‹ Inflation et déflationChapitre 41 sur 74 · Août : Bank Uoliilay · texte numérisé non relu

Août : Bank Uoliilay

6 Août : Loi créant les Currency Notent.

LA POLITIQUE FINANCIÈRE DE l'aNGLETERRE 173

des billets du Trésor, comme le conseilla VEconoinist à celle époque el aurail évilé Texisteiice d'un papier nouveau qui fut une source d'inllation et dont le retrait sera onéreux.

Ce furent principalement les caisses d'épargne qui profitèrent de la facilité d'obtenir des billets du Trésor, comme on le voit dans le tableau cidessous. Depuis 1920, elles n'y ont plus recours.

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Août 26 1911. Dec. 30 . . .

Dec. 29 1915.

Dec. 27 1916.

Dec. 26 1917.

Dec. 31 1918.

Mars 26 1919.

Juin 2o . . .

Oct. 1. . .

Dec. 31 . . .

Mars 31 1920.

Juin 30. . .

Sept. 29. . .

Dec. 29. . .

Mars 16 1921.

Dès qu'il le fut possible, le Gouvernement institua une réserve d'or en vue du remboursement futur. Le 30 décembre 1914, elle était de £ 18.o00.000, soit 48 0/0 de l'émission. Les émissions augmentant, on la porte à 28 millions et demi, chiffre auquel elle est restée. En 1919, on y a ajouté une réserve en billets de la Banque d'Angleterre remboursables en or, qui est de 19.450.000 £ et avec l'or représente 140/0 de l'émission au 16 mars 1921.

En 1919, sur la recommandation du Committee on Currency and Foreign Exchange, il fut décidé qu'on limiterait à l'avenir, l'émission fiduciaire des Currency Notes (c'est-à-dire la partie couverte uniquement par les fonds publics déposés, non par de l'or ou des billets de la Banque d'Angleterre) au chiffre maximum atteint dans l'année antérieure, soit £ 320.600.000 en 1920, 317.553.200 en 1921. C'est un procédé automatique de ne pas laisser accroître le papier monnaie. Celui-ci n'a pas été populaire au début. Si des billets de £ 1 avaient existé ou si l'émission en eût été légale comme on Ecosse et en Irlande, on aurait pu ne pas créer des billets du Trésor.

Billets de la Banque, billets du Trésor durant tout le cours de la guerre ont continué à être remboursables en or. Le public, à la suite de la propagande patriotique, s'est abstenu de venir présenter ses billets d'autant plus que ceux qui ont cherché à se procurer de Tor pour la refonte et l'exportation ont été soumis à une surveillance. Pendant la guerre, l'exportation de l'or n'a pas été défendue à

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cause de l'élévation du fret et du coût de l'assurance qui agissaient d'une façon prohibitive. En 1919, l'exportation de l'or sans licence a été prohibée.

Nous avons expliqué plus haut le mécanisme par lequel l'intlation s'est infiltrée dans l'organisme anglais, d'une façon moins visible et plus subtile qu'en France et qu'en Allemagne. La création de £ 3fiO millions de Currencij Notns y a contribué. Mais ce sont surtout les créations de crédit, consécutives aux paiements faits au compte de l'Etat et par celui-ci, qui ont amené la hausse des prix, des salaires, tous les phénomènes dont les professeurs Shield Nicholson, Pigou, Cannan ont signalé les progrès et les dangers.

Chronologiquement, l'accroissement des signes monétaires et des moyens de payement a précédé la hausse. Au début, la période d'incubation a duré cinq mois. L'inflation a eu sa source dans l'énorme développement du crédit gouvernemental qui n'est devenu utilisable que morcelé en instruments de payement. Les dépôts dans les banques ont augmenté surtout par suite des augmentations d'avances plus que par suite des épargnes.

On peut suivre dans le bilan des banques la répercussion des opérations de crédit de l'Etat et suivre le développement de l'inflation en étudiant les différents chapitres. On invoque les changes étrangers comme la véritable mesure de la dépréciation de la monnaie nationale; on trouverait une indication analogue en comparant les valeurs et les

quantités de marchandises importées de première nécessité comme le blé, la viande, le sucre, le thé, le coton, la laine en 1913 et en 1919. On sera effrayé de la comparaison.

Aujourd'hui on condamne, sinon la création des Treasury Notes, du moins leur maintien en 1915 et l'abus relatif qu'on en a fait.

L'Angleterre, à en juger par les manifestations de l'opinion publique, par l'avis des hommes d'affaires et même d'une commission d'étude instituée par le Congrès des Trade Unions, est en faveur d'un retour à la bonne et saine monnaie. Comme l'a écrit le professeur Nicholson, dans son volume sur l'inflation: We want ta get back not only to hard money, but to hard thinking. We must realise that waste of war can be made good by hard Work and not by soft money. « Nous avons besoin de revenir non seulement à la monnaie dure, mais à la façon dure de penser. Nous devons comprendre que seul le travail dur peut corriger le gaspillage de la guerre, et que la monnaie molle (papier) est impuissante ».

C'est un symptôme à retenir que la limitation de la circulatien des Currency Notes et que les efforts pour rembourser et amortir la dette et pour mettre un frein aux avances de la Banque d'Angleterre.

Il ne faut pas oublier l'effort qu'a fait l'Angleterre en faisant payer 36 0/0 des dépenses par l'impôt et seulement 61 0/0 par l'emprunt. La richesse du Royaume-Uni était évaluée à .t: 14.500 millions avant

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la guerre ; en monnaie enflée, elle poul sembler do 24.000 millions; elle a diminué du milliard de titres revendus à l'étranger, elle est grevée d'une dette d'un milliard envers l'étranger qu'elle n'aurait pas à supporter, si elle n'avait pas fait à ses alliés des avances de 1.066 £ millions pour les besoins d'une guerre commune contre un ennemi commun.

La première émission de bons du Trésor fut de £ 15 millions le 19 août 191 1, le premier emprunt en 3 1 2 fut de 3oO millions à 9.5. Il disparut en grande partie à la suite d'une conversion à rebours, lors de l'emprunt 41/2.

A la fin de décembre 1919, la dette anglaise s'élevait à 8.078 millions dont 19,39 0/0 à ua an, 20,89 0/0 entre un et cinq ans, 55,11 entre cinq et soixante ans, 4,04 0/0 étaient perpétuels.

Depuis lors elle a été réduite à £ 7.7.S5 millions, dont 3.127 millions pour la dette fondée et à long terme, 4.608 millions pour la dette à court terme et flottante. Le service de TintértU exige £ 340 millions, l'amortissement 210 millions.

Ces indications sur la dette publique, sont à leur place dans une étude de l'inflation \

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