‹ Inflation et déflationChapitre 55 sur 74 · LES MOYENS DE DÉFLATION · texte numérisé non relu

LES MOYENS DE DÉFLATION

l'or qu'elles détiennent à la Banque d'Angleterre'. )^

La commission réagit contre les critiques formulées à maintes reprises à l'égard du Dnnk Act de IS4 U en dernier lieu, par Sir Ed. Holden . Elle demanda le maintien du principe restrictif de la loi, la fixation d'une limite au delà de laquelle tout billet devait être émis seulement contre l'or; elle demanda le maintien de la division entre le* département d'émission et celui de banque^ de la forme actuelle des bilans hebdomadaires. Elle recommanda de maintenir en vigueur, avec les sauvegardes étroites contenues dans le Currency and Bank Notes Act de 491 4, la faculté en cas de crises, d'accord avec la Trésorerie, d'émettre des billets temporairement au delà de la limite légale. Elle indiqua comme désirable d'atteindre pour la réserve d'or centrale tout d'abord 150 millions ^, jusqu'à ce que ce chiffre eût été atteint et maintenu parallèlement avec une condition de change étranger satisfaisante, et de suivre la politique de réduire avec précaution le montant des Currency Notes sans couverture métallique.

« Lorsque des réductions auront été faites, le maximum de la circulation dans une année servira de maximum à celle de l'année suivante, réserve faite de circonstances exceptionnelles. On pourra

1. Sur la nécessité d'user des variations de l'escomple pour attirer ou retenir l'or, voir Mélhoiles employées au A7.V« siècle pour revenir à la bonne monnaie, par Arthur Raffalovich, Paris 1900, page 26 et suivantes.

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reviser ces recommandations lorsque les changea auront fonctionné normalement sur cette base de £ 150 millions. Jusqu'à ce que les dimensions futures de rémission à découvert du papier monnaie de l'Etat auront été déterminées, il n'y aura pas lieu d'en opérer le transfert à la Banque d'Angleterre. Dans l'intervalle, les Currency Notes demeureront un papier de l'Etat. De nouveaux billets seront émis non plus contre des fonds publics, mais contre des billets de la Banque d'Angleterre. Lorsqu'il sera possible de donner une couverture aux Currency Notes émises à titre fiduciaire, on emploiera aussi à cet effet les billets de la Banque d'Angleterre. Les demandes de nouveaux signes monétaires retomberaient par la voie normale sur le Banking Department. Lorsque la portion fiduciaire (à découvert) des Currency Notes aura été réduite au montant que l'expérience montrera compatible avec le maintien d'une réserve centrale d'or de loO millions £, les Currency Notes en circulation serontretirées et remplacéespardes petites coupures de la Banque d'Angleterre. »

On voit la préoccupation de faire disparaître le succédané des billets créés en 1914, de lui donner au moins comme couverture sinon de l'or, tout au moins le billet delà Banque d'Angleterre, toujours remboursable en or et dont l'émission est soustraite à l'action gouvernementale.

Dans le rapport final, la Commission alïïrma que rien dans les expériences do la guerre, n'a contredit les leçons antérieures à savoir que l'adoption

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des signes monctaircs non convertibles à volonté en or ou en monnaie exportable conduit dans la pratique à des étnissions excessives ^détruit la mesure de la valeur d'échange, entraîne une hausse générale des prix et un mouvement adverse dans les changes étrangers.

L'interdiction d'exporter de l'or a pu maintenir en apparence la convertibilité nominale des Currency .Yo^'s: celle-ci n'a pas eu grande signification. La faiblesse des changes provient des conditions du commerce, mais la dépréciation de la livre sterling à New-York et ailleurs est une conséquence de l'inflation du crédit. Celle-ci n'est pas seulement l'héritage de la guerre et des emprunts de l'Etat, mais aussi le résultat de la politique qui maintient le taux de l'intérél à Londres au-dessous des taux en vigueur dans d'autres centres financiers importants *.

« Augmentation de la production, cessation des « emprunts du gouvernement^ diminution des « dépenses publiques et privées, sont les éléments « essentiels de la guérison.Il faut les associer avec « la restauration des méthodes d'avant-guerre, et « contrôler le système de circulation et de crédit « en vue de rétablir prochainement le libre marché « de l'or à Londres- ».

1. Bien que nous ne tenions pas à abuser des citations, on peut retenir ce qu'a écrit Pigou en février 1920 : l'écart entre, le produit des impôts et des emprunts prélevés sur l'épargne et les dépenses a été comblé par des prélèvements dissimulés sur la nation, en manipulant le crédit et la monnaie.

2. La commission recommande de cesser l'abus des avances, sur anticipation de recettes, à l'Etat.

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Toute la politique financière des Etats est dominée aujourd'hui par la nécessité de dégonfler les prix et pour cela de réduire la dette publique ou tout au moins d'espacer les échéances de façon qu'elles n'exposent pas le budget à des à-coups imprévus. C'est dans cet esprit que le Chancelier de l'Echiquier offrit, en mai 192J, aux porteurs de £ 632 millions de ISational War Banks 5 0/0 échéant entre 1922 et 1923, du 3 1/2 0/0 garanti contre toute conversion ou remboursement avant 1961 et cela en quantité suffisante pour donner o,60 ou 3,73 0/0 l'an à ceux qui convertiront leurs titres. C'est l'amorce d'opérations futures. Malgré l'attrait des conditions off'ertes seulement £ 148 millions ont été convertis.

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