‹ Industries anciennes et modernes de l'empire chinoisChapitre 45 sur 115 · INDU ST R I K S ANCIENNES ET MODERNES · texte numérisé non relu

INDU ST R I K S ANCIENNES ET MODERNES

blent à colles de l’arbre Lou-lseu {Craiœgus bibas, Loureiro, Flor. Cork., p. 391), mais elles sont plus petites. Elles ressemblent encore à celles de l’arbre Tchun (frêne), mais elles sont plus petites. Elles sont minces, étroites, arrondies à leur extrémité, brillantes et propres à teindre en rouge. On cuit dans l’eau les jeunes pousses de cet arbre, on les fait tremper ensuite pour enlever leur amertume, on les lave avec soin et on les assaisonne pour les manger.

Cet arbre fleurit dans le cinquième mois (juin), ses fleurs sont blanches, et ses graines ont la grosseur des Teou (i dolichos ). Leur couleur est rouge. On peut déposer sur cet arbre ( Tong-tsing , Ligustrum g la bruni), aussi bien que sur l’arbre Niu-tching, les insectes qui produisent de la cire.

Arbre Choui-kin. Les feuilles de l’arbre Choui-kin ressemblent à celles du Miu-tching, mais leurs côtés sont dentelés; elles naissent cinq par cinq. Cet arbre ne donne pas de fleurs. C’est certainement l’arbre que Li-chi-tchin appelle Niu-la-chou ou X arbre femelle qui produit de la cire.

Dans le pays de Chou ( qui dépend de la province du Ssé-tchuen), il y a un autre arbre sur lequel on place les insectes à cire, et qu’on appelle Tcha-la. Ses feuilles ressemblent à celles de la plante Kio {Chrysanthemum Indicum). Il croît encore plus rapidement que cette plante. Dès que l’arbre Tcha-la (littéralement appliquer-circ) a un an, on peut y placer les insectes à cire. Au bout de trois ou quatre ans, son tronc est gros comme une tasse à mettre du vin, mais bientôt il dépérit, et l’on ne peut ainsi en obtenir de la cire que pendant fort peu de temps. Cet arbre est d’une espèce différente du Choui-kin. Il pousse rapidement même lorsqu’on y applique des insectes à cire; mais il a (h* la peine à devenir un gros arbre. Dans le pays de Chou , on élève peu [X insectes à cire sur l’arbre Niu-tching [flhus succedancum). Le plus grand nombre vit sur l’arbre appelé Tcha-la. C’est

DK L’EMPIRE CHINOIS.

pourquoi l’on doit préférer l’espèce d’arbre du pays de (.'hou (c’est-à-dire l’arbre Tcha-la ).

Culture de l'arbre Niu-tching 1 2 . — On sème les graines dans le dernier mois de l’année. Les premiers jets paraissent au printemps. L’année suivante on les transplante dans le quatrième mois (avril). Lorsqu’ils ont atteint la hauteur d’environ 7 pieds, on peut y placer les insectes à cire ( Ui-tchong ). On plante les arbres Niu-tching à peu près de la même manière que les mûriers. On les dispose en lignes longitudinales et transversales, en laissant entre eux la distance d’environ un tchang (10 pieds). Alors l’arbre grandit et acquiert de la force. 11 faut entourer les racines d’excellent fumier, et labourer tout autour de l’arbre une fois par an. S’il y pousse des herbes, il faut les ôter avec le sarcloir ou la bêche. Par ce moyen les branches deviendront vigoureuses et l’on récoltera une grande quantité de cire.

Cire d’arbre*. — Avant les dynasties des Thang et des Song (du vn e au xm e siècle de notre ère), la cire blanche dont l’on se servait pour faire des bougies était produite par les abeilles. La cire blanche produite par les insectes appelés lM-lchong ou insectes à cire n’a commencé à être connue que depuis la dynastie des Youen on empereurs mongols, c’est-à-dire au milieu du xiu e siècle. Maintenant, elle est devenue d’un usage général. Ou en récolte dans les provinces du Ssé-lchuen , du Ilou-kouang, du Yun-nan et du Fo-kien , ainsi que dans les districts situés au sud-est des monts Mcïling , etc. Mais la cire d’arbre du Sse-tchuen et «lu Yun-nan est la plus estimée.

Siu-Icoiuing-ki (auteur de l’ouvrage précédent) ajoute : « L’arbre Niu-tching donne de la cire blanche. C’est un fait « qui ne se trouve consigné dans aucun ouvrage historique

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