ETES
B. Parmi les fragments d’intestin prélevés, deux surtout sont démonstratifs. L'un a été pris à la partie moyenne du segment «infarci »; on note, dans la lumière du conduit, la présence d’un exsudat séro-sanglant et de polynueléaires répartis au milieu des globules rouges.
Les villosités ont perdu leur épithélium de revêtement, mais le dessin en est encore reconnaissable grâce à l'aspect infarctoïde de leur chorion. C’est en ce point que linfiltration sanguine atteint son maximum ; nulle part ailleurs les hématies ne sont en amas si confluents.
Exception faite, peut-être, pour la sous-séreuse, on remarque en effet, que, au niveau des autres tuniques, l’imbibition æœdémateuse prend le pas sur les hémorragies interstitielles qui, discrètes, éparses, ou réunies en groupes, véritables « pétéchies », sont de date trop récente pour qu’on puisse y distiguer les traces d’une transformation pigmentaire.
Dans les fentes celluleuses intermusculaires et dans la sous-muqueuse, se voient, par places, des leucocytes poly ou mononucléaires tassés les uns contre les autres.
Enfin, les vaisseaux que renferme la paroi sont sans altérations.
a) Sur un prélèvement fait aux limites de la lésion et de la zone intestinale macroscopiquement sain, on reconnaît les mêmes désordres, mais à un bien moindre degré.
L’épithélium des villosités est à peu près typique, à cela près qu’on y retrouve la fragilité cellulaire et l’ébauche d’une infiltration hématique.
Au contraire les mailles conjonctives de la couche sousmuqueuse sont dissociées, distendues par un œdème considérable, tandis qu’on ne surprend que de très rares petites hémorragies interstitielles éparses çà et là.