‹ Industries anciennes et modernes de l'empire chinoisChapitre 99 sur 115 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L’examen des nombreux faits que l’on vient de lire peut conduire aux conclusions suivantes :

1° Le régime alimentaire des ouvriers chinois est pauvre en aliments azotés, alibiles et réparateurs. En elïet, comme base fondamentale de leur nourriture, nous trouvons seulement le riz et les légumes herbacés. Les principes riches en azote, la viande et la chair de poisson, n’occupent qu’une place très-secondaire dans ce régime insuffisant.

Si l’on établissait un parallèle entre la nourriture adoptée par l’administration française pour les marins et les matelots confiés à sa surveillance, et celle qui est donnée aux ouvriers chinois, on serait frappé de l’énorme différence qui existe erftre les deux régimes. Du reste, depuis les remarquables travaux de MM. Payen, Dumas, Boussingault et autres savants physiologistes et praticiens, on peut, au moyen de données théoriques parfaitement définies, établir les bases d’une alimentation salubre et réparatrice; on peut calculer les proportions relatives d’aliments plastiques et respiratoires, nécessaires à la nourriture et à l’entretien de l’homme. L’administration française s’est fondée sur ces travaux intéressants, pour dresser, sous diverses formes, des tableaux résumant l’exposé d’une alimentation économique, mais suffisante. D’après ces résultats, qui jettent une vive lumière sur ces questions du plus haut intérêt, on peut conclure que la nourriture des Chinois n’est ni assez copieuse, ni assez substantielle pour un homme qui se livre aux rudes travaux de l’industrie.

Le régime suivi par les ouvriers fabricants de soie, à Hankéou, satisfait approximativement aux conditions d’une nourriture réparatrice; la somme des aliments utiles que ces artisans consomment ne diffère pas sensiblement de celle que l’on considère comme nécessaire chez nous pour compenser la perte de force due «à un travail quotidien; mais nous avons déjà fait observer que les ouvriers en soie sont privilégiés et que leur régime est tout exceptionnel.

2° Le prix des salaires et celui des matières premières comestibles est beaucoup moins élevé qu’en Europe.

D’après les documents qui précèdent, la dépense quotidienne que nécessite la nourriture d’un homme varie entre àO et 50 centimes de notre monnaie.

Le prix du salaire varie entre 85, 00 et 50 centimes par homme et par jour. Il va sans dire que nous parlons unique-

ment (les pays que nous avons visités et des industries qui . ont été l’objet de nos études*. P. C.

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