HUILE DE PARENCHYMES DE L’ARBRE A SUIF
L’arbre à suif croît dans les plaines humides du midi de la Chine, et ses rameaux s’élèvent à une grande hauteur; il produit de belles feuilles qui sont utilisées dans la teinture en noir.
Cinq mois après l’époque du premier développement de ses feuilles, il donne naissance à de petites fleurs jaunes et blanches; les fruits arrivent à la maturité dans un espace de huit à neuf mois, et ils offrent l’aspect d’une petite cerise dont la couleur passe du vert au noir ; les corbeaux en sont, dit-on, extrêmement friands.
Quand l’arbre est arrivé au terme de son développement, et quand il. devient vieux, le bas de son tronc entre en pourriture, et présente une cavité de la forme d’un mortier. Cette bizarrerie lui a valu son nom de Ou-kieou-mo (littéralement corbeau, mortier, arbre, c’est-à-dire en paraphrasant : arbre dont le tronc pourri présente une cavité en forme de mortier, et dont les corbeaux aiment à manger les fruits).
On recueille les graines de l’arbre à suif, et on les fait cuire à la vapeur dans un appareil semblable à celui que nous avons précédemment décrit; on les broyé dans un mortier de pierre de 1 pied de profondeur, au moyen d’un pilon taillé dans la pierre de savon* qui présente une surface résistante mais douce; ce pilon ne pèse pas moins de à 0 livres, et il est lixé perpendiculairement à un bras de levier, mobile autour d’un axe situé dans un plan horizontal.
(Pour faire agir cet instrument, un ouvrier, placé sur une estrade, monte sur l’extrémité du levier, et par son poids, soulève le pilon placé à l’autre extrémité; en abandonnant le