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malade, son mauvais état général, et surtout l’extension considérable des lésions apparaissent comme une contre-indication formelle à toute tentative de résection.
L’extériorisation est alors la seule éventualité possible, l’anse étant laissée hors de l’abdomen recouverte de compresses imbibées de sérum chaud. La réintégration secondaire, si elle est rendue possible par le retour à la normale, pourra être soit spontanée soit opératoire. | La persistance des lésions commandera la résection secondaire avec rétablissement de la continuité intestinale ou abouchement à la peau des deux extré- mités de l’anse.
Se 79000 = OBSERVATIONS
OBsERvVATION I
= Monsieur S..., âgé de 53 ans, a présenté le 7 novembre 1934, dans la matinée, une douleur subite dans l'abdomen
mal localisée, s’accompagnant de vomissements. Le malade
n’a pas été à la selle, mais dit avoir émis des gaz. Nous le voyons l’après-midi. En interrogeant le malade, on apprend qu’il est porteur depuis longtemps d’une hernie inguinale gauche assez volumineuse, mais qu’il rentre facilement. La douleur abdominale est apparue peu de temps après la réduction par lui-même de sa hernie qui était ressortie.
A l’examen on constate que le sac herniaire est vide, l’ab-
domen est uniformément sensible, légèrement contracturé.
Le diagnostic est hésitant. On pense à une réduction de la
hernie en masse, à la possibilité d’une perforation intesti-
nale, bien que l’abdomen ne soit pas très contracturé et que le malade dise avoir émis des gaz.
Laparatomie sous anesthésie générale au schleich, un peu
de liquide rosé dans l’abdomen. L’exploration du grêle montre qu’un segment intestinal d’une longueur de 30 cen-
timètres est renflé et tuméfié. Le mésentère correspondant est un peu infiltré mais présente des lésions nettes de mé-
sentérite rétractile. Il s’agit donc bien de l’anse sortant ha-
bituellement dans le sac.
Les lésions ne semblent pas assez marquées pour néces-
siter une résection; il s’agit, d'autre part, d’un malade gros
+ 2 pce ts
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et peu résistant. L’anse est réintégrée. On ne fait pas d’injection d’adrénaline; le rôle des médications antishoc ou antipasmodique n’étant pas encore connu. La cure de la
: à ref .
hernie n’est pas pratiquée pour ne pas prolonger l’intervention chez ce malade fatigué. Guérison normale.
OBsERvVATION II
Monsieur X.., âgé de ans a été pris le 7 juin 1937, vers 2 heures du matin, d’une douleur abdominale siégeant dans la région sous-ombilicale et la fosse iliaque gauche, s’accompagnant de vomissements. Depuis il n’a émis ni selle ni gaz.
Je suis appelé auprès du malade le 8:à 22 heures. Ils’agit d’un sujet gros et pléthorique, porteur ‘d'une hernie inguimale gauche. Il dit avoir rentré sa hernie sans difficulté quelques heures avant l’apparition de la douleur.
À l’examen le sac hermiaire est vide ; l'abdomen est:sensible sans maximum ‘douloureux ét se défend légèrement.
Examen des urines négatif.
Le :diagnostic est hésitant. Mais, me souvenant du cas précédent, l’hypothèse d’un infarctus intestinal:est émise.
Laparotomie sous-ombilicale à 23 heures, anesthésie :à lévipan, hquide rosé dans le péritome. re
Une anse intestinale, qui est vraisemblablement l’anse habituellement herniée, présente un infarctus met. Il existe ‘de plusrune brideiqui cravate l’intestim.et-quiest:sectionnée.
Injection d’adrénaline intramuseculaire, l'extension ‘de l’'infarctus et l’étatdu malade ne permettent pas de penser à une résection ; da coloration ‘de l’intestm :ne ‘paraît pas d’ailleurs devoir la commander. Fermeture:de la paroi.
Le lendemain, nouvelle injection :d’adrénalime. Lies jours suivants, de malade n’émet pas de gaz,de ventre se ballanne “t-on perçoit du clapotis imtestimal, ke 40, on-pratiquerune
iléostomie à la Witzel sous anesthésie locale. Les gaz et le liquide intestinal sont bien éliminés, mais l’état général du malade s'aggrave progressivement ; les urines sont rares et le décès survient quatre jours après.
-OBsERvATION III
:M.:B..., âgé de 61 ans, nous est adressé le:8 octobre 1937 pour une hernie inguinale étranglée. Le malade ne:s’est dé- cidé à se faire opérer qu'après avoir tenté lui-même-de multiples taxis et semble assez intoxiqué. Anesthésie générale à l’évipan (5 à 6 ce). L’anse intestinale herniée-est très congestionnée, mais on ne pouvait à ce moment parler d’infarctus:et elle est rentrée sans hésitation. Cure de la‘hernie scrotale. Le lendemain émission de selles diarrhéiques très sanglantes. Puis arrêt complet des gaz avec ballonnement qui nécessite le 10 une iléostomie à la Witzel.
Le diagnostic d’infarctus intestinal ayant été porté, des injections d’adrénaline sont faites. Nous n’avons pas cru pouvoir faire à cemalade une la parotomie en vue de l’extériorisation ou-de résection de l’infarctus-en raison de son état général très déficient qui a, d’ailleurs, continué à s’agraver et le décès est survenu le 14. Nous n'avons pu vérifier le diagnostic mais l’apparition d’une entérroragie importante après constatation de l’état congestif de l’anse étranglée, semble bien permettre de l’affirmer.
‘OBsERVATION :IV
M. D..., âgé de 72 ans. Ce malade est porteur de deux “hernies-inguinales maintenues par un bandage double. La hernie -droite sort peu, la gauche «est rentrée chaque matin pour application du bandage.