LOS PES
dire que leur pronostic est fatal dans 80 % des cas. Roux estime que la proportion des cas mortels n'excède pas en moyenne 40 %. FLEURY rapporte 11 cas mortels sur 19, ce qui donne un taux de 58 % de mortalité.
Les cas de guérison s’obscrvent ie plus souvent dans les formes typhiques traînantes.
Le pronostic des septico-pyohémies à localisations viscérales multiples est encore plus sévère que celui des septicémies pures. La mort est l’aboutissant presque constant de ces formes; dans les formes subaiguës prolongées elle survient généralement au bout de plusieurs semaines.
Quant aux septicémies pneumobacillaires à localisations viscérales prédominantes, leur pronostic varie selon les localisations et les formes.
Dans ces dernières formes septicémiques, ce sont surtout les méningites aiguës qui détiennent le record de mortalité.
Il n’est besoin que de parcourir la littérature médicale pour se faire une idée de l’extrême gravité de la méningite pneumobacillaire. Presque toutes les observations cliniques de ces cas sont suivies de rapports d’autopsie.
Les formes aiguës de l’adulte payent le plus lourd tribut à la mort qui survient généralement dans un assez bref délai variant de quelques heures à quelques jours au plus. La récente statistique établie par Ed. BENHA- MOU, F. DESTAING, H. LÉONARDON et R. VARGUES évalue à 95 % le taux dé leur mortalité. On trouve certes quelques cas (quatre) de guérison signalés par PERRIER, LACOSTE et BoOIDIN, FRENEL et Karl ROTSCHILD, mais ils sont à l’heure actuelle fortement controversés. Le seul qui parmi ces 4 cas soit digne d’être retenu est celui signalé par Karl ROTSCHILD, qui, tant du point de vue clinique que du point de vue bactérioiogique, revêtait les caractères de la méningite pneumobacillaire aigué.
LD mu
Chez l'enfant la mortalité des méningites pneumobacillaires atteint aussi un taux très élevé. Mile MiPP1 en donne le chiffre de 91 % (2 cas sur 22).
Seules ont quelques chances de guérir les méningites subaiguës de l’adulte et celle des nourrissons.
c) Sa rareté.
Il est intéressant de rappeler en passant que les méningites pneumobacillaires se signalent non seulement par leur extrême gravité mais encore par leur extrême rareté.
MaLorY et WRIGHT dans leur statistique évaluent leur taux à 1 % de l’ensemble des méningites aiguës.
ARLOING, DUFOURT et LANGERON en compte 7 sur 100 cas des septicémies à Friedländer y compris les méningites pneumobaciliaires infantiles.
DENIS en cite 21 cas, SAUVEUR 5 et MOREL une dizaine environ. Mlle Mxpp1i, dans sa thèse de 1938, dit en avoir trouvé en tout 35 cas chez l'adulte et 22 cas chez l'enfant dans toute la littérature médicale.
BENHAMOU en signale 38 cas chez l’adulte.
Selon la plus récente statistique, on trouve dans toute la littérature médicale en tout et pour tout une quarantaine de cas chez l’adulte et 22 cas chez l’enfant d’après la statistique de Mlle Mrppri datant de 1938.
En résumé, il résulte de toutes ces considérations que le pronostic des septicémies pneumobacillaires est généralement sévère et celui des méningites en particulier et que ces dernières sont aussi d’une extrême rareté. ;
Envisagés de ce point de vue, nos deux cas graves d'emblée n'avaient en effet que peu de chances de guérison.
LA THERAPEUTIQUE
Pour combattre les infections pneumobacillaires bien des traitements ont été mis en œuvre, mais, dans la plupart des cas, ils s’avéraient décevants. Ils ont d’ailleurs varié selon les époques et la mode du jour :
En premier lieu, on utilisait le traitement symptomatique et le traitement général classique des grandes infections complété au besoin par les traitements spéciaux des localisations; ensuite la thérapeutique de choc . par des métaux colloïdaux (électrargol, eau peptonée à 10 %, lait, sang, pus aseptisé) ; l’abcès de fixation, la chimiothérapie (tryplaflavine, gonacrine à 1 %, sulfate de cuivre, salicylate de Na, uroformine, septicémine) ; le traitement spécifique par vaccins ou autovaccins ; sérothérapie; et en dernier lieu les sulfamides, la pénicilline et l’association des sulfamides et la pénicilline — dernière méthode thérapeutique inaugurée et appliquée avec succès par le Professeur agrégé GILBERT- DREYFUS contre les infections pneumobacillaires.
Nous passerons sur les anciennes méthodes de traitement qui ont déjà fait l’objet de bien des publications. Chacune d'elles, en son temps, a fait naître bien des espérances, mais la grande proportion de leurs échecs dissipa au fur et à mesure les illusions.
Nous nous arrêterons un peu plus longuement sur les 3 dernières thérapeutiques et en même temps nous donnerons un aperçu rapide sur leurs modes d’action respectifs.
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