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HISTORIQUE

L'influence du mouvement sur les plantes inférieures a déjà fait l'objet d’un certain nombre de recherches.

En 1878, Horvarx constatait que des bactéries placées dans un liquide violemment agité ne se développaient pas.

J. REINKE (1) étudia de nouveau cette question, en cultivant des microorganismes dans un milieu agité par les vibrations longitudinales d’une verge ; il obtint dans ces conditions un développement des microbes bien plus lent que dans le bouillon laissé au repos.

En 1884, Poux (2) assure que le mouvement tourbillonnant, déterminé par une puissante turbine, fait baisser dans des proportions considérables le nombre de bactéries de l’eau soumise à son action.

Mais ici le phénomène est probablement complexe, la rapide oxydation qui se produit, et l’action de la force centrifuge sur les molécules solides en suspension doivent entrer en jeu.

En 1885, BanG (3), et cinq ans plus tard Wyss (4) et Rorue affirment que l'agitation est défavorable à la croissance des bactéries; ils prétendent, en outre, que la force

(1) Renke (J.). Sep. abdr. aus Pfluger s Archiv. f. d. gesammte Physiologie,

(2) D' Pour. Chemische und bakleriologische Untersuchungen betreffend die Wasserforgung. Saint-Petersburg’s, 1884.

(3) Baxc (B.). Ueber die Eutertuberkulose der Milchkühe und über tuberkulüse Mich. Vortrage gehalten auf dem internationalen medizinichen Kongresz zu Kopenhagen. Deutsche Zeitschrift fur Thiermedezin in II Bd. 1885 S. 62-64.

(4) Wyss et Rorne. Ucber Milchlamm und darin sich findente pathogene Mikroorganismen. Tagebl. d. 62, Naturforscherversammt, 1890, p. 5or.

centrifuge affaiblit le Bacille typhique, le Spirille du Choléra et le Proteus vulgaris.

En 1891, ScneurLex confirme les résultats de ses prédécesseurs.

Scnmipr (1), en 1892, étudie des cultures de bactéries prélevées dans une eau et qui avaient été soumises à une agitation soit à la main, soit par un appareil à secousses ; dans le premier cas, il arrètale développement du Staphylococcus pyogenes citreus; dans le second, il observa une action moins forte sur deux microbes, dont la bactéridie charbonneuse.

La même année, H. RusseLz (2) fit des expériences sur la croissance en liquides agités des Monilia candida, Oidium albicans, Saccharomyces, Mycoderma. Ces microorganismes se développent relativement bien, mais en donnant, dit l’auteur, beaucoup de cellules et peu d’hyphes.

En 1895, paraît le mémoire de J. Rax(3) qui consacre un chapitre spécial à l'influence de l'agitation sur une culture de Sterigmatocystis alba.

Voici, résumées, les conclusions de Ray.

1° Un champignon est susceptible de se développer dans un milieu en mouvement ;

>° Le thalle prend la forme sphérique: les filaments sont d’abord dirigés suivant les rayons de la sphère, puis se ramifient ensuite en tous sens. Le système de soutien est très développé (stroma serré, nombreuses cloisons), il y a tendance à la structure cellulaire;

3° L’appareil reproducteur apparait tardivement. Il est mal formé, peu abondant, il présente un système de soutien très développé (membranes épaisses, cloisons); les spores peu nombreuses ont les dimensions du typeorigine ;

(1) Scumipr (H.-L.). Arc. f. Hygiene.

(2) RUSSELL (H.-L.). The effect of mechanical movement upon the growth of certain lower organisms, Bot. Gaz. XVIT, 15, 1802, p. 8-15.

. (3) Ray (J.). Variations des champignons inférieurs sous l'influence du milieu (Th. Fac. des Sc. Paris, 1897).

, 4° Une forme de conservation résistante apparait de bonne heure ;

5° La plante croit d’abord très vite, produisant une quantité de matière plus grande qu'une culture fixe. La croissance se ralentit bien plus tôt et devient très faible, la culture fixe prenant le dessus.

En 1898, ARLOING (1) a pu obtenir, à la suite de manipulations spéciales, et principalement de l'agitation fréquente, des cultures en bouillon glycériné où les bacilles tuberculeux ne se réunissent plus en voile à la surface, comme c’est le cas habituel, mais se répandent uniformément dans le liquide en formant une émulsion; ce sont les « cultures homogènes ». De telles cultures sont nettement agglutinées par le sérum d'individus tuberculeux ou par celui d'animaux qui ont recu des inoculations souscutanées de tuberculine ou d’émulsion de bacilles tuber-culeux.

Tels sont les travaux qui étaient connus de nous lorsque nous résolûmes d'entreprendre cette étude.

(1) ARLOING. Sur l'obtention des cultures homogènes du Bacille de la tuberculose (G. R. Ac. des Sc., 9 mai 1898). — Agolutination du Bacille de la tuberculose vraie (Ibid., 16 mai 1898 et Congrès de médecine de Montpellier, 1898). — ARLOING et CourMONT (P.). De l'obtention des cultures du Bacille de Koch les plus propices à l'étude des phénomènes d'agglutination par le sérum sanguin des

tuberculeux (GC. R. Ac. des Sc., 8 août 1898, p. 312).

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