‹ Influence de l'agitation sur les champignons inférieursChapitre 26 sur 39 · EN · texte numérisé non relu

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lium blanc. Le neuvième jour, les têtes fructifères noires sont en telle quantité que le mycélium blanc n'est plus visible. Les caractères microscopiques sont ceux énumérés plus haut.

Culture agitée sur Raulin gélatiné. — L'allure générale et les caractères microscopiques sont les mêmes que sur Raulin gélatiné fixe. Il en est de même si l’on supprime la pesanteur par un mouvement circulaire.

Culture fixe sur Raulin simple (semis en surface, à l’aide de conidies provenant d’une culture fixe sur Raulin gélatiné). Quatrième jour, petites colonies punctiformes, blanches, à la surface du liquide. Sixième jour, les colonies s’étalent et forment un voile qui ne couvre pas complètement la surface du milieu. Auitiéème jour, petits points noirâtres qui ne sont autre chose que des têtes fructifères. Dousième jour, voile devenu noirâtre par suite de l'abondance des appareils reproducteurs. Dix-septième jour, chute de la culture au fond du liquide. À l'examen microscopique, rien de particulier à signaler.

Culture fixe sur Raulin simple {semis en profondeur, avec des conidies provenant d’une culture fixe sur Raulin gélatiné). Sixième jour, début de germination annoncé par de petits filaments blanchâtres en suspension dans le liquide. Dixième jour, mycélium blanc formant un amas floconneux qui ne tarde pas à gagner Le fond du matras ; ces caractères se maintiennent pendant plus d’un mois.

A l'examen microscopique, le mycélium est formé de filaments assez fins ramiliés et cloisonnés régulièrement. Certains présentent des renflements de distance en distance, renflements irrégulièrement piriformes àmembrane quelque peu épaisse et renfermant des sphérules très réfringentes; la majeure partie du mycélium estconstituée par des filaments entrecroisés formant un tissu lâche. Les appareils reproducteurs manquent totalement; parfois à l'extrémité d'un filament on remarque un renflement

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sphéroïdal qui doit être un rudiment de tête sporangifère.

Culture agitée dans Raulin simple (6o secousses à la minute; semis pratiqué à l’aide de conidies provenant d'une culture fixe sur Raulin simple gélatiné). — Troisième jour, début de germination, le thalle se présente sous l'aspect de filaments blancs non agglomérés. Cinquième Jour, Végétation plus luxuriante et trouble léger du liquide surnageant. Sixième jour, le contenu du matras a pris une couleur noir verdâtre très intense. /luitième jour, dissoclation complète du thalle en petits amas noirs qui ressemblent à des grains de charbon. L’allure générale de la culture ne présente aucune modification, même après un mois d'agitation.

Examen microscopique. — Au début, les filaments mycéliens sont incolores, cloisonnés, ramifiés et très contournés, la membrane est peu épaisse. Certains filaments jusque-là cylindriques sont le siège d’un cloisonnement intense, les articles deviennent très courts, s’arrondissent et forment de longs chapelets réguliers blancs. Bientôt le brunissement de la membrane et l’opacité du protoplasme rendent difficile l'examen du contenu de ces formes enkystées; à ce moment précis, le développement du mycélium est arrêté ou du moins ralenti, les chapelets de kystes se dissocient avec une extrème rapidité et des cellules isolées ou réunies par deux ou par quatre flottent au sein du liquide. Les éléments enkystés mesurent environ de 10 à 114 de long sur 5 à 5,5 w de large, leur couleur est noir olivâtre, ils sont partagés en deux par une cloison transversale et contiennent à leur intérieur des guttules nombreuses et très réfringentes. Ici s'arrête la phase de transformation. Il y a lieu, croyons-nous, de rapprocher ces formes de nos « formes dernières ou kystes » que nous avons trouvés si souvent en étudiant les Mucorinées. Nous insisterons aussi sur ce fait, que le Sterigmatocystis carbonaria soumis à l'agitation (60 à 120 secousses à la minute)

n'a jamais donné de pelotons mycéliens, il est en ce point tout à fait comparable à Mucor flavus.

Culture soustraite à l’action de la pesanteur. — Les résultats sont les mêmes que ceux obtenus précédemment.

Phase de régénération. — Il était intéressant, en partant de ces formes enkystées, d'essayer de reconstituer notre organisme primitif. Nous avons fait en gouttes pendantes des semis de quelques-uns de ces éléments unibicellulaires qui étaient restés agités pendant plus d’un mois. (PI. XVII, fig. 1.) Disons tout de suite que toutes les cellules ne se sont pas montrées aptes à germer. Voici quels ont été nos résultats. Premier jour, l'élément cellulaire ne donne aucun signe de vie, le lendemain se sont formés des bourgeons en nombre variable sur les côtés et aux deux pôles de la cellule (PI. XVII, fig. 2), en même temps qu’'éclate la membrane de celle-ci, et qu'un début de germination s'annonce. (PI. XVII, fig. 3.) Cet éclatement met à découvert une cellule à paroi mince renfermant un protoplasme brunâtre, dont le gonflement a produit la rupture du kyste. Cette cellule émet un tube qui bourgeonne à son extrémité, se ramifie et produit latéralement les formes dématioïdes les plus variées. Dans le même temps, la cellule-mère s’est couverte de bourgeons et la membrane épaissie a disparu. Le tube germinatif continue à s’allonger, se cloisonne, se ramifie de plus en plus sans donner d'appareils reproducteurs. Ce n’est qu'au bout d’un mois et trois jours (temp. 18 à 20°) que nous assistons au début de formation de têtes sporangifères qui bientôt se garnissent de conidies. Nous sommes ainsi revenus au Slerigmatocystis carbonaria.

Culture de kystes sur milieux solides. — Des semis de ces kystes ont été effectués sur pomme de terre et sur carotte, Voici quels ont été nos résultats sur ce dernier milieu.

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