‹ Infini et quantité: Étude sur le concept de l'infini en philosophie et dans les sciencesChapitre 11 sur 63 · Dumas, Leçons du Coll. de France , 6 et · texte numérisé non relu

Dumas, Leçons du Coll. de France , 6 et

2. Wurtz, Philosophie chimique^ p. 39. — Voir l'étude que M. Reuouvier consacre à ces deux savants : Crit. philos., n" 49, o« année.

L'INFINIMBNT PBTIT ET LA MAtIÈRR Ti

thelot inclinent à croire que, là où les lois chimiques expirent, les lois physiques, celle de la divisibilité entre autre.«, sont également abolies*. On peut affirmer, sans crainte d'être contredit, qu'aujourd'hui l'opinion des inflnitésimalistes est de plus en plus délaissée.

Dans l'ouvrage que nous avons eu déjà Toccasion de citer. Secchi s'exprime ainsi sur le sujet qui nous occupe • :

a Quand les chimistes eurent reconnu que les corps hétérogènes se combinent toujours suivant des proportions (Mnrminées, ils admirent bien vite que la matière était composée de corpuscules différents les uns des autres par le volame et par le poids, lesquels se combinaient entre eux en nombre toujours très simple et suivant des rapports peu nombreux, spécialement dans les combinaisons numérales inorganiques. Ces corpuscules furent nommés par la plupart des chimistes, atomes, et cela uniquement pour la simplification du langage, car ils regardaient leur division comme possible, et ils se servaient de ce mot pour désigner ceux qui manifestement étaient composés. Certains savants plus scrupuleux, voulant éviter Tantilogie des termes, abandonnèrent le nom d'atome et lui substituèrent celui d'équivalent, lequel était indépendant de toute idée théorique et représentait seulement le rapport des poids suivant lesquels les substances se combinent et se substituent l'une à Vautre d'une façon équivalente. Théoriquement, l'équivalent défini et multiple n'est explicable qu'en supposant la matière composée de centres distincts et simples .. On croit assez généralement que Ton outrepasse les justes limites de la théorie en s'élevant des équivalents aux atomes, mais c'est à tort. Le fait d'équivalence est une donnée expérimentale, et la constitution atomique est la

1. Synthèse chimique, p. 154. « La conception de particules indivisibles ou d*atomes, dit M. Berthelot, parait être la conséquence nécossair** des lois fondamentales qui président à la combinaison chimique. » L'auteur, toutefois, fait d'expresses réserves en ce qui concerne les hypothèses atomiques d'Avogrado et d'Ampère, hypothèses développée» par quelques savants contemporains.

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