‹ Infini et quantité: Étude sur le concept de l'infini en philosophie et dans les sciencesChapitre 25 sur 63 · LA DURÉE EN SOI · texte numérisé non relu

LA DURÉE EN SOI

déterminé qui mesure une série donnée de phénomènes successifs.

Comme ces phénomènes ne peuvent enfermer un nombre infini de phénomènes élémentaires, ils se résolvent de toute nécessité en éléments indécomposables. Autant de ces éléments, autant d'instants absolus.

Au regard de la rsdson, Tinstant absolu est affranchi de la durée, comme le point de l'étendue. Le parallélisme est complet

Les instants de la durée en soi, aussi bien que les points de rétendue en soi, ne sauraient être que contigus. Les instants réels en effet, marquant la trace des phénomènes élémentaires et leur servant de point d'attache dans le temps, se conçoivent comme distincts les uns des autres, et jouissent à ce titre d*une individualité relative ; par suite, ils doivent se grouper en nombres définis. Ces nombres, à la vérité, nous échappent, mais rien ne doit moins nous surprendre ; il nous suffit de savoir à priori que tout ce qui est conçu comme donné, doit être conçu comme déterminé.

Remarquons d'ailleurs que les phénomènes internes se succèdent dans la conscience sous forme d'unités discontinues. Chacun d'eux apparaît à son tour et s'éclipse. Autant d'apparitions, autant de coupures. Or ces événements peuvent se résoudre euxnnémes par l'analyse. Les unités primitives fourmillent alors d'unités nouvelles, grosses, à leur tour, d'autres unités cpie l'imagination renonce à suivre dans Tobscurité où elles descendent, mais dont la raison doit affirmer l'existence concrète et distincte. Que les moments qui leur correspondent et scandent pour ainsi dire leur passage, tendent alors à se fondre entre eux, et, en se rapprochant, à composer pour la conscience une trame unie, rien de plus explicable au point de vue phénoménal; mais, dans la réalité, ils doivent suivre la loi des phénomènes qui les engendrent, et ne peuvent être, pour cela même, que discontinus.

Cette conclusion froissera des préjugés opiniâtres. Il semble que les événements qui composent l'existence de chaque être

doivent se suivre sans intermittence, si l'on tient à lui conserver quelque ombre d'identité. Mais comment admettre sérieusement que la continuité soit dans les phénomènes? Loin de se serrer en un tissu uniforme, ils apparaissent disjoints; ils étonnent même par leurs disparates. Le principe de la permanence ou de l'individualité de l'être, que nous atteste la mémoire, est plus profond. C'est Tesprit luimême, l'esprit, capable de s'opposer dans son unité immobile à la multiplicité fugitive des événements, l'esprit, centre indivisible, où les phénomènes discrets et séparés plongent par leur racine, et prennent ainsi l'apparence de la continuité qui leur manque.

On dira sans doute : L'instant est un infiniment petit; c'est une limite qu'il est impossible d'atteindre. Toujours l'inévitable confusion entre l'abstrait et le concret, entre la géométrie et la nature ! Que la limite soit à l'indéfini dans l'abstrait, rien de plus naturel, puisque nous ignorons la loi de génération des grandeurs : qu'il en soit ainsi dans le concret, on ne saurait l'accorder, tout progrès devant y être réglé à l'avance d'une manière certaine et avec une rigueur absolue. Et cependant le malentendu tend sans cesse à renaître ! Le philosophe lui-même a besoin, pour s'en préserver, d'une attention soutenue. On se représente d'ordinaire une certaine fraction du temps comme une grandeur indéfiniment malléable qu'il est loisible à l'entendement de diviser et de subdiviser sans aucun terme; on fait donc de cette durée concrète une possibilité pure, ou plutôt on y enferme la possibilité indéfinie du contingent et du successif. Ce n'est là, nous le savons, qu'un épisode de la lutte que se livrent à chaque ins* tant au sein de l'intelligence l'imagination et la raison. Il est, à la vérité, plus aisé d'expliquer de telles confusions que de les prévenir. Dans le temps comme dans l'espace, l'imagination symbolise l'indéterminé par le continu : ce qui, pour elle, est sans nombre fixe, doit pouvoir subir des divisions en nombre quelconque : la seule durée qu'elle se représente est donc une durée telle qu'elle se résolve, à l'aide du procédé

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dichotomique qui lui est familier, en durables toujours plus courts, mais toujours renaissants. — La durée véritable, la durée en soi ne saurait être maniable à ce point. — Rebelle à cette loi de répétition qui résulte d'une nécessité toute subjective de l'entendement, elle ne connaît et ne peut connaître d'autres exigences que celles du mouvement rythmique des phénomènes qui marquent ses divisions réelles. Imaginer une durée continue à priori pour façonner à sa ressemblance la réalité durable, c'est philosopher au rebours des choses. On part d'un concept que l'esprit a extrait, en le raffinant toujours, de la représentation sensible, puis, remontant, au lieu de le descendre, le cours des phénomènes naturels, on entend modeler sur ce concept la réalité elle-même I On prend le résidu idéal de la représentation, pour une forme dont la chose €n soi doit porter l'empreinte !

