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l'étalon monétaire et les monnaies 1
même quantité et au même titre de métal : ce dernier procédé a été employé par presque tous les rois de France. Philippe-le-Bel déclarait, par quelques lignes sur un parchemin, que le marc d'argent (245 gr.) qui valait o livres tournois en valait 12.
On disait alors que le souverain « avait augmenté la monnaie ». Dans le cas contraire, il la « diminuait » alors qu'en fait, il en augmentait la valeur.
Ces procédés étaient des violations de la fixité qui doit être le caractère de Vétalon monétaire comme de tout autre étalon. Le public avait raison de flétrir les rois qui y avaient recours.
Dans son Traité de la Première Invention des Monnaies, Nicole Oresme, conseil de Charles V, dit : « Il convient et est chose propre à ung prince de condamner et punir les faulx monnoyeurs. Comment donc ne doibt pas celuy avoir grand vergoigne, se on trouve en luy la chose qu'il debvroil pugnir enungaultrepar très laide et infâme mort. »
Mais les rois continuèrent à ne pas se considértîr comme de faux monnoyeurs. Ils pensaient qu'ils usaient tout simplement du droit qu'ils avalent de tixer la valeur de l'étalon monétaire.
Voltaire' félicite Colbert de n'avoir poussé la valeur monétaire du marc d'argent de 26 francs, où il l'avait trouvée, qu'à 27 et 28; mais il ajoute :
« Après lui, dans les dernières années de Louis XIV, on étendit celte dénomination jusqu'à 40 livres idéales : ressource fatale par laquelle le