ARBRES A CIRE
Les Chinois élèvent les insectes à rire sur trois sortes d’arbres, dont dêux sont bien connus en Europe. Ce sont le Nic-tciiing (H /ms suceedaneum, suivant M. Adolphe Brongniart), le Tong-tsing {Liguslrum glabrum , suivant Abel Rémusat, Notice des manuscrits , t. XI, p. 28^, n° 23; Cf. Thunberg, Flora Japonica, p. 17; Kaempfer, Ama'n . erot., 8t)(> et 777, aux mots l butta et Jubeta), et le Choui-kin, ou Kin des lieux humides, qui paraît être de la même famille que le Mou-kin, ou Kin arborescent [Hibiscus Sgriacus (Abel Rémusat, loco ci lato, n° h\. — Cf. Kaempfer, Amam. exot ., p. hhh, au mot Mokksei , ('t Flora Japon ica, p. *272).
Arbre Niu-tching 1 . Cet arbre s’appelle Niu-tching (jitté-
t. Extrait de l'ouvrage intitulé: Cheou-chi-lliovg-khao.
DE l.’EMPIRË CHINOIS.
râlement vierge-pur) ; on le* nomme encore Tching-mou (pur-arbre ) et La-chou (cire-arbre). Li-chi-tchin (auteur d’un grand Traité de Botanique médicale) dit : Cet arbre brave le froid le plus rigoureux et reste toujours vert, c’est pourquoi on l’a appelé Niu-lching ( mot à mot vierge-pur ), comme pour le comparer à une vierge ou à une femme qui garde la chasteté. Dans ces derniers temps, on a commencé à placer sur ses branches les insectes appelés lM-tehong (cire-insectes), ou insectes qui produisent la cire. Cet arbre s’appelle aussi Tong-tsing (hiver-vert). On lui a donné le même nom qu’à l’arbre Tongtsing ( Ligustrum glabrum), qui est d’une espèce différente, quoique appartenant à la même famille.
Tous deux naissent de graines et poussent avec une grande facilité. L’arbre Niu-tching a des feuilles épaisses, molles et allongées. Leur surface est verte, et l’envers est d’une teinte pâle. Elles sont longues de quatre à cinq pouces et sont extrêmement touffues. Dans le cinquième mois (juin), cet arbre donne une grande quantité de petites fleurs bleues et blanches. Dans le neuvième mois (octobre), les fruits sont formés. Ils ressemblent aux petits fruits appelés Nieou-li-tse. Ils sont disposés en grappes tellement nombreuses que l’arbre en est couvert. Avant d’être murs, ils sont verts ; à leur maturité, ils sont de couleur violette. L’écorce de l’arbre est blanche et onctueuse.
Arbre Tong-tsing. Le Tong-tsing (Ligustrum glubrum) s’appelle encore Choui-tong-tsing (eau-hiver-vert), c’est-àdire le Tong-tsing qui croît dans les lieux humides et reste vert en hiver. Quelques auteurs l’appellent le Tong-tsing à petites feuilles. Cet arbre ressemble au Keou-kou-tscu (Ilex aqui folium, cf. Kaempfer, Aman. exot., 781), mais il est plus touffu. Son tronc devient tellement gros qu’il faut quelquefois deux personnes pour l’embrasser. U s’élève jusqu’à environ 10 pieds. Les libres de son bois sont blanches et déliées. Il est dur, lourd et susceptible d’un beau poli. Ses feuilles ressem-