvieuses, et à l’époque des chaleurs la fabrication est interrompue.

En définitive, le vernis de Chine et du Japon est un produit très-remarquable, et il nous serait impossible de reproduire les admirables objets de laque dont il est la base fondamentale. Nous ne devons pas cependant en envier l’usage aux peuples de l’extrême Orient, car son maniement offre de graves inconvénients et quelquefois des dangers sérieux; il ne manque pas malheureusement en France d’arts insalubres, et il n’est pas à souhaiter de voir s’introduire dans notre industrie de nouvelles fabrications dangereuses.) P. C.

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