Uialonj o/ l'rices, t. II, p. lUl
î. Smart, Economie Annub, t. II, p. 115.
68 LES EXPÉRIENCES INFLATIONNISTES
incendies. Cependant, les fanatiques qui les allumaient ne poussaient pas la logique jusqu'à briser les charrues.
Les chiffres du commerce extérieur confirmèrent la prospérité de l'année 1822; les importations s'élevèrent à £ 30.531.000 le même chiffre qu'avant la guerre ; les exportations de produits britanniques furent de £ 36.966.000; les réexportations de £ 9.227.000. Les exportations de ,coton avaient augmenté de 10 0/0, celles de toile de 12 0/0, celles de lainages de 13 0/0^ de quincaillerie de 17 0/0.
La seconde enquête de Peel montra, en 1823, une grande augmentation de constructions; la taxe des pauvres avait diminué dans chaque paroisse ; les salaires avaient augmenté, ceux des filateurs de coton fin étaient de 30 sh. par semaine, des tisseurs de 20 à 28 sh. Partout les ouvriers étaient occupés -
En 1824, le discours du trône célébrait la prospérité de l'agriculture et le Parlement n'entendait pas de plaintes de sa part, ce qui prouve qu'en dépit des prédictions de Cobbett, la reprise des paiements en espèces, le « resserrement de la monnaie » ne l'avait pas ruinée.
Le professeur Cannan a réédité en 1919 chez P. -S. King and Sons à Londres sous le titre de The papcr pound of 17 97-1 82 J le rapport du Bullion Committee. Il termine l'introduction^ où il fait un rapprochement entre 1797, 1821 et l'époque présente, par cette phrase : « Lorsque les écailles
tomberont des yeux, les gons ne crieront plus à leurs gouvernements de pendre les profiteurs, mais de brûler des billets et de continuer à en brûler jusqu'à ce que le restant en circulation achète autant dor qu'avant la guerre. »
On ne peut que s'associer à celte conclusion. Le tout, c'est de commencer. Pour cela, il faut avoir un budget en équilibre. Car l'incinération pure et simple de billets serait une véritable farce si l'on en émettait de nouveau pour des besoins de trésorerie'.
1. En 1792, le Consolidé était en octobre à 90, en janvier 1"93 il tombe à "5 et se maintient à ce cours. De 1793 à 1801 (paix d'Amiens) l'Angleterre avait dépensé 420 millions £ dont 60 0/0 pour la guerre et la marine, 30 0/0 pour la dette. 56 0/0 furent obtenus par l'impôl. Le Trésor paya 4 1/2. 5 1/2, 6 3 i, puis en 1800 4 3/4 û/0 aux capitalistes. Le Loyalty Loan de 1"93 mis en souscription publique produisit 18 millions mais perdit jusqu'à 14 O'O, sans qu'un souscripteur se dérobât. Durant cette premiàre période, la guerre coûta 28 millions par an. De 1804 à 1816, elje coûta 62 millions £. Les vingt-trois années de guerre ont absorbe 826 millions, la dette 262 millions. De 1792 à 1817, on emprunta 1.315 millions, dont on remboursa 881 millions. Dans ces vingt-trois années, le capital de la dette progressa de 240 à 850 million?.