‹ Infections graves à pneumobacille de Friedländer: Leur traitement par l'association pénicilline-sulfamidesChapitre 14 sur 21 · DB ET · texte numérisé non relu

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et de situer dans les organes génitaux le foyer d’infec- ‘tion locale.

Au fond, il importe peu de connaître exactement le point de départ du germe. D’où qu’il vint, que ce soit du dehors ou de n'importe quelle cavité naturelle de l'organisme, le pneumobacille a, sans doute, à la faveur d'un traumatisme obstétrical septique, emprunté les voies génitales et traversant la circulation générale est allé rapidement se loger dans les méninges donnant lieu, par suite, à une méningite aiguë.

I1 découle de tout ce que nous venons d’exposer que dans notre cas c’est l’avortement provoqué qui fut la cause immédiate évidente de la méningite pneumobacillaire et que jusqu'ici il n'existait pas, dans la littérature médicale, d'autre exemple de cette origine obstétricale.

b) Sa gravité.

La gravité des infections pneumobacillaires a toujours préoccupé les médecins. Tous insistent sur leur pronostic fâcheux quelles que soient leurs formes cliniques.

Nous savons en effet que le pneumobacille de Friedländer, saprophyte habituel du rhino-pharynx, de l'intestin et des téguments peut, sous des influences encore mal définies, devenir hautement pathogène et déterminer des infections variées très disparates dont les septicémies — que ce soient les septicémies pures ou les septicémies à localisations viscérales prédominantes ou bien les septico-pyohémies à localisations multiples — . constituent les manifestations cliniques lee plus graves.

Le pronostic de ces 3 formes est en général considéré comme sévère.

Les septicémies pures évoluent le plus souvent-vers la mort. ARLOING, DUFOURT et LANGERON vont jusqu’à

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