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LES ARGUMENTS DE M, MAC CULLOCH

cinquièmes du salaire réel de 1860. En 1800, la capacité d'achat du salaire avait augmenté de 75 0/0.

6* La réduction de la monnaie, l'assainissement de la circulation, en diminuant les exportations, en augmentant les importations, aura un effet favorable sur le change.

Bépome. — En 1861, Mac Culloch fait observer que la détérioration du change stimulera l'exportation, réduira les importations, mais que cet avantage est contrebalancé par un accroissement de dépenses pour l'Etat et les particuliers,, et cela pour la cause même qui agit sur le change. La hausse des prix des Etats-Unis en 1861, malgré la désorganisation du change, entrava l'exportation, stimula l'importation, créa un solde en faveur de l'Europe et fut un obstacle à la reprise des payements en espèces.

A ces arguments du secrétaire de la Trésorerie américaine, que les événements survenus depuis soixante ans ont confirmés, on peut en ajouter d'autres fondés sur l'observation des phénomènes économiques.

La prime à l'exportation par suite de l'avilissement de la monnaie est très passagère, à moins de s'aggraver constamment. L'écart favorable à l'acheteur étranger disparaît dès que le change devient plus stable. Le bénéfice va rarement aux producteurs : il est intercepté en route.

Cette facilité passagère d'exportation coûte très

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cher : un pays à monnaie surabondante, à change avarié, est dans un état anormal. On s "est fait illusion lorsque cet état morbide a été celui de pays à grand développement comme l'Amérique du Nord après la guerre de Sécession, comme la Russie, comme l'Argentine. Avec un change meilleur et stable, ils auraient acheté à meilleur marché l'outillage nécessaire et emprunté à meilleur compte.

Au point de vue des finances publiques, y a-t-il quelque chose de pire que l'incertitude résultant des fluctuations du change, quand il existe une dette extérieure libellée en monnaie étrangère et que la monnaie nationale est dépréciée. '

Ce fut l'un des grands mobiles de la réforme monétaire russe, que de donner la sécurité et la stabilité au budget, au commerce, de permettre l'arrivée de capitaux en Russie, en leur assurant les conditions du rapatriement.

Un pays possédant une bonne monnaie s'enrichit.

Les difficultés avec la main-d'œuvre sous le régime de l'inflation, celle du ravitaillement alimentaire et industriel ont des répercussions que ne compense pas le soi-disant avantage résultant de l'incitation à exporter. L'instabilité des prix rend difficile la conclusion des marchés de longue durée».

i. \]n argument capital en faveur de i.'i déflation, c'est qu'il existe, eu l<'raQce, uue dette étrangère de 30 milliards Ue francs au pair, de 90 milliards au cours du cLiange.

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En 1894, le gonvernoniont indien déclara qu'un pays ne fait pas de bénéfice dans le commerce international, par la dépréciation de l'étalon monétaire, et que le surplus de prix qu'il reçoit en apparence pour ses exportations est compensé par l'excédent qu'il paye pour ses importations.

Le producteur d'articles exportés peut faire un bénéfice accidentel et temporaire, aux dépens de ses ouvriers et de ses autres créanciers qu'il paye en monnaie intérieure.

Ce bénéfice temporaire est compensé par une tendance à la surproduction, à des réactions, à des crises, par la possibilité de baisses et de hausses soudaines qui déjoueront les prévisions, rendant plus difficiles les relations entre des pays qui nont pas le même étalon.

Dans les pays à change avarié, comme le furent le Japon, les Indes, la Chine, qui profitaient soi-disant de la prime à l'exportation, la condition des ouvriers ne s'était pas améliorée. Le salaire réel s'était ressenti de la détérioration de la monnaie.

Après avoir pris connaissance du rapport de Mac Culloch, la Chambre des représentants, en 1865, vota une résolution adoptant les vues du secrétaire d'Etat sur la nécessité de restreindre la

M. Chamberlain, en exposant le budget de 1921-22, a insisté sur la nécessité de se débarrasser de la dette extérieure qui draine les ressources nationales, déprécie le change, alTaiblit le pouvoir d'achat et ruine le crédit pul)lio et privé dans le monde.

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circulation en vue de la reprise des payements en espèces, aussitôt que la situation du pays le permettrait*.

i. M. Fernand Maroni,daas le Journal des Débats, notamment le 12 et le 19 mars 1921, avec son acuité habituelle, a montré le péril de l'inflationnisme, qui aboutirait à la dépréciation voulue du franc. Pour être efficace, il faudrait pour assurer le succès de cette détestable politique, pour rendre le nouvel étalon efficace, prendre les mêmes mesures que celles qui seront nécessaires pour le retour à l'ancienne bonne monnaie. 11 n'y a pas d'encaisse métallique qui puisse résister, si le solde du doit et avoir international est passif d'une façon continue. Il ne s'agit pas de la balance commerciale. Il faut que les capitaux étrangers déposés dans le pays puissent être retirés sans perturbation, en cas d'affaiblissement du franc. Si celui-ci signifie la stabilisation temporaire du change, il y aura l'exode d'une partie des capitaux placés en bons de la Défense nationale. Les inflationnistes, qui ont la phobie de la déflation, ne semblent pas avoir envisagé toutes les répercussions.

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