Grateloupia filicina
lue. Ensuite on choisit les parties les plus blanches; le reste s’emploie pour obtenir un produit de qualité inférieure ; on hache le produit et on le fait bouillir longtemps, puis on le verse, avec l’eau qui a servi à l’ébullition, sur un linge avec lequel on forme un nouet qu’on presse vigoureusement.
On reçoit le liquide qui s’écoule dans des cuvettes plates en bois, d’une profondeur un peu plus grande que l’épaisseur qu’on veut donner à l’isinglass; puis on met ces plateaux contenant le liquide à évaporer au soleil. Quand la matière a pris de la consistance, on la divise au moyen d’une règle et d’un couteau, et par la dessiccation elle prend la forme spongieuse qu’elle conserve ensuite.
Ce produit est d’un prix assez élevé ; on trouve dans le commerce la plante employée pour sa fabrication, car les Japonais s’en servent comme matière comestible en la faisant bouillir longtemps dans l’eau.
L’isinglass s’emploie, comme matière alimentaire, de diverses manières.
Souvent les Chinois et les Japonais le mélangent aux autres aliments pour les rendre mucilagineux ; il suffit, en elîet, d’une courte ébullition pour le transformer en gelée, el les peuples de l’extrême Orient ont un goût prononcé pour tous les mets gélatineux. On l’emploie aussi pour faire des gelées, auxquelles on ajoute du sucre et des essences, et que l’on colore de diverses manières. Enfin on coupe les baguettes en morceaux que l’on met dans le bouillon avant de le servir. Le potage ainsi obtenu est recherché des Européens et possède un goût agréable *.
1. M. Payen, dans son Traité dé chimie, industrielle, décrit les propriétés chimiques de cette matière, à laquelle il a donné le nom de Gélose.
CULTURE ET FABRICATION DU THÉ En Chine et au Japon.
On sait que les Chinois et les Japonais font un grand usage du thé ; ils consomment cette matière sous forme d’infusion sans addition de sucre pi de lait. 11 est probable que l’infusion du thé agit comme une boisson légèrement excitante, et exerce une action bienfaisante sur des peuples généralement anémiés. Le thé bouillant est un stimulant précieux pour des populations débilitées par un régime alimentaire insuffisant, et affaiblies par un climat peu salubre; son infusion bouillante est aussi un rafraîchissant très-utile dans un pays où les chaleurs de l’été sont parfois accablantes; il calme rapidement la soif beaucoup mieux que toute autre boisson. Le thé permet aux Chinois de ne pas faire un fréquent usage en boisson des eaux naturelles souvent assez chargées de matières salines pour qu’il soit nécessaire, avant de les employer, de les purifier par l’addition d’une petite quantité d’alun.
En général les Chinois et les Japonais ne préparent pas le thé dans des théières comme on le fait en Europe et en Amérique; ils versent une petite quantité d’eau bouillante dans une tasse, et y jettent une pincée de feuilles de thé. Leurs tasses sont munies d’un couvercle, qui les ferme assez complètement pour arrêter les feuilles en décoction et les empêcher de parvenir dans la bouche.
Le thé que consomment les Chinois n’offre habituellement aucun rapport avec celui que nous prenons en France, et spécialement en Angleterre ou en Amérique ; on peut distinguer trois espèces de thés chinois: 1° thés verts préparés par les Chinois pour leur propre usage; *2° thés verts préparés pour l’exportation ; *2° thés noirs de diverses qualités.
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DK L’EMPIRE CHINOIS.