Il faut le reconnaître : comme le sens, la conscience est obtuse; elle ne voit que par masses, elle devine plutôt qu'elle ne saisit d'une prise directe ces phénomènes intégrants, qui, à mesure qu'ils se simplifient, s'obscurcissent sous son regard : on dirait des fils multiples et compUqués d'un écheveau, qu'un œil attentif mais affaibli ne parvient plus à discerner. La nature, qui, en égard à l'imperfection de nos moyens de connaître, nous semble ne jamais se lasser de fournir, fournit donc, en effet, au sens intime, bien au delà de ses aptitudes subjectives à percevoir, et le champ de la vision intérieure nous parait occupé tout entier sans vide ni place possible, alors que d'invisibles phénomènes y tracent encore, dans la réalité, de multiples divisions. De là, pour la conscience aussi bien que pour le sens, l'illusion de la continuité, continuité toute relative, et qu'explique seul le point de vue phénoménal oii l'esprit se place. De Quincey vit cent ans en une nuit. Il faut donc que les intervalles se multiplient, que la conscience avivée et plus pénétrante voie défiler devant elle non plus les groupes, mais les unités, non plus les produits, mais les facteurs! Le temps paraît alors s'enfler : c'est que les instants de la durée sont plus nettement démêlés ; tels ces corps qui

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paraissent grandir au microscope, bien que le microscope ne fasse que les ramener à leur grandeur naturelle. Illusion, dites-vous. Que direz-vous donc alors de la rapidité foudroyante de l'électricité ou de la lumière? Que direz-vous de ces instants démesurément courts, auxquels répondent ou plutôt que créent leurs ondulations successives? Yu de ces atomes de durée, le temps prend des proportions immenses, gigantesques, mais que la raison refuse d'appeler infinies.

A l'extrémité opposée, l'infiniment petit, l'instant que la nature ne pourrait atteindre, n'est qu'une vaine idole, une de ces idoles de la caverne, où l'on ne touche que des ombres, où l'on n'embrasse que des illusions .

I^ monTement en sol on le monTement réel.

Absolu ou relatif, réel ou apparent, le mouvement ne saurait se concevoir que comme un produit. Outre l'idée de force, destinée à expliquer son origine, les deux facteurs qui le constituent essentiellement pour l'intelligence, sont les concepts de durée et d'étendue : étendue et durée purement Vitelligibles, s'il s'agit du mouvement idéal, du mouvement tel qu'on le définit en mécanique en vue de le soumettre au calcul; étendue et durée réelles, si l'on attache de préférence sa pensée au mouvement tel qu'il doit exister dans la nature, au mouvement en soi.

Une question préjudicielle et qui prime toute discussion est celle-ci : Le mouvement en soi, est-ce autre chose qu'une chimère? Depuis Parménide et Zenon d'Ëlée, qui imaginaient un monde compacte et sans divisions, bien des philosophes, pour des raisons différentes, l'ont nié ou contesté ; bien des savants ont fait à ce sujet d'expresses réserves. Pour ne parler que des temps modernes, après l'illustre auteur de la Critique, aux yeux de qui le mouvement n'était et ne pouvait être qu'un phénomène, Hamilton, Mill, Spencer, en Angle-

terre, ont très vivement critiqué Topinion qui lui prôte une réalité objective.

« On pousse un corps avec la main, dit M. Herbert Spencer \ et l'on voit qu'il se meut dans une direction définie. A première vue, il semble qu'il n'y ait pas moyen de douter de la réalité de son mouvement , ni de la direction qu'il suit. Cependant il est facile de montrer que non seulement nous pouvons avoir tort, mais que d*ordinaire nous avons tort de porter l'un ou l'autre de ces deux jugements. Voici par exemple un vaisseau que pour plus de simplicité nous supposerons mouillé à l'équateur, l'avant tourné vers l'ouest. Quand le capitaine va de l'avant à l'arrière, dan» quelle direction se meut-il? Vers l'est, répondra-t-on évidentment, et pour le moment cette réponse peut passer; mais oa lève l'ancre et le vaisseau vogue vers l'ouest, avec une vitesse égale à celle du capitaine qui marche vers l'est; dans quelle direction se meut à présent le capitaine quand il va de l'avant à l'arrière de son navire? Nous ne pouvons plus dire l'est, comme tout à l'heure, puisque, tandis qu'il va vers l'est, le vaisseau l'emporte vers l'ouest, et réciproquement nous ne pouvons pas dire l'ouest. Par rapport à l'espace ambiant, il ne bouge pas, quoiqu'il paraisse se mouvoir pour tout ce qui est à bord. Mais sommes-nous tout à fait sûrs de cette conclusion? Le capitaine est-il réellement toujours au même point? Quand nous tenons compte du mouvement de la terre autour de son axe, nous voyons que, loin d'être stationnaire, le capitaine voyage vers l'est à raison de 1000 milles par heure, de sorte que la perception de celui qui le regarde, pas plus que celle de celui qui tient compte du mouvement du vaisseau, ne se rapproche de la vérité. De plus, un examen attentif nous fera voir que cette conclusion corrigée ne vaut pas mieux que les autres. En effet, nous avons oublié le mouvement de la terre dans son orbite; comme il est de 68 000 milles par heure, il s'ensuit que, en supposant qu'il soit midi, le capi-

