‹ Infarctus intestinal d'origine herniaireChapitre 22 sur 25 · APRES · texte numérisé non relu

APRES

- OgBservarion VI (Currizzer : Bulletin société de chirurgie, 1935).

Notremalade est un jeune indigène de vingt à vingt-cinq ans, entré d'urgence la veille à l'hôpital pour une assez volumineuse hernie inguinale étranglée depuis sept heures environ. Le chirurgien de garde est aussitôt prévenu, mais avant son arrivée, le malade, en pressant sur sa hernie, la fait rentrer. Lorsque le chirurgien de garde examine le malade quelques instants plus tard, il décide de s’abstenir de toute intervention d'urgence ; en effet, la hernie était grosse, récemment étranglée, les efforts du malade pour la réintégrer ont été minimes, le ventre est souple, le malade calme.

Le lendemain matin, douze heures plus tard, lorsque nous examinons ce malade dans le service du PT Consrarini, le tableau est tout différent. Des douleurs abdominales violentes sont apparues, le ventre très douloureux, ballonné, présente une contracture intense. Le sac hermiaire, vidé de son contenu, contient un peu de liquide. Le facies est vultueux, la température à 400, le malade est agité, couvert de sueurs abondantes.

Nous pensons à une péritonite par perforation d’un intestin sphacelé et décidons d'intervenir aussitôt.

Intervention le 29 septembre 1933, à 9 heures, sous anesthésie générale. Laparotomie médiane sous-ombilicale. Dès lincision du péritoine s’échappent un liquide séro-sanglant et une anse infarcie typique. Cette anse, qui forme deux boucles, est doublée de volume, lie de vin, luisante, d’aspect succulent,œæœdémateux, donnant à la palpation la sensation d’un parenchyme plein. Son méso est épaissi, in filtré, rigide, et présente le même aspect et la même couleur.

Il ne présente cependant cet aspect que dans sa portion juxta-intestinale et sur une hauteur réduite qui ne dépasse

pas cinq à six centimètres à mi-longueur des lésions. Les

Page 1