LES MOYENS DE DÉFLATIOM
d'une banque d'émission mondiale, rejeter toute idée de contrôle financier international.
Si avantageux qu'il puisse être de consolider les marks se trouvant à l'étranger, il n'est pas encore possible de présenter un plan d'ensemble. On doit souhaiter la collaboration du capital étranger, mais prendre des précautions pour qu'il ne puisse dominer par la majorité des actions dans les entreprises.
Tant que le chiffre des réparations n'est pas fixé, on ne saurait procéder à la consolidation de la dette flottante. Celle-ci peut être facilitée par la prompte rentrée du prélèvement sur les fortunes (7ïot opfer). On ne peut procéder simultanément avec celui-ci à un emprunt forcé.
Le président du Crédit foncier de Prusse a insisté sur la nécessité de faire rentrer les impôts, notamment le prélèvement sur les fortunes. Les redevables paient en monnaie dépréciée. Plus il en rentrera, plus la situation s'améliorera. Les classes ouvrières supporteront plus aisément des taxes indirectes lourdes que les effets désastreux de l'inflation. M. Warburg, àla fin de la discussion, a repoussé énergiquement toute dévalorisation, toute atteinte à la valeur nominale du mark et il a rallié le Congrès à cette opinion'.
1. A la fin d'octobre, l'encaisse de la Reichsbank était de 1.091 millions en or, 20.2 milliard.s de billets des Caisses de prêts et de papier monnaie; 47.2 milliards d'effets du Trésor et du Commerce; les billets en circulation sont de 62 milliards de Marks en ) 920.
214 LA DéFLATIÔN
Nous avons donné le résumé du rapport de M. Warburg pour montrer comment on envisagait la question en Allemagne.
Nous publions les conclusions du rapport de Lord Cunliffe, ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre au nom du committce on currencij and foreign exchange afler the ivar.
Cette commission fut chargée d'examiner la condition où se trouvaient après la guerre, la circulation monétaire et les changes étrangers.
Voici le résumé de ses conclusions :
« Avant la guerre, le pays possédait un étalon d'or complet et réel. Les dispositions du Bank Act de i844 fonctionnaient automatiquement pour corriger le change défavorable et entraver une expansion non justifiée du crédit. Pendant la guerre, les conditions nécessaires au maintien de cet étalon ont cessé d'exister. La cause principale, s'en trouve dans le développement du crédit résul-' tant des emprunts faits par le gouvernement à la Banque d'Angleterre et aux autres banques pour] les besoins de la guerre. L'émission non limitée des Currency Noies a été à la fois la conséquem inévitable et la condition nécessaire de cette croissance de crédit.
« A notre avis, il faut que, après la guerre, les' conditions nécessaires au maintien d'un étalon d'or véritable soient restaurées sans retard. A moins que le mécanisme qu'une longue expérience a montré être le seul remède efficace contre une
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balance défavorable du commerce, ne soit remis en fonctionnement, il y a un grand danger d'une expansion progressive de crédit qui aboutira à un drainage étranger d'or menaçant la convertibilité de nos billets et mettant en péril la position commerciale internationale du pays.
« Les conditions préalables du rétablissement du véritable étalon d"or sont :
a) La cessation des emprunts gouvernementaux aussitôt que possible après la guerre. Nous recommandons quà la date la plus rapprochée, il soit créé un fonds suffisant alimenté par les recettes en vue de l'amortissement (remboursement) de la dette, afin de réduire régulièrement, annuellement les engagements en capital, notamment ce qui constitue la dette flottante.
h) Le mécanisme reconnu, à savoir le relèvement et l'application eflQcace du taux d'escompte de la Banque d'Angleterre, qui avant la guerre agissait pour entraver le drainage d'or vers l'étranger et l'expansion spéculative du crédit à l'intérieur doit être maintenu en ordre de bon fonctionnement. Cette nécessité ne peut pas et ne doit pas être évitée par la tentative de continuer après la guerre de bonifier des taux différents d'intérêt pour les capitaux indigènes et étrangers '.
c) L'émission fiduciaire de billets à découvert
1. Cette pratique avait été introtluile pour attirer et maintenir les dépôts de l'étranger.
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(sans contre partie métallique) doit être une fois de plus limitée par une loi. L'arrangement en vertu duquel les dépôts à la Banque d'Angleterre peuvent être échangés contre des Currency Notes à cours légal, sans affecter la réserve de la Banque d'Angleterre, doit cesser le plus tôt possible... Nous recommandons que l'émission de billets (excepté ce qui concerne les droits existants pour les banques privées et sous réserve de dispositions spéciales pour l'Ecosse et l'Irlande,) soit entièrement dans les mains de la Banque d'Angleterre. Ces billets devaient être remboursables seulement à Londres et avoir force libératoire {légal tende?') dans tout le Royaume Uni.
« En ce qui concerne le contrôle de l'émission, la Commission est d'avis que tout en maintenant l'obligation de rembourser en or, à vue, billets de la Banque d'Angleterre et billets de la Trésorerie; il n'est ni nécessaire ni désirable de reprendre de bonne heure, la circulation intérieure de pièces d'or. Tandis que l'importation d'or sera affranchie de toute entrave, il y aurait avantage à faire connaître à la Banque d'Angleterre toutes les exportations d'or. Les exportations d'or seront subordonnées, à la condition que monnaies ou métal aient été obtenus de la Banque à cet effet. La Banque serait tenue de fournir l'or à exporter contre ces billets. En vue de retirer de l'or de la circulation, les réserves d'or du pays devraient être déposées dans une institution centrale. Les banques privées devraient transférer