i. Herisert Spencer, Premiers principes ^ trad. Gazelles, p. 57.

taine se meut, non pas à raison de 1000 milles à Theure vers Test, mais à raison de 67 000 vers Touest. Et pourtant nous n'avons pas encore trouvé le vrai sens ni la vraie vitesse de son mouvement. Au mouvement de la terre dans son orbite, il faut joindre celui du système solaire tout entier vers la constellation d'Hercule, et, si nous le faisons, nous voyons que le capitaine ne va ni vers Test ni vers l'ouest, mais qu'il suit une ligne inclinée sur le plan de Técliptique et qu'il va avec une vitesse plus grande ou moindre (selon l'époque de Tannée) que celle que nous avons donnée. A cela il faut ajouter que, si les arrangements dynamiques de notre système sidéral nous étaient complètement connus, nous découvririons probablement que la direction et la vitesse du mouvement réel diffèrent encore considérablement des résultats obtenus. On voit donc /combien nos idées de mouvement sont décevantes. Ce qui semble se mouvoir est en réalité stationnaire; ce qui semble stationnaire se meut en réalité ; ce qui, d'après nous, se meut dans une direction, se dirige avec une rapidité plus grande dans une direction contraire. Nous apprenons ainsi que ce dont nous avons conscience, ce n'est pas le mouvement réel d'un objet, dans sa vitesse ou sa direction, mais son mouvement mesuré par rapport à un point donné, soit celui que nous occupons, soit tout autre. Cependant, en concluant que les mouvements que nous observons ne sont pas les mouvements réels, nous supposons implicitement qu'il y a des mouvements réels; nous corrigeons les jugements successifs que nous portons sur la direction et la vitesse d'un objet, et nous tenons pour certain qu'il y a une direction réelle et une vitesse réelle : nous tenons pour certain qu'il, y a dans l'espace des points fixes par rapport auxquels tous les mouvements sont absolus, et nous trouvons qu'il nous est impossible de nous débarrasser de cette idée. Néanmoins, le mouvement absolu ne peut être imaginé et moins encore perçu. Le mouvement considéré à part des conditions d'espace que nous lui associons d'ordinaire, est complètement inconcevable. En effet, le mouvement est un changement de lieu,

mais dans un espace sans limites le changement de lieu est inconcevable, parce que le lieu lui-même est inconcevable. Le lieu ne peut être conçu que par rapport à d'autres lieux, et, en l'absence d'objets dispersés à travers l'espace, un lieu ne peut être conçu que par rapport aux limites de l'espace : d*où il suit que dans un espace illimité un lieu ne peut être conçu, et que tous les lieux doivent être à égale distance de limites qui n'existent pas. — Ainsi, d'une part, nous sommes obligés de penser qu'il y a un mouvement absolu, et de l'autre que le mouvement absolu est incompréhensible. »

Certes, on ne saurait critiquer avec plus de force l'illusion de ceux qui prennent pour la réalité véritable le phénomène sensible et purement relatif. Devons-nous cependant, sur la foi de ce vigoureux réquisitoire, condamner sans appel et bannir à jamais de la raison, comme contradictoire, l'idée du mouvement en soi? Si l'on nous mettait en demeure, un premier scrupule nous arrêterait. — Le mouvement absolu, dites-vous, répugne à l'entendement : — comment alors se fait-il que le mouvement relatif l'implique de toute nécessité*? Nous voilà en face d'une de ces difficultés aiguës que, depuis les Elôates, les philosophes se transmettent sous le nom de paradoxes ou d'antinomies, mais que l'intelligence humaine, sous peine de se nier elle-même, n'a pas le droit de regarder comme insolubles. Le principe de contradiction exige en effet, tout milieu exclus, ou que le mouvement relatif puisse se concevoir comme indépendant du mouvement absolu, ou que le mouvement absolu existe : or la première supposition répugne à l'entendement. — Qu'est-ce que le mouvement relatif? — Le mouvement d'objets qui se déplacent par rapport à d'autres objets; purement phénoménal, il tombe sous le sens et s'offre partout à nos regards : c'est le mouvement du capitaine qui se promène sur son navire, du navire qui flotte sur TOcéan; nul n'a jamais contesté ni ne contestera jamais son existence. — Voyons maintenant ce qu'elle implique. — Il est certain que le mouvement, même relatif, est lié dans la nature à Texercîte et au déploiement de la force. Or la force est, à coup sûr, ce

