PAPIERS DE PROVENANCES DIVERSES
Le papier de bambou n’est pas le seul que les Chinois savent produire; ils en fabriquent encore avec un grand nombre d’autres substances, et nous devons en mentionner
quelques-uns qui offrent le plus grand intérêt par leur origine. C’est ainsi que nous citerons les papiers suivants : Papier fabriqué arec les algues marines.
Papiers d'éeorce d'arbres odorants.
Papier jaune de chanvre. On commença à se servir de ce papier pour publier les décrets impériaux en l’an 715 de notre ère.
Papier destiné au. r écrits sacrés de la collection bouddhique ; ils étaient teints avec l’écorce du Pterorarpus flavus qui les préserve de la destruction occasionnée par les vers.
Papier de vingt pieds de long, épais comme plusieurs doubles de soie (te.rte chinois). Ce papier, au sujet duquel on ne trouve pas de renseignements positifs, était probablement fabriqué, comme l’ont pensé les anciens missionnaires jésuites, en versant la pâte à papier sur de longues tables munies de fentes longitudinales, rendues absorbantes par des doubles feutres, ou d’autres matières poreuses. .
Papier de Corée , fabriqué avec des cocons de vers à soie.
Papier d'éeorce de glaïeul et de Ilroussonetia papyrifera.
Papiers présentant, par transparence, l’ nuage d'un dieu indien (fabriqués, dit-on, par l’interposition dans la pâte de feuilles minces revêtues de dessins).
Papier blanc de toile de chanvre, employé pour les édits impériaux, les lettres de grâce, etc.
Papier coréen, d’écorce de pin.
Papier de résidus de métiers à tisser et de rognures de soie. Ce papier était fort estimé.
Papier de racines et d'éeorce de mûrier.
Papier de rotins.
Certains papiers chinois, et surtout les papiers de Corée, qui offrent beaucoup d’analogie parleur fini, leur beauté et leur solidité, avec les papiers japonais, sont lisses et polis sur les deux faces. Les Chinois arrivent à ce résultat en polissant
d’abord ta surface des feuilles sèches, et en y passant de lourds cylindres qu’ils font agir à la main.