PAPIERS TEINTS ET COLORÉS
Les Chinois emploient une grande quantité de papiers teints, soit pour fabriquer des cartes de visite, soit pour orner leurs appariements et leurs lanternes. Ces papiers sont préparés en y appliquant diverses couleurs avec lesquelles on mélange une solution d’alun ou de colle animale; ils ne sont généralement colorés que d’un seul côté. Dans quelques cas on est obligé de superposer les couches de couleurs broyées à l’eau, et chaque opération est suivie alors d’un alunage : le travail est dans ce cas très-minutieux, aussi la valeur des papiers peints est-elle très-variable suivant la nuance qu’ils offrent, la perfection des dessins dont ils sont revêtus, et les frais de main-d’œuvre qu’a nécessités leur fabrication.
Les matières colorantes employées pour la teinture des papiers sont : le cinabre, la céruse, le minium, le vermillon et les décoctions de bois, de plantes et de diverses fleurs, telles que : le sapan et le percefeuille mélangés, les fleurs de Sophora japonica grillées jusqu’à ce qu’elles aient obtenu une belle nuance rouge, l’indigo ( Polygonum linctorium), les fleurs de carthame (CartJuvmis linctoriits ), le campêche (Hematoxylon campechianum ), l’écorce du gland, le Rhus succedaneum , les fleurs de mauve (pour teindre le papier avec cette plante, on la fait bouillir dans de l’eau, on y ajoute du talc et de l’alun, puis on passe le papier à la surface du bain, en le tenant avec un cadre en bois), l’écorce de Pterocarpus / lavus , etc.