qu'il y a de moins illusoire et de moins relatif au monde. Le capitaine qui se promène de l'avant à l'arrière de son vaisseau pendant qu'il est en marche, emploie à mouvoir ses membres une quantité d'énergie dont les résultats sont palpables, puisqu'il modifie, par suite d'efforts volontaires et répétés, les relations qu'immobile il eût entretenues avec les autres objets supposés fixes. Ce n'est pas tout : le capitaine se meut sur son vaisseau; le vaisseau se meut à la surface du globe, le globe dans l'orbite solaire, le soleil autour d'Hercule... et après?... Hercule nous entraîne-t-il lui-même à de nouvelles et incalculables distances dans l'espace? Soit encore. Mais de mouvement en mouvement pensez-vous aller jusqu'à l'infini ? Voilà ce qui serait vraiment inintelligible. Il faut s'arrêter, il faut

reconnaître la nécessité d'une limite fixe, et cette limite ne peut être que le terme absolu où tout mouvement relatif expire. La sphère spatiale qui enveloppe la somme des mouvements cosmiques est le point de repère que nous cherchons *.

Cette conséquence est rigoureuse si l'on veut bien prendre garde que le mouvement relatif dont Texistence est certaine deviendrait inexplicable dans l'hypothèse d'un progrès à l'indéfini : d'une part, en effet, on affirmerait la réalité positive d'une forme du mouvement, sous certaines conditions, et de l'autre, on déclarerait que la série de ces conditions toutes nécessaires pour l'amener à l'existence est inépuisable. N'estce pas là une franche contradiction dans les termes?

Mais alors comment concevoir le mouvement réel, le mouvement en soi? Il est certain que nous ne nous le représenterons jamais d'une manière sensible; ce qui est également positif, c'est qu'on essayerait en vain de prouver qu'il est irrationnel et absurde. — Une sphère immense, le monde; — comme trame, des points contigus * ; — parmi eux, flottant çà

1. Nous disons sphère pour plus de simplicité; on peut se représenter sous une forme plus capricieuse et bien autrement malaisée à définir, la limite des mouvements cosmiques.

2. Que de pareils points de repère puissent préexister aux choses c'est •ce qui est très loin de notre pensée; la réalité seule les détermine, et on ne les conçoit logiquement qu'après les éléments dynamiques dont ils marquent la trace actuelle ou possible.

et là, des unités dynamiques en nombre inimaginable ; — que faut- il de plus pour entrevoir la possibilité du mouvement réel? Dans ce vaste système où tous les rapports seraient exactement définis et mesurés par le nombre des points que la matière occupe ou qui s'interposent entre ses parties, le mouvement en soi résulterait d'un changement d*état qui n'a rien d'inintelligible. Tantôt les atomes isolés se groupent, tantôt ils se dispersent; ici des vides s'ouvrent, là des lacunes sont comblées. — Nous nous demandons ce que peut enfermer de contradictoire une pareille interprétation des choses. Certes on ne prétend pas que la science puisse jamais déterminer avec exactitude l'ensemble 'de ces relations mobiles et variées. Il faudrait, comme on dit, qu'elle fût au point, et, avant de se mettre au point, elle aurait dû épuiser la série entière des mouvements relatifs. Un tel espoir lui est interdit. Il n'est et ne saurait être réalisé que pour qui voit les choses du dehors, pour Dieu, le géomètre par excellence, et comme le dit si justement Aristote, le seul véritable philosophe *.

Soit, dira-t-on *, mais ce lieu des mondes n'est pas en luimême déterminable. En êtes- vous certain? Ne peut- on avec quelque vraisemblance soutenir qu'il est au moins déterminé par l'espace imaginaire qui l'enveloppe, et qui, pour la pensée, représente le système des relations possibles entre des mondes virtuels? L'univers ne saurait être conçu comme infini; il faut donc que les réalités qu'il enferme aient leurs limites et que, par suite, le lieu réel n'ait plus de relations qu*avec le lieu idéal qui le circonscrit. Il est vrai que cette conception prête à la critique, car le lieu idéal étant sans bornes, on ne voit plus comment y déterminer le lieu réel. Allons donc au delà, et faisons observer que les associations habituelles de l'esprit humain, si utiles dans le détail des phénomènes, n'ont plus rien à voir avec l'ensemble des choses. Qu'on demande le rapport des parties aux parties, dans un tout donné, on en